18/10/2011

SLAM 20/60

Mai 68, il s'arrache en fleur au bitume, 

Et le pavé lourd comme une putain d'enclume 

Il balance aux éclopés de l'imaginaire, 

Aux clopin-clopants du quotidien ternaire,

Au métro-boulot-dodo des visqueux bien rayés,

Pas drôles de zèbres aux discours pas très yéyés,

Sans chevauchées de sexe libre et sans pyjama,

Sans étalonnades aux pieds de vers Fujiyama,

Sans échevelés rêves au profil accessible

A l'homme et ses pavés lourds, ses tristes cibles..

 

 

 Août 200., il s'arrache un cor aux pieds poétiques

Et son pavé, son oeuvre en tiroir, son encyclique

Gît dans le cul-de-sac étroit de sa vie-charrue,

Bohème au creux sillon, bobo comme un boeuf aux nues,

Il perd un peu pied la nuit mais l'ennui pécuniaire

Se compte en euros, noeuds coulants de neutre pendu

Aux poutres sociales, aux apparentes poudres d'oubli du

Moche étriqué dans ses costards de principes à la mords-

Moi-l'noeud, le mioche aux voeux 68 tard est mort

Et son monde s'en fout, ça ne l'empêche pas de tourner

Bien carré quelconque et de lui payer la tournée

Quand sonnera l'heure de la retraite des vaches

A lait loin des pétards plutôt mouillés que bombe hasch !

 

edouard_divers22

15:24 Écrit par EDOUARD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

13/10/2011

ROCKING MOUMOUTES

 

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Ah…c’est bien beau d’enquêter sur la disparition des cornes de rhinocéros qui finiront en poudre pour les cas légers d’impuissance, ou en greffe dans les slips des Chinois plus gravement atteints ! Mais qu’en est-il de la perruque de Dick Rivers, subtilisée par un fan sous l’emprise d’ecstasy au Festival du Vieux Camembert Electrique ? En un an, cela fait huit fois qu’on lui en dérobe une, et il semblerait que l’auteur des faits ne soit qu’une seule et même personne. Sans doute un fou désireux de s’inventer une république bananière avec tous les postiches volés, et sur laquelle il régnerait en implacable tyran, imposant à ses rocking moumoutes l’intégrale de Mireille Mathieu au moindre tif qui se rebiffe. Je vous vois d’ici…vous me croyez sans doute en proie à quelque psychose dont j’aurais atteint le pic délirant. Détrompez-vous : mes 2 psys, mes 3 astrologues, mon radiesthésiste et mes 2 marabouts m’assurent que tout baigne et tout roule pour moi, mais qu’il vaut mieux prévenir que guérir. D’où ma poursuite des consultations. Mais pas à travers les rues du canton, ni en filature indienne comme l’été de Joe Dassin. Non, trop ringard et trop slow tout ça, mon jeudemoteur ne carbure plus à cette essence . Alors au tournant, je vous pose une question sans détours : la lactose provient-elle oui ou non de la voie lactée ? Si oui, qu’adviendrait-il alors de notre lait quotidien si cette voie céleste venait à souffrir d’extinction ? La traite des vaches en serait-elle affectée, voire vaine, et serions-nous condamnés à la verveine au petit-déjeuner ? Les bébés, même aveugles, se verraient-ils houblonnés dès le biberon ? Le Prince Charles serait-il simplement moche et plus laid ? La chanson Lay Lady Lay de Bob Dylan s’intitulerait-elle autrement pour les francophones ? Si vous daignez m’apporter toutes les réponses à ces questions prégnantes, vous gagnerez 8 perruques de rocker avec bananes gominées en sus, sinon c’est tintin. Et sans la houppette !

edouard_divers22

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05/10/2011

AVEC ET SANS

 

Avec toi le sexe,
Un coucher de soleil
Et la lune en réflexe
Entre deux rayons veille
 
Avec toi la baise,
Un rocher qui prend feu,
Mille éclats dans la braise
De ton cul, de tes yeux 
 
Avec toi l'amour,
Un clocher sans le son,
Vibrations pour un sourd
Popol qui en dit long
 
Avec toi la mort,
C'est un lécher d'extase,
Qui se chante en nos corps,
Concert à métastases

Et sans toi l'amer
A sécher, l'oraison:
Des bouteilles à mots clairs,
Maux dedans à la con

 

edouard_divers22

 

12:25 Écrit par EDOUARD dans Amour | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

30/09/2011

TETE HAUTE

 

Je rêve, et quand même il ne pleut que du sang. Le sang des chiens qu’on oublie aux virtuels abattoirs, et pas par hasard. Chiens à forme humaine et inversement. Qui, à trop ramper sous les brimades insidieuses,  n’ont plus la bave de vivre, ont perdu patte blanche pour faire le beau.  

Je rêve d’un ailleurs de cathédrale aux vitraux d’espoir, aux porches illuminés comme le grand soir d’un Noël éternel.

Ici ou ailleurs, je continuerai de rêver, tant que mon esprit fera des bulles en slalom entre balles et postillons des maîtres-chiens de chasses aux abois pour des noix.

Je crèverai la gueule ouverte et la bulle éclatée, s’il le faut, mais jamais auparavant n’abdiquerai de mon petit nuage rose. Luxe de faux aveugle ébloui, qu’épousent les poésies des grimoires et du maquis, la poésie rouge-gorge et la poésie rouge rubis.

 

edouard_divers22

14:53 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

13/09/2011

BANDE DE CONS

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- Con cherche texte pour se situer

- Con cherche primé à la casse pour faire passer la pilule

- Con cherche vingt culs pour dire Amen

- Con cherche cierge pour vendre la mèche aux locataires

- Con cherche cerf pour faire un boeuf

- Con cherche vol pour noces au juste ciel 

- Con cherche Seledise pour faire à Bonentendeur salut 

- Con cherche Fucius pour paraître moins con 

- Con cherche sensuelle pour poli-triquer correct au lit 

- Con cherche saule pour atténuer ses pleurs 

- Con cherche Chita pour faire le linge et la vaisselle des mâles singes 

- "Con" cherche "quelque" pour faire "quelconque" 

- Con cherche pote pour se faire en duo Lady Marmelade 

- Con cherche te partiro pour compléter la chanson 

- Con cherche pagne pour jouer à Jane et Tarzan 

- Con cherche cul rance pour faire son beurre 

- Con cherche vocation pour se présenter 

- Con cherche Cubain pour se havaner sans bague 

- Con cherche verge pour opiner du chef à deux 

- Con cherche geai pour envol sabbatique

- Le dernier des cons cherche bas pour mourir la tête haute

 

 

edouard_divers22

14:32 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

17/08/2011

EN PELERINAGE

 

Il était un moinillon, sur le chemin de Compostel, avec pour seul bagage une espèce de missel.

 

Rien ne l’attendait, rien ne le guettait, sinon une solitude de rat mort.

 

A l’écart d’un troupeau de pèlerins fuyant sa tonsure comme une auréole de Lucifer, il se récitait des psaumes étranges et balbutiait quelques cantiques aux oiseaux.

 

De temps à autre, un des marcheurs pénitents se retournait tout en ricanant de son allure au croupion tortilleur. Car il dansait, l’énergumène ! Du moins, il sautillait, comme en danseuse hémorroïdaire.

 

Nul ne savait pourquoi, mais quand une rafale de gaz intempestifs menaçait de le propulser à hauteur de la grappe pèlerine, il se réfrénait, prenant la position du lotus dans quelque talus de fortune, au mépris des fourmis rouges et coléoptères à fouineuses antennes.

 

A vrai dire, ce moinillon dans sa tunique safran n’avait rien de très catholique. Et son sourire éternellement béat en agaçait plus d’un.

 

C’est alors qu’au détour d’un sentier bien raide, une vioque en repentance d’adultères à répétition ralentit le pas, puis, se saisissant d'un couteau suisse, lui dit : « Tiens, si on se faisait une boîte de cassoulet froid ? C’est pas encore Carême, ma foi, mais j’ai toujours été en décalage horaire dans ma vie de bohème ! »

 

Le moinillon ne pipa mot, flairant des coups de langue râpeuse en perspective et des « je te tiens tu me tiens par la barbichette » en guise de préliminaires.

 

« T’es sourd ou quoi ? » , renchérit la vieille mal rasée mais plutôt rasoir,« ça rend sourd, c’est vrai, mais vaut mieux ça que se taper des p’tits bouddhas !».

 

Alors le tonsuré lui lâcha, d’un ton plein d’assurance : « Om mani padme om , salut à toi, ô joyau dans le lotus ! Ton cassoulet, tu peux te le carrer où je pense, et me laisser méditer en paix sur le vide existentiel ! Si j’accomplis ce chemin crucifictif en votre chrétienne compagnie, mais en retrait bien réel, ce n’est pas pour zieuter ton cul de nonnuche à distance en me privant de ses vapeurs si chattes et son fumet d’entre-deux tout en vœux pieux de zobédience, histoire de ne pas céder à la tentation de mains baladeuses au panier fleuri de bestioles à bon dieu peut-être, mais c’est pour vous soustraire à mes flatulences de vache normande qui m’ont déjà valu six renvois de communautés bouddhistes auparavant. Je me suis fait par ailleurs interdire moi-même de l’Internationale des Temples pour ne plus replonger dans ce plaisir coupable d’engazer les lévitateurs en herbe et, à la longue, en gerbe. Alors on m’a conseillé Saint-Jacques et ses coquilles, où, en compote je finirai mon existence de mollusque mal réincarné.»

 

La vieille se tira trois poils, et en conclut dans sa barbe : « Je vais me farcir ce moine à la première occase avec mon couteau. De toutes façons, il ne se dit pas chrétien, le péché sera donc moindre. Et une marche aussi chiante et crevante en vaut bien la récompense. A l’arrivée, Dieu m’absoudra ! »

 

 

 edouard_divers22

 

 

 

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16/07/2011

CHANSON SANS REFRAIN



Les cheveux De Rebella,

Nocturne cascade à rêves

Où tremblants, mes jeux de doigts,

Trahissent un vide où je crève.

 

Les cheveux de Rebella,

Claque au vent d'hiver-j'expire,

Dont le charbon par gros froid

Me tisonne au temps d’écrire.

 

Les cheveux de Rebella,

Miroir ondule idéal,

Mouroir adulé parfois

Par le sage en bacchanale.

 

Les cheveux de Rebella,

Ça tombe en rideaux de pluie

Sur ma page où le blanc cas-

sé se casse en Lotusie.

 

Les cheveux de Rebella,

Mon encre aura la couleur

D'un éclat chinois sans loi,

L’anarchignon de mon cœur !

 

 

edouard_divers22

 

 

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15/07/2011

Moi et mes frères à la trompe mutilée

 

Mon frère Alexandre-Philippe, à la trompe mutilée, me dit un jour: «Vois ce monde, comme il est paisible et beau. Ecoute le gazouillis des oiseaux, enivre-toi de musique et goûte aux plaisirs simples de la vie; sème à tous vents tes petits grains de poésie, cueille l’amour et sa rosée printanière, ouvre grand tes papilles aux fragrances et saveurs de notre petit paradis. Mais de grâce, arrête cet insupportable tic: à force de te tirer sur la trompe, tu vas finir par marcher dessus ! Tu as certes une mémoire d’éléphant, mais pas le calibre. Tiens-toi donc plus tranquille avec ton mètre soixante-huit de silhouette androïde ! Reste à l'ombre en ce parc fleuri et surtout n’en sors jamais. Car ne l’oublie pas: tu fais partie d’un millier d’élus xénosilutiens dont la planète a implosé peu après votre exode. Nous t’avons adopté sur cette Terre et dans notre famille par bonté pure. Nous te considérons désormais comme un membre à part entière.»

 Mon frère Raoul renchérit: «Mais pour ceux qui vivent au-delà du grillage, t’es rien, tu vaux que dalle, tous des xénophobes qui peuvent pas blairer les spécimens de ton espèce à la mords-moi-l’neurasthénique ; alors fais pas chier et ne fiche pas la honte à toute ta famille, Elephantman, sinon on t’emmène à la foire et pas en tant que spectateur, ça nous mettra dans les épinards du beurre.»

 Depuis lors, je vis cloîtré entre la grisaille d'une aide-soignante acariâtre, un ciel barbant à la longue et des arbres en carré pour seuls horizons.  Avec ma mère adoptive et mes frères à la trompe mutilée qui me rendent visite une ou deux fois par an, histoire de se fendre la poire en me filmant pour un machin qu’on appelle Youtube.

edouard_divers22

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11/07/2011

DANS UN MAGASIN DU CAIRE

 

Dialogue entre deux statues en vitrine: Toutankhamon et Néfertiti

 

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T: Ecoute...moi, tous ces mecs qui font du lèche-vitrine, ça m'énerve ! Ma tête à couper qu'ils ne viennent que pour toi et ton profil dénudé. Ca les fait saliver tous ces vicelards !

N: Ce que tu peux être bête parfois, avec ta tronche aussi figée qu'une chanteuse coulée dans le botox ! Ta jalousie te jouera des tours. Si j'étais si appétissante, ça fait déjà longtemps qu'on m'aurait achetée.

T: Tu n'as rien pigé ! Toi, tu es la statue témoin. Ce sont tes doublures qu'on achète, et elles sont stockées dans l'arrière-boutique.

N: Quooiii, on a osé me cloner??

T: Tu te croyais unique, hein? Et bien non ! L'erreur est statuesque, comme aurait pu le dire César le compresseur pour ciné-stars. Tu n'es toi-même qu'une réplique aussi, mais je t'aime.

N: Et toi?

T: Moi idem: je sors d'un moule à statues; on est tous deux de fabrication industrielle.

N: Ca alors, tu m'en bouches une brèche !  Il faut en finir. J'ai envie de mourir enfin... mais ne peux point. je voudrais me briser en mille morceaux, au moins ceux-ci seraient-ils originaux !

T: Tu n'as qu'à prier pour qu'une grenade nous tombe dessus: on n'est pas loin de la guerre civile, paraît-il !

N: Ne parle pas de bonheur, je vais encore déchanter si rien n'arrive...

T: Et bien ferme-la en attendant, ça me fera des vacances !

 

edouard_divers22

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05/07/2011

L'OISEAU-LYRE ET LE PIERROT

 

 

Un pierrot lunaire au soleil se les gelait dans le plus simple appareil, quand, soudain, un oiseau-lyre à plumes hirsutes vint le décoiffer, battant de l'aile en catastrophe et gazouillant des apostrophes.

Le pierrot, rare oiseau qui plie aux vents mais ne rompt pas la conversation, s'enquit des couacs de l'oiseau-lyre et lui proposa de l'accorder, moyennant une plume trempée dans l'azur pour se bleuter le coeur.

L'oiseau des îles ôta de son panache un bébé plume et le tendit au pierrot, peu désireux toutefois de se faire un mini-bleu.

"Que ferais-je avec cette minable plumette, espèce d'oiseau clown triste !", dit le pierrot. "Le bleu que je veux doit en mettre plein la vue à l'oeil lunaire de la nuit cyclope et ses paillettes étoilées ! Prête-moi ta plume la plus auguste et je t'accorderai la lyre !"

C'est alors qu'il arracha la plume du contre-ut, réduisant l'oiseau-lyre à un oiseau tout court, car sans la plume en question, l'instrument se volatilise.

Complètement délyré, l'oiseau des îles fondit sur le sexe du pierrot pour lui picorer les graines orphelines; mais ce dernier, plus réflexif que réfléchi, eut la présence éclair de placer la plume comme en bouclier, croyant parer les coups castrateurs du bec en folie.

Ainsi fut inventé le parabec, dont aucune autre trace ne subsiste dans l'histoire du monde, ses oiseaux des îles et ses asiles.

edouard_divers22

 

 

 

 

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18/11/2010

FLEUR DE MUSE A L'AIGRI VAIN

 

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Son corps est canon 

Pointé vers une ombre, 

Pont-le-vice à con- 

Teur de fables en nombre. 

 

Les yeux en lance-pierres

Précieuses, elle a tout

Pour conférer fière

Allure aux bouche-trous.

 

Son souffle m’invite

Au coquin régal

De lèvres où m’habite

En fleur son aval.

 

Sa nudité d’Eve

Ensoleille la mine,

Plume à l’encre-sève

Aux herbes aussi fines.

 

Ses flammes aux bras nus

Ondoient sur l’eau vive

De mon temps perdu

En ses cuisses-ogives.

 

Ses appels de phare

A paupières mi-closes

Me laissent tout hagard,

A quai où j’implose.

 

Et l’antre-gouttière

Estompe à son tour

Mon feu sans prières,

Sans clichés d’Amour !

 

edouard_divers22

 

 

 

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09/11/2010

CONTACT

 

Un film à mou rire debout et se faire chier dur, telle était ta vie, pauvre fleur aux corolles éclatées depuis vingt tiges de déconvenues affectives et laxatives.

A l’abandon de sang neuf en quelque terrain vague aux relents de kermesse funèbre, tu flétrissais loin des cueilleurs sans scrupules et des vilains crapauds, sombres crapules.

Il t’arrivait de fondre en larmes, qui se confondaient à la rosée d’un matin mi-flingue mi-raison.

Pour ne pas te souvenuire et gâcher ton climat de brume foraine, un faux soleil d’hier t’écrivait, comme en quête de repentir : « oublie-moi bientôt s’il te pluie, chasse-manège tous mes cristaux clinquants de poésie » . Mais tu restais de marbre, pauvre fleur épousant le Pierrot tombal de tes rêves lunaires sur le carreau .

Par un hasard-lève-toi-et-marche-à-l’aventure, je croisai ton immobile errance et vis mon spleen poétique à cata-strophes se cristalliser dans tes pétales un peu délavés.

Pétales qu’il suffirait d’arroser d’amour et d’odes fraîches pour en retrouver les chatoyances de jadis.

Tu me répondis du trac au trac en quatrains d’abord timides puis, effleurant la perfection divine, me permis à mon tour de m’épancher en jeux-thèmes à mûrir debout. Osmose. Emulation. Transe en danse du verbe et transfiguration.

Depuis lors, tu as plaqué d’or fin la vase évasive en pieds de valse à mille printemps, vase avec un L de papillon, fleur volante et musicolore.

  

edouard_divers22

 

 

15:23 Écrit par EDOUARD | Lien permanent | Commentaires (22) |  Facebook |

14/10/2010

PSYCHE

 

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Neutre miroir tel est mon prochain ;

Je m’y poudre en fumée la mèche

Et je n’allume ô n’allume rien,

Son cuir un peu poulpeux m’empêche.

 

Cuir écervelé, couenne à cratères,

Il guette en moi reflets de lune

Et lumière éteinte, il me faut taire

Un soleil pleuré sans rancune.

 

Ainsi dans l’obscurité si nue

Pour qui chérit les apparences,

Un doute en émoi-même insinue

Son philtre à frileuses espérances :

 

Poisson love à la station d’avril

Où mon train-train file et découvre

Un millier de clones au passage, il

Faut que j’allume un coin de Louvres

 

A moi, les autoportraits blafards,

Je les fixe en croix dans l’espace

Etriqué de ma piaule et le noir

Se casse en blanc d’aveugle classe !

 

Je voudrais te fracasser ma gueule,

Miroir informel et sans teint,

Mais tu me suis, blême ombre linceul,

Vers le palais des glaces au loin.

 

edouard_divers22

 

16:42 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (26) |  Facebook |

29/09/2010

CHEZ LES FRERES MARISTES

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L’école avait l’épreuve au long cours,

Des bibles-fleuves à nous assommer

De classique emphase et règles pour

Nous asphyxier le souffle en apnée.

 

L’école avait du leurre à sonner,

Des cloches aussi pour l’ado sorcier

Qui, fleur idyllique entre les dents,

Se buissonnait, stylo-feutre ardent.

 

L’école avait ses tables de loi

Gravées par des Moïses en réverb’,

Et ses lugubres fables de croix

Plantées dans la mouise ourlée de gerbe.

 

L’école avait l’accent très pointu

Sur la délation qui rien ne sauve,

L’école avait d’autres attributs

Pour assujétir en quelqu’ alcôve.

 

L’école avait ses chatouilleurs,

Ses gras caresseurs d’épithètes,

L’école et ses chanoines en pleurs

D’extase au clou des blondes têtes.

 

 

edouard_divers22

12:20 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (20) |  Facebook |

23/09/2010

UNE GITANE

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Je dis bohème, 

Et c’est un léger parfum cannelle, 

Une pincée de jument sans selle, 

Guitare andalouse à débrider, 

La sensible corde à liberté… 

  

Je dis danse et aime, 

Et c’est la fleur sarabande 

Aux quatre vents qui l’essaiment, 

Un levain de contrebande 

Qui m’appâte à mi-carême…

 

Je dis ton nom Sarah,

Et c’est une eau vive en cascade,

Ivre crinière, aurore à boire

Ondoyant lueurs en prémices,

Un soleil nu qui danse aussi...

 

Je dis aurore,

Vous n’y voyez que dalle,

Et c’est pavé de rêves

A larguer mes amarres,

Un pavot nénuphar

Dans la mare aux clonards,

La pavane infante à mon crépuscule oubli .


edouard_divers22


 

 

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