11/03/2010

SAINT VATENLOIN

 

Blague à part je déconne

A partir des adieux;

Plus rien ne me résonne

En ma caisse que tu veux...

 

Quai sans brume et Morgan,

Je fixe l'horizon

De tes yeux de haran-

gueuse, ils seront légion

 

A passer l'arme à gouache

Aux présages anthracite,

A cracher du potache

En flanc-tireurs d'élite...

 

A passer larve à gauche,

Bander mouton...adroite

Fleur de pavé qui fauches

En faux cils, billes d'agate,

 

Va te faire mettre en ruche

Le miel sonnant d'enflés,

Position de l'autruche,

En aveugle entubés.

 

Si l'un d'eux ne succombe

A ta morgue en chemin

De la passion des nombres,

Il sera libre enfin

 

De tout larguer dans la

Bombance des électrons!

La fissure est en moi...

Gare à toute explosion!

 

 

edouard_divers22

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04/03/2010

ET DIEU CREA...

 

Un soir de bringue solitaire, Dieu, fumant un cigare de la taille d'un couloir spatial, se tira les cartes à défaut de pouvoir tirer autre chose. A vrai dire, il se les broutait ferme. Tricher au jeu n'était pas son genre, et de toutes façons, il ne pouvait mentir à lui-même, car dans sa science infinie, Le grand Tout devinait tout.
Tirant l'as de pique, il créa une barbe de champion olympique, et se la posticha pour se donner une contenance virile, superflue certes, mais intimidant le Diable, son image inversée dans le céleste miroir.
Pris de trichotylomanie, ce TOC barbare où l'on étire et s'arrache les poils avec une folle compulsion, puis les mange à l'occasion, il passa au tricot pour se changer les idées. Un bonnet de laine il se confectionna, aux motifs psycho-rococco-gothiques et... assez tirés par les cheveux ( on ne guérit pas comme ça, aussi dieu soit-on). Mais à quoi bon? Le froid n'existait pas!

Alors il prit son courage à deux paluches et créa les saisons:

- l'hiver où, transi, il fit redescendre ses deux orphelines en bourse ascensionnelle par l'exécution d'un Jerk originel,  secouant sa caboche d'où tombèrent de blanches pellicules cristallines.
- le printemps, où il fit pousser des feuilles couleur vert j'espaire de couilles, pour y consigner ses projets de bonheur "vrai" dans un monde à venir.
- l'été, où l'idée lui vint d'un oeuf au plat, et par là-même du soleil (Dieu ayant ce don édouardesque d'inventer des merveilles par association d'images et/ou de sons).
- l'automne où il en fit des tonnes: les galaxies, les systèmes, les météores, les trous noirs, le baîllement le sexe la chiasse et l'amnésie, les étoiles filantes, les bas résille, la terre et ses hommes, dont un, le primordial à son image, s'ennuyait ferme aussi.

Comme c'était l'automne, et que le sol, jonché de feuilles mortes, devenait un foutoir pas possible, Dieu créa la femme pour les ramasser. Car Adam, pris d'un vertige identitaire, n'avait pas le temps: il le passait à essayer des costumes de serpents..comme ça, pour se déguiser, et tester son petit entourage.

 

edouard_divers22

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SAINT VALENTIN

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Ils s'étreignent en (f)leurre à la Saint Valentin,

Se la jouent glamour, se houla-houppent;

Mais après le peep-show des coeurs à la loupe,

Ils s'éteignent encore, et c'est tintin...

Pour les "je t'aime un max", ils repasseront

Leur orgueil froissé par notre exemple:

Un havre hors-taxes et pas de transition,

L'hymne débranché qu'en rut ils samplent*

En un décor cliquetant de superflu:

Machines à bruitages et talk-over**...

Pour ne rien dire qui nous laisse sur le cul,

Comme au bébé le talc sa blancheur.

Car leur matière est grise et superficielle,

lls ne pourraient sans fard se mirer

L'un l'autre en astres bien au fond des prunelles,

Regarde-moi, tu es Milky Way**********

 

 

 edouard_divers22

 

*                  Sampler: en musique, échantillonner

**                Talk-over: technique de  phrasé  utilisée 

                     dans les vieux blues

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22/02/2010

CAMBRIOLAGE

 
 
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Il était à peine plus de midi quand un nuage de lait signé Georges Vashkiri fut dérobé au Musée Contemporain Des Nues. Ce nuage sans prix, en suspension au-dessus d'un café noir signé du même artiste, ne tenait qu'à un fil. Et c'est désormais ce cambriolage inédit qui donne du fil à retordre aux enquêteurs.

Car à qui profite le crime? Là réside la question première ! A un météorologue fantaisiste et décalé, à un amateur nébuleux d'art contemporain, à un pisse-vinasse repenti ayant perdu sa vache à lait?  Mystère !

L'inspecteur de police lui-même en perd le nord, et ne sait plus à quel saint ni à quel point cardinal se vouer. Lui pourtant si rusé, débusqueur de parachutes dorés sous les tables fiscales vermoulues, traqueur de dealers aux quatre vents semeurs, croqueur de braqueurs et de coeurs braques aux crimes passionnels  et pas si Noël que Pâques en croix...

L'inspecteur a d'abord interrogé le directeur du musée, Pierre Nimbus, qui, de par son patronyme, cadre bien dans ce décor sans cadres et autres carcans, les oeuvres d'art étant d'apparence libres comme l'air .

Pierre Nimbus est déchiré, il pleut des "pourquoi?" d'incompréhension totale: "En vingt-cinq ans de carrière, je n'ai pas connu le moindre vol, ni le moindre acte de vandalisme, affirme-t-il, pas même un viol dans les commodités. A peine deux ou trois gobages de mouches à merdouille contagieuse en été. Notre musée, où les visiteurs déambulent bouche bée devant les oeuvres insolites, n'a jamais failli à sa réputation d'imprenable forteresse...et patatra ! Cette histoire de nuage vient à point nommé pour assombrir mon azur professionnel !"

La concierge non plus, de prime abord,  n'en revient pas.  Elle qui rogne sur ses heures de sommeil pour veiller à la bonne marche de l'immobile tour de rêves.

Puis, à la 126ème question de l'inspecteur, elle prend son air ampoulé d'illuminée des basses-cours pontifécales  pour dénoncer, la mort dans l'âme et l'intestin noueux, sa chienne Scara, elle qui rognait sur ses os plutôt que sur les heures de sommeil pour monter la garde. Interrogée par le biais d'un interprète canilingue, la chienne ne daigne pas lâcher le morceau. Mais à l'analyse de sa truffe, elle s'avère l'auteure du forfait. Une chienne iconoclaste, une dissidente du régime contemporain de sa maîtresse priseuse d'un art qui fait tabac chez les snobinards, une rebelle sans doute, espérant recouvrer un semblant de liberté en avalant le nuage de lait, ou un semblant de pureté, de blancheur dans sa vie de labrador noir comme l'encre d'un nègre dépressif de Sullitzer !

 

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edouard_divers22

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09/02/2010

ESPOIR PHILOSOPHAL

 
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Il faut pouvoir se cueillir
Et se re-cueillir aux cieux
En fleur hippocampe au pire,
En pur chant Pégase au mieux.

Il faut sa grisaille écrire
Au capot d'auto-censure,
Pour dans la brume à venir
Chercher l'or à l'horizur.

A l'oraison des funestes
Pluies de routine et rustines,
Se pneumatiser un zeste
De ciel citron, d'azur green.

Filer à l'anglaise en terre
Inconnue des murs souvent,
Et se mûrir aux lumières,
Et se mourir au printemps...

Dans l'extase en fleur des nues,
S'ouvrir aux jardiniers purs,
Et ne souffrir à la mue
Que les magiciens d'azur !

edouard_divers22

 

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03/02/2010

PETITE MORT

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Il pleut des coeurs et ton cul pleure
Des fontaines aux voeux d'osmose,
Des fonts baptismaux, cris-douceurs
D'un baby love en apnée rose.

 

Adieu respiration factice

Des odeurs de sainteté,

Coke en pâte et lignes à sniffer

De conduite au droit supplice.

 

Il pieute un choeur d'accords majeurs

Où nous passons l'harmonie
A gauche, où l'on se lit se meurt
En braille, aveuglés de vie. 
 
Comme un décollement de routine
Au seul mode intempestif,
Un décalement de nos rétines
Au pressant du subjonctif:
 
Que l'on s'en aille au diable si
Fins péchés rutilent en bas,
Que l'on se taille loin des cieux pri-
sons gras pastel et fissa !

 

edouard_divers22

 

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25/01/2010

Péché de Godefroid Triste Bouille

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I

 

 

 

 

 

La nuit je bâtirai un  grand château de cartes,

 

Et t'y enfermerai de peur que tu ne partes;

 

Alors je retiendrai mon souffle d'éreinté

 

Par tout ce vain labeur empreint d'absurdité...

 

 

 

Lasse, tu viendras te suicider dans mes rêves

 

Pour accorder au noir supplice un blanc de trêve;

 

Il est hélas des impossibles jalousies

 

Qui font perdre la carte...sans trouver l'amnésie.

 

 

 

 

 

II

 

 

 

 

 

J'irai m'éclipser dans mes châteaux en Espagne

 

Si l'obsession de te perdre à nouveau me gagne;

 

Des fabuleux portails je baisserai les herses,

 

Sans redouter le froid bleu ni la folle  averse...

 

 

 

Averse d'archers rivaux, averse d'injures,

 

Aversion sans fondement pour coeur sans armure;

 

Puis las d'être cocu reclus dans mes chimères,

 

Je passerai de l'oubliette aux meurtrières...

 

 

 

Et ta froideur et tes manoeuvres de vipère

 

Verront de quel bois se chauffe un sagittaire;

 

Archer dans le désastre invincible en décembre,

 

Malheur à l'esprit pour qui tes reins se cambrent!

 

 

 

  

 

  

 

edouard_divers22

 

 

 

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19/01/2010

UN PAUVRE LOUP

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Juillet 1974

Un loup hors normes, un extradé de la meute grognante, errait dans le bois joli. Parfois, quand au loin se profilait quelque biche, ses poils se hérissaient et il piquait un fard, une timidité maladive lui nouant les entrailles. Alors il rasait les mûres et les groseilles, se cachait dans les taillis les plus touffus pour s’extirper de petits chapelets marrons sa frustration, puis reprenait sa route au parcours non fléché, sur la pointe des pattes afin de ne pas perturber le chant des oiseaux. 

Tenaillé par la faim, rongé par le sentiment de n’être qu’un fauve à part, il succomba de fatigue et se laissa choir dans une flaque de boue sur laquelle dansaient des moustiques.

C’est alors que s’en vint une créature boiteuse armée d’une canne vermoulue, défraîchie et mal rasée, faisant tressaillir de ses crachotements le pauvre loup qui , dans son sommeil, se rêvait petite chienne née le cul dans le beurre et dans la chihua-ouate.

Dans son langage canin, il balbutia un « Qui va là ? » ridicule.

La vieille rombière n’ayant connu que des chiens dans sa chienne de vie, et connaissant par conséquent  les rudiments du langage loup, qui est au latin ce que le chien est au français, lui répondit : « Je suis Mère-grand. Regarde mon p’tit loup, j’ai gardé la laisse de feu mon époux qui me cassait les burnes à moi sa femme qui ne cassais rien non plus. Alors je te l’enfile et on va faire une promenade ensemble, tu pourras renifler tout ce que tu veux, te délecter de toutes les senteurs naturelles, et, si tu es sage, nous irons voir le Chaperon Rouge, un être exquis ! ».  

Sans sourciller, le  loup se laissa guider jusqu’à la chaumière du Chaperon. Mère-grand frappa à la porte, et l’on entendit hurler : « Entrez nom de Dieu, et essuyez bien vos pattes ! ».

 Le loup, dans ses petits souliers, tout timoré, ne put s’empêcher de dévisager le Chaperon rouge de vinasse, aux dents de requin, au regard exorbité, injecté de sang. Il lui dit :

-Comme vous avez de grands yeux ! 

Le Chaperon : « C’est pour mieux vous envisager, mon loulou ! »

-Comme vous avez de grandes dents !

Le Chaperon : « C’est parce que je suis une chaude lapine, mon loulou ! »

-Comme vous avez une grande queue !

le Chaperon : «  c’est parce que je suis une drag-queen, mon loulou ! »

Le loup, sentant le coup fourré de langues inquisitrices, voulut s’enfuir, mais Mère-Grand lui asséna plusieurs coups de canne qui le mortifièrent un instant, puis lui procurèrent un certain plaisir irradiant le bas-ventre. A la fin, il en redemanda, sur un ton de supplicié de l’extase, quand, par la fenêtre entrouverte, une voix de bûcheron bien viril se fit entendre : « Alors les folles, on s’en donne à cul-joie avec ce pauvre p'tit loup ? Z’avez pas honte de le dévoyer ainsi ? Allez, viens avec moi, je vais t’initier à ma bûche. Après tout, dans cent-vingt jours, c’est Noël ! »

 

edouard_divers22

 

 

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12/01/2010

ROCK DU RENOUVEAU ?

 

 

Texte écrit après la vision d'un reportage sur le "rock chrétien", di aussi "pop louange", qui s'inscrit dans la mouvance du renouveau charismatique, et que personnellement je trouve grotesque, non parce que je suis agnostique, mais en raison des poses adoptées par les chanteurs, la transe qu'ils suscitent, et le contenu  mièvre et bien-pensant des morceaux .

 

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En les priant de communier en joie charismatique,

Et se laisser souffler par l'Esprit Saint l'esprit critique,

 

Il prêche aux fans convaincus des credos de quatre sous;

Chanteur engagé mon cul, c'est de son dieu qu'il se fout!

 

Avec ses pieux cantiques au rayon X il revendique

Surtout la gloire, un mieux-être dans son froc et son fric.

 

Bras en croix sur piédestal, il prend cent fois les airs fous

D'un grand messie à métal, ses airs ne valent pas un clou.

 

Sa muse est électrique, un sous-Zeppelin à la dérive,

Un bubble-rock sans fraîcheur menthe au Jardin des Olives.

 

Il arbore en médaillon Jésus sur pectoraux nus,

Qui s'en balance au fond de ses déhanchements peigne-cul!

 

Cheveux laqués d'argent lunaire, auréolé de spots,

Il se dandine et son derrière a pour l'essaim la cote...

 

Essaim de vulves qui se purgent à grands jets d'eau bénite,

Et de joyeux glands de Panurge extasiés par sa frite.

 

Ce barde F M inénarrable aux cris préhystériques,

Farde les clichés du Pape en verve micro-cosmique.

 

Il hurle à mort "paix sur terre aux hommes de bonne volonté",

C'est du pain béni les frères, pour moi railleur patenté.

 
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edouard_divers22
 
 

 

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07/01/2010

LOIN DES VIEUX DRAPS COMPLICES

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La soirée s'annonce amère au front qui se plisse...

Mise en plis noir de jais pleuré tes clins d'oeil;

Deuil de toi biche au pied leste au fond quel supplice...

Sous plis se décline à l'infini ton orgueil.

 

Mes rancoeurs à ton égard seront lettre morte...

Qu'importe l'heure où tu m'offris de planter

Des jardins de volupté qu'autres bises emportent...

Seul te reste le chiendent pour m'évoquer.

 

Tu m'as planté comme un saule éploré sans choix,

Pour un long fleuve altier tout nappé de  bromure...

Un soir y mis les "voilà fini" mais te noient

Les remords voilés d'une impossible luxure.

 

Ta vie n'est que luxe et confort aseptisants,

Loin des vieux draps qu'on plisse en tenue d'Eve...

Et s'il te faut remordre à contre-coeur dedans,

N'apporte pas le trognon pollueur de rêves 

 

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edouard_divers22

 

 

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31/12/2009

MIDNIGHT BLUES

 
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Mon aigreur se taille

La part du lion

Dans ma nègre faille,

Manège au fond

Du troupeau d’esclaves

De la passion;

Je tourne en rond, grave

Un gri-gri con.

 

Je macère en ma

Potion vaudoue

Des mots branle-bas

De compas fou

Quand tu déboussoles

Maints chercheurs d’Or

A l’écran frivole,

Tu perds le Nord

Et gigues hors d’haleine

Comme un santon

De pro vamp’ en pleine

Animation.

 

Je me sers un ou-

bli de secondes

En vers lunaires où

Je m’inféconde

La passion si vaine,

Prison de nous,

La pâte à madeleine

De proust, au cou

L’accord d’une écharpe

Au froid de tout,

L’écho d’une harpe

Autour du clou

Que j’enfonce au blues

Coup de minuit

Dans mes rolling shoes

A l’aphonie

Entre nudité

Belge au rasoir

Et ton sud ailé,

Et tes histoires.

 

edouard_divers22

 

 

 

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30/12/2009

RIEN NE CHANGE OU PRESQUE

 

 

ALPHA DU BETAIL 2005

 

 

 

 

 

PETIT RAFRAICHISSEMENT:

 

Année 2005 après J-C

Belle amnésie de l'éthique en vérité

Cirages de pompes au désespoir funèbre

Dictateurs aux disques rayés comme des zèbres

Electeurs qui remuent leurs cendres dans l'urne

Flamingants de box-office qui nous cassent les burnes

Guignols de l'infortune en vitrine

Habemus papam à la sweet Sixtine

Interdite aux gazelines en mini-

Jupe et suintant la mort, l'Opus Dei

Klukluxklan sauce vaticane

L'hymne à la joie que dalle, on la crève en Somalie

Mais la télé s'en pavane, même le Télé-Vie

Nanas de Zola, adieu l'Emile tous cocus

Ou presque, pour tel ou tel m'as-tu-vu

Pédophil Collins ou collin bagnard si ça tombe

Q papier de soie pour un Bushman chiant des bombes

Roseaux qui rompent et le chêne supplient

Sensuels aux sens défigurés par l'envie

Trésors naturels bientôt mirages

Ulysse a le réseau pour ses voyages

Virtuels et tire la chasse du

Wc de ses angoisses avec la came au cul

Xxl est la taille de ses joints pas de son coeur

Y aurait-il en ces fuites un aveu de frayeur

Zorro je suis pas, circulez, allez voir ailleurs

edouard_divers22

 

 

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24/12/2009

AGNEAU PASCAL A NOEL

 

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Agneau pascal,

J'aspire à te crécher vivant...comme à Noël,

En un éclair de génie, poussière d'étoile filante;

Filante comme aux bas résilles de provoc si frêles,

Si sensibles aux aspérités de ce monde en fiente.

 

Agneau pascal

Que les pharisiens flambant neufs immolent sur l'autel

Du polyarthritiquement correct,

Tu vas renaître tout nu dans la paille ou la dentelle,

Et dans la grâce épurée dont trop peu se délectent.

 

Agneau  pascal

Au berceau musical, tes vagissements

Seront le Jésus-cri primal en brouillon de tes chants rebelles,

Et pour les rois de l'image au subliminal et des vieux cocktails,

Tu seras le point de mire où brûle à grands flots l'encens.

 

Mais tu n'auras que faire en ton noble vignoble,

Agneau pascal,

Des simagrées des mantes à l'eau cul-bénite au cartel

De l'opium implicite et formaté d'Universal,

Visant ton recyclage en mouton-pâtre façon Bruel.

 

L'âne et le castré ne seront point tes gardes du corps,

Pas plus que Marie-Louche et l'aveugle tes parents modèles;

Franc-tireur, tu leur substitueras pour l'éternel

Printemps les muses éthérées de ton sublime effort.

 

Tes affres de création seront mille et un cadeaux de Noël

Pour tous les feux de joie, feux de païens, tous les artificiers

De la photogénie fantasque sans l'ombre d'un cliché,

Tous les athées sous acide aux yeux-vitraux qui jamais ne bêlent.

 

Et quand sonnera le carillon d'un traître Vendredi de Pâques,

Ton sang de grand cru-soé versé pour l'art sera champagne,

Et les bulles pontificales en auront plus que ma claque,

Et les moutons Rotschild indigents battront la campagne !

 

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edouard_divers22
 

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21/12/2009

VOYAGE IMMOBILE AU NICOLAS HUBLOT

 

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Grain de toi

Pour la bougie d'un soir

Pour la fleur à pochoirs

Qui pleura

 

Grain d'orgie

Pour un peu mes pétales

Ma tige à fond de cale

S'expotrient

 

Vers l'azur

Mon spleen à fleur de pot

Se splendide aussitôt

Ciné cure

 

Film ali-

mentaire un lotophage

M'auto-bouffe en mirage

Cuit je suis

 

Car mes pleurs

N'éteignent pas la nuit

Ni mes peurs d'un hori-

zon doreur

 

Paradoxes

Ambrûlants d'émotions

En sirènes et pardons

Drôle d'intox

 

Qui hais-tu

Pour m'aimer de la sorte

Quand ma chandelle est morte

En laitue

 

Quand ma fleur

Te hurle sa passion

Au hublot zébulon

D'un bunker

 

Où les mots-

valises en leurre voyagent

Par beau temps par orage

Par zéro

 

edouard_divers22

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MYSTERE

 
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Soyons l'un pour l'autre mystères,
Surs ou sucrés dans l'incertain;
Entre deux eaux, la tête en l'air,
L'amour sera notre festin.
 
Cuisons nos rêves au bain-marie,
A l'abri du peuple bêlant...
Belle anguille reste, je t'en prie,
Sous ta roche encore un instant.
 
Profilons nos ombres amphibies
Sur un banc d'algues en filigrane,
Et sans corriger les coquilles
De vers moulés d'ambre océane.
 
Masquons nos plongées dans les cryptes,
Nos courants d'art pur en cabbale;
Hiéroglyphons des nuits d'Egypte
En fruits de gloire pyramidale.
 
Glorifions nos échappées belles
Dans les criques où l'amour se croque
En à-peu-presqu'il ou presqu'elle...
Silhouettes esquisses équivoques.
 
edouard_divers22

 

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