03/10/2013

LUNAISON POETIQUE

 

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La lune a sa face
Cachée que le poète,
Du fond de sa crevasse,
Eclaire en comète...

Décroché du monde,
Cracheur de feu sacré,
Qui décroche la blonde
En sa nuit fleurbleutée...

Qui l'accroche au mur
Du songe avec un clou
De girofle, en pur
Nouveau-né dans les choux...

Il siffle des bulles,
Champagne musical,
Quand la mort hulule
Il est souffleur d'étoiles...

Tantôt jus d'espoir,
Il roucoule aux gosiers;
Tantôt trouble-foire
En pluie de pointillés...

Haut-vol sépulcral
Dans l'éther des chapelles,
Tantôt à cheval
Sur les zébrures d'un ciel...

Cabré pour défier
Par-delà son cristal
Tel clan tel guêpier,
Fiel et foudre sociale...

Il tisse en tarentelle,
Parfum de scandale,
Pour un butin de miel
Sa fleur en cavale.

edouard_divers22

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17:12 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général, Musique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

EROMYSTIQUE

 

J'aimerais de ma langue experte

 L'hagiographie réviser

De ton buste aux deux roses offertes

En boutons par les monts sacrés...

 

Puis me perdre dans le buisson

De Vénus en un sacrement

D'extrême et profuse onction,

Gâter sa perle en la goûtant...

  

Pénétrer mon sceptre en béton

Dans la voie de tous les mystères,

Bâton de pèlerin qui fond

En sanglots crème sous ses prières...

  

Enfin me retirer modeste

En une païenne génuflexion;

L'implorer par tous les démons

Pour forcer la serrure en reste!

 

 

 

edouard_divers22

 

 

 

16:48 Écrit par EDOUARD dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/09/2013

PETIT ORPHELIN DANS SA BULLE


 

Paul a froid dans sa bulle

Et s'y complaît pourtant,

Jamais ne s'éclate, c'est nul,

Même à l'humour piquant

De ses congénères

Qui le laissent de marbre,

De marbre et de congère,

Une ombre sans plus d'arbre

Et muet comme une tombale,

Comme une bulle en fa de gamme

Immobile, une bulle

Figée en sous-sol,

Sans fa mi do ré, sans farandole,

Sans même 2 L qu'on accole

Pour faire un LOL,

Et sans poudre apparente

Ni paille de jeunesse éclatante…

Paul a l'air si polaire

Qu'on l'appelle Nord,

Mais il l'a perdu

Depuis longtemps déjà…

Le nord perdu, quand il borda

Sa mère en or

A l'Arctique

De la mort,

A L'as de pique

Et glas du sort

Qui lui sonna

Un leurre soudain,

Qui lui colla

Vingt ans au moins…

Il en a dix !

Et d'hier il se souvient,

Comme si c'était demain.

 

edouard_divers22

 

 

 

17:58 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

06/09/2013

HAIKOUCHES DE FOLIE ZEN

 

Haïku du crépuscule

Astre roi qui sombre

Tel un mourant blême au teint,

Renaîtra hautain

 

Haïku du septième art et niais

Tisseuse à huit pattes

Qui m'épouvante à ses heures,

Se fait juste une toile 

 

Haïku de cloche

Chenus qui frissonnent,

Cancres à cloche-pied qui jouent,

Carillon Mozart 

 

Haïku de patte

Danse à beau mystère,

Chat qui valse avec le temps,

Chagrin vole au vent

 

Haïku de blues

Puzzle au soleil mou,

Pièces de bleu qui manquent un peu

Beaucoup, I feel blue

 

Haïku de blues II

Nuages en morceaux,

Blanc cassé de sucre gris,

Ciel de mon esprit

 

Haïku du jongleur

Flash impro de mouches

Au ciel qui se téléscoopent,

Mouches paparasites

 

Haïku de merde

Mouche qui se pose

Sur fumant porte-bonheur,

Mouche à machin-chose

 

Haïku zoophile

Chien sniffeur en rut,

Lolitas en mini-jupe,

Truffe belle et humide

 

Haïku de l'obsédé

Triangle de mousse

A épiler par tondeuse,

Mont de Vénus vert

 

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Cocu coq en pâte,

Poule de luxe à l'italienne,

Kiki trop se hâte

 

Haïku de trop

Nuit solaire en plein,

Croissant de lune au matin,

L'alcool ses mélanges 

 

 

edouard_divers22

 

 

17:04 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19/07/2013

CERTES

 

 

Certes il y a les cinq étoiles,

Lolistars lisses et bien canons:

Mais toi sans fard et même à poil,

Tu es la femme-constellation..

 

Certes il y a les bombasses,

Qui font dans les slips des dégâts;

Mais toi c'est bombance et palace

D'amour,  ma belle éroshima..

 

Certes il y a les sirènes

Pour qui se noient des loups de mer;

Mais toi du cœur tu es la reine

D'un drôle de loup blanc solitaire..

 

Certes il y a les Miss Terre

Et leur vain ramage Pepsodent;

Mais toi fine âme, tu es mystère

Et je me sens très bien dedans !

 

edouard_divers22

 

 

14:32 Écrit par EDOUARD dans Amour | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

12/06/2013

DEGRINGOLADE EN CRESCENDO

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Un halo de lune à se noyer dans Chopin,

Un allume-espoir en nocturne parenthèse;

Oubli des moisissures, oubli du moi si vain,

Piano blanc qui dénote à ma sombre cimaise...

 

 

Deux pointures à l’huile au star-system vegetal,

 

Deux cœurs fondus la nuit tombée des nues bleutées;

 

Souvenir d’une essence et naissance automnale

 

De la nostalgie d’eux confondants de beauté...

 

 

Trois coups de théâtre à donner la chair de poule

 

Au lever d’un rideau-velours, trois coups de gong,

 

Sur étroit plancher craquant de vérités soûles

 

Et scènes à venir au seuil de ma nuit trop longue...

 

 

Quatre mains désunies en d’égoïstes prières,

 

Quatre paumes un peu paumées qui ne se raccrochent

 

A rien sinon le téléphone arabe envers

 

Et contre tout sens, on se signe en lointains proches...

 

 

Cinq doigts pour un tracé refaire et ses non-dits

 

Laisser transpirer dans la fièvre à mots-déclics

 

Et les claques à l'impasse en trouble poésie,

 

Comme une eau saumâtre s’épure et me noie chic.

 

edouard_divers22

 

  

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SUR UN AIR DE STEVIE WONDER

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                    I

 

All Day Sucker, trip hors du temps,

Et ses fragrances ondulatoires;

Pour un éroticket gagnant

Quoi de plus fin, quoi de plus rare?

 

La fille que je croise au hasard

De mes errances mélomanes,

Epouse en sa splendeur à part

L'air de Stevie, céleste manne.

 

Ma voix grave imprimera-t-elle

En sa mémoire et ses entrailles

Des fulgurances ascensionnelles,

Calice in Wonderland en braille?

 

Aveuglé par ses atours nobles,

Tâterai-je un jour le terrain

Tout en promesses tel un vignoble

Au coteau d'or, entre ses reins?

 

 

                   II

 

Ah butiner son entrecuisse

Et goûter miel en son calice !

Sois ma femelle, be my Queen Bee,

Filons à l'anglaise au candy,

 

Au sucre d'orge et pommes d'api

D'un noble verger, paradis

Sans tabous de serpent vicieux,

Boutons le feu à l'entre-deux !

 

Au diable le dieu castrateur,

Et ses psaumes à chier des pendules !

Que l'orgie des sens à toute heure

Nous laisse éclore en renoncules,

 

En boutons d'or à tamiser

Dans le philtre d'amour sans voiles,

Bouquet de translucidité

Pour se cueillir dans les étoiles.

 

 

                    III

 

Pleins et déliés de langue agile,

Erogénialissime en plein

Dans la nuque en plein dans le mille

Vers le vide aérien, tremplin.

 

Des galaxies de mort petite

Se profilent en nos langueurs d'ondes,

Un aller simple pour le clit'

En quelques siècles de secondes.

 

J'hydroglisse en ta vulve un doigt,

Le majeur, et nos entrelacs

De frissons bientôt me foudroient,

Mon pal est raide et plein son sac.

 

Et tu te paumes au renflement

De mon falzar avec ta main

Presqu'hésitante en faux-semblant,

Coquin-maillard bien féminin.

 

 

                    IV

 

Par ta chatte entrebaîllée,

Univers de chambre noire,

J'entrevois des voeux lactés,

Des voluptés de bougeoir...

 

Voeux de cierges à consumer,

Cieux de verges à brûler vif

Par le bont bout du QG,

Quêteur Glandu, cône à kif.

 

Mon Saint-Graal ce sont tes râles,

Hétéro-clit' goupillé

Comme un grenat magistral,

Clé de foutre escarbouclée.

 

Je veux bien me scarifier

Le membre en tes moiteurs tro-

picales, et trop piqué

Dans ma croco libido,

 

Te croquer la mignonette

A lèvres de communion,

A fièvre d'allez bandons

Dans l'abandon de soies fluettes...

 

Etre un velouté reptile

Qui s'insinue en ton con-

fort intérieur, baise en vil

Croque-au-ciel blanc d'ablutions.

 

 

                    V

 

Les yeux bandés je bois la vie

Tout en constellation d'extases;

Des philtres d'amour-amnésie

Me font renaître en fier Pégase.

 

Alors j'oublie chevaux de traits

Du passé, sinistres écuries

Et leurs juments sans autre attrait

Qu'un gros cul passant mes envies.

 

Couleurs passées, je m'étiolais

Aux abords d'un gouffre en grisaille

Et la soul music irradiait

De quoi survivre vaille que vaille.

 

L..L.Lady  S..Sucker, p..pyrotechni-

colore..mmh..moule et bouffe-queue..,

V..han..pirise  mon s..ssubstanti-

f.fique cierge à mmm..moëlle..NOM DE DIEU!

75910467uu

 

                          

edouard_divers22

 

 

16:03 Écrit par EDOUARD dans Amour, Loisirs, Musique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

SEMAINE A CHIER DU DR FUCK

 

 

Lundi:

Je me lève et me bombe les côtelettes. J'astique mon lance-croquettes pour jolis minous, puis, devant la glace, me tire des langues de chat en guise de grimaces. D'un geste gluant, je saisis le peigne pour me brosser les dents choconicotinées. Je teste ma truffe, en me humant les aisselles et leur délicat fumet: tant pis si ça les agace, moi ça me plaît.

Mardi:

Je me lève en tenue d'Adam. Avec un zeste de porc, je mâchouille et ravale ma peur de la chtouille, tout en achevant la cuisson au bain-marie d'une truie bien rose et verginale, croisée la veille dans un bouge -4 étoiles. Je la poudre de fond de thym, de persil, et la saupoudre aux quatre épices and love.

Mercredi:

Je me lève avec la truffe chaude: les carottes semblent déjà cuites. Ca sent le vinaigre entre elle et mes filets de bave. Elle s'égoutte parler, je l'envisage en diablesse et lui envoie des gousses d'ail dans le fondement sans vaseline du parler franc.

Jeudi:

Je me lève et, comme d'habitude, je me bous les testicules aux poëles Tefal de son QI frisant le ridicule. "T'es phallo, un facré phallo, mais ve t'aime", me dit-t-elle, cheveu gras sur la langue. Avec un peu de cognac pour la niaque, je lui poivre le muselard, et la saoûle en vain. Sa lucidité au citron me rend d'autant plus acide.

Vendredi:

Je me soulève à grand-peine, et sors avec la gueule de bois, le dos voûté comme par une invisible croix. En quéquête d'une greluche de rechange qui sent le poisson: ça fait chrétien. Mais vu mon peu de succès, je me sens crétin, voire crétois..presqu'un enculé quoi!

Alors samedi, je me farcirai quelques champignons hallucinogènes à la grecque et me tournerai vers La Mecque en bêlant: "qui m'aime me précède comme un berger son mouton".

Sinon dimanche, je fais la manche; Et me taille en Angleterre, my tailor is rich. Il paraît que là-bas, dans les maisons de passe-passe où le pognon part en fumée comme par enchantement, on a droit à la carte de fidélité: La onzième fleur de Mac Adam est gratuite, mais à prendre, hélas, avec un Rosbif de passage, en sandwich.

Et dans mon blues en folie post-coïtale, je lancerai à la cantonnade:

 

Tu débites un flot de mensonges

Qui commence à me les gonfler;

ça me gonfle comme une éponge,

Et pas question de la passer.

 

Va te faire voir avec ton ex,

Travaille un peu tes attitudes,

Avant que ce maquereau ne vexe

Un coeur si pute aux airs si prudes.

 

J'irai chasser l'amour ailleurs,

Dans le métro les bals forains;

Sans pour autant faire un malheur,

J'aurai des tickets c'est certain.

 

J'y chasserai la cannibale

Du sexe aux semblants de catin;

Chat baveux pour mon os à moëlle,

Coups de griffes moins chiens que les tiens.

 

Coups de griffes en signe d'extase,

Et pas derrière mon dos meurtri

Par toi, mégère qui apprivoise

Avec le fiel mes ennemis.

 

Pourquoi ce fiel à mon égard?

Si je m'en viens sur ton trottoir,

Gare à ta fiole, gare à ton fard...

Je vois déjà le gyrophare !

 

Puis, ma folie allant crescendo comme un orgasme de truie psychédélique, je soli-loque-rai mes déboires:

 

Ah crever la gueule ouverte, en gobant des mouches à la crème intestinale, façon caméléon se payant l'ultime gueuleton! Me fondre et me décomposer dans le décor, avec les vers qui chatouillent! Asticots blancs répugnants qui m'astiquent en vain le limaçon. Voir fondre sur moi les vautours de feues mes amours, les veaux d'or idolâtrés de mon passé bling bling. Sous la lune comme un ventre plein de salope spatiale, prête à mettre bas ses trompe-l'oeil romantiques, mettre en branle-bas d'escrime en rimes les poètes branleurs, émettre sur mes abats une lueur d'horreur. Sentir mon âme lourdingue décoller dans un vrombissment sourd de bi-moteur en déglingue, en route et biroute vers l'enfer hermaphrodite, où l'homme et la femme se confondent en un gros trou du cul sanguinolent, sucer les hémorroïdes expiatoires des anges déchus, puis m'éclater la panse cosmique en une myriade d'étoiles de merde. Mais il me faut vivre, hélas, encore et encore, et torcher les fions de mes chefs harengs saurs, car j'ai de la marmaille à nourrir, à voir grandir et vomir sur moi, père indigne qui les élève en pieds de vigne aux échardes et croûtes indélébiles !

 

edouard_divers22

15:53 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/06/2013

AVANT...

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Je menais un train de vicelard,

Il a roulé quelques années...

Sur les quais flottaient les mouchoirs

D'éphémères mal aimées.

 

Camées d'un soir, en herbe stars,

Mineures parfois sans crier gare...

Tisons d'amour ou bien frigos,

Je les prenais sans distinguo.

 

Vidange! Et je pliais bagages

Pour ne jamais finir en cage

Ni déchaîné par un amour

Moins partagé de jour en jour.

 

Car j'en avais bavé, crapaud

Pour l'une et cochon pour telle autre...

Vrai, je n'étais pas Casano-

va ni l'avatar d'un apôtre.

 

Je fuyais torché cet enfer,

A cheval sur ma fantaisie:

Croisière en mer, croiser le fer,

Et mon désert serait l'oubli...

 

Croisière en mer avec sirènes

De ballets très éronautiques;

Croiser le fer en quarantaine

Avec le bon sens et l'éthique.

 

Viva la fiesta, sus aux cons!

J'ai failli perdre la raison...

La mer aux fabuleux poisons,

Me chantait: "Viens toucher le fond".

 

Mais l'amour vint tourner la page,

Alors la mer s'est retirée

De mes pensées, dans le sillage,

Mon train de vice a déraillé.

edouard_divers22

15:06 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

ANGE DECHU (?)

 

Je suis un ange

Aux ailes souillées,

Par une étrange

Envie d'errer...

 

Errer dans l'absence,

Le révolu,

Ce à quoi je pense

N'existe plus...

 

Je pense à ma pieuse

Et folle âme soeur,

Cherche ma Chartreuse

En d'autres liqueurs...

 

Mais leurs chants mielleux

Ont, pour ma fiole,

Un air de trop peu,

Voluptés frivoles...

 

Chansons d'âmes

En veine d'extase;

On se pâme,

Et puis l'on s'écrase...

 

Je crois en toi,

Fusée d'hier;

Je croise les doigts,

Fume des chimères...

 

Une eau limpide

Ruissellera

Dans mon grand vide,

Ma soif de toi. 

 

edouard_divers22

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A RECULONS

 

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Roulée dans la farine et l'or-

dure à cuir,

Bien roulée pour que bande encore

Un martyr,

 

Je l'avais tirée de la fange

Aux big macs,

Enfer de saumâtres vidanges

Et de crack.

 

C'était du pain bénit fine tranche

Hors-fourneau,

Pain de songe, hymne à tous les anges,

Mon credo.

 

De marie-salope en pervenche

Bleue d'amour,

Je l'émiettai par un dimanche

A rebours.

 

"Et ces ex croustillants, vieux manches,

Vieux croutons?"

Questions poudre au feu d'avalanche:

Ejection.

 

La belle a régné sur ma planche

A plongeon;

Ci-gît l'homme à l'araignée blanche

Au plafond.

 

edouard_divers22

 

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31/05/2013

MARTIN

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Tout en Martin, enquêteur grisâtre, avait le bancal sensé (et sans c) du banal. Il s’exprimait souvent par clichés, style méthode Assimil. Mais il avait l’œil vif et le nez fin au sens figuré. A l’instar d’une volute bleutée se diluant dans un ciel peint sur le mur décati, Martin se fondait dans le décor en bonhomme de neige poudreuse. Car il se trouvait dans le milieu, où peu importe le flocon, pourvu qu’on ait la poudre à s’envoyer en l’air. Celle qu’on sniffe, celle des flingues aussi.

Notre enquêteur, accoudé au comptoir d’un bar interlope, observait les mafieux magouillant à qui mieux mieux.

Il avait pour mission de débusquer le dealer d’une fille retrouvée nue dans le quartier trois jours auparavant, dans un état de confusion tel, qu’elle se tenait debout pour dessiner son prénom dans la neige avec son urine. Elle hurlait : « Aucune voiture n’est passée, aucun piéton. Je suis dans les oubliettes d’un listing informatique ». Elle avait vraiment perdu la raison. La schnouffe qu’on lui avait fourguée n’avait de toute évidence pas la pureté des blancheurs éternelles.

Soudain, notre enquêteur s’intrigua de voir un des louches à lunettes noires écrire un poème sur la table à côté des chiottes.

« Un poème..Ici… » Martin se leva, faisant mine d’aller se soulager les entrailles, puis, au passage, releva de son œil vif le titre du texte en question. Son nez fin, lui, capta le parfum de rose émanant du papier. Le poème s’intitulait « A ma noble blancheur allemande », et plus bas, un quatrain affichait « Ne m’en veuille pas / Si la poudre de coca / Que je te fis sniffer / Notre amour a défait ».

Germaniste à ses heures et grand jongleur, notre enquêteur ne mit pas cinq minutes avant de résoudre l’énigme du jour : « noble blancheur » en allemand donne « Edelweiss ». Or la jeune fille devenue folle s’appelait Sophie Edelweiss..il tenait sans doute le coupable !

 

 

 

edouard_divers22

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23/03/2013

TRANCHES DE SENS

    

      J’entends les voix de passantes en collants rose chair et jupes vaporeuses. Vapeurs d’arrière-trains qui me déraillent, vapeurs de steamers féminins glissant sous le vent d’un ciel insouciant.

     J’entends les décibêlements de brebis étrangères, prêtes au dégorgement de leurs dogmes en douceur, mais qui, entre deux éclairs ou croissants,  re-bêlent encore avant qu’un tapis de mousse éponge les glaires.

     J’entends des « oui » de sainteté feinte, des « non» de folie qui s’absinthent, rubis sur l’ongle élimé.

     J’entends les commentaires salés de badauds embagués qui, comme les pigeons, vivent en couples avec des noms d’oiseaux, sans plus s’épancher dans les chocolarmes  après métro-boulot. Mais qui se penchent et tomberaient de leurs branches pour quelques balcons pigeonnants de circonstance au zoo.

     J’entends des gyrophares, et des girafes de foire se tordant le cou pour passer les cornes entre deux ternes grillages et zieuter mes vers bleu électrique, azimutés vers d’Edouard.

     J’entends mais ne vois rien, alors j’écris. 

edouard_divers22

17:31 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

26/01/2013

DEUX SOLITUDES

 

Ma vie se déroulait comme un parchemin

De traverse, aux mots cahoteux d'usure;

Ta vie se roulait dans le petit train-train

Du confort mol à feu follette allure.

 

Mes passions sifflaient des couleuvres criardes,

En assoiffé de foire aux fanfarons;

Tes passions n'allumaient rien sans prendre garde,

Et nos yeux se cerclaient de cieux charbon.

 

Mes amours se cueillaient dans les chants solaires

En inextinguibles serments de vignes;

Tes amours s'effeuillaient dans le gris binaire

Et les squares à grilles aux trop droites lignes.

 

Ma folie twistâtait le plancher des vaches

En s'écla-bousant seule au blues parfois;

Tes folies de flegme au foyer qui feu crache

Au ciel, pouvaient se compter sur les doigts.

 

Puis l'amitié s’en vint sonner l'angélus,

La  mise à l'index de nos solitudes,

Comme un doigt ne peut seul attraper les puces,

En prière asexuée d'interlude.

 

Puis du puits sans teint de nos sollicitudes

Appuyées par un commun désarroi,

S'éleva pur un fluo de soul quiétude

Où l'aveugle est guide et le muet, voix.

edouard_divers22

 

 

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09/12/2012

PETITE MORT II

 

Ici tout est tranquille:

Rien ne gronde en prière,

Rien ne frémit docile..

Doux silence qui prend l'air !

 

Bourlangueurs, on s'envole

Au ciel de l'avant-goût,

La mort, cette frivole

Faucheuse en noirs dessous..

 

Elle a de quoi saisir

Avec son nez en l'air,

La mante à l'eau de mire,

La vamp' qui fait la fière !

 

Elle a de quoi séduire,

Avec son néant l'her-

Mite, et le stalag fuir

De tout verticalvaire.

 

Elle a du capiteux

Vin de fesses à siffler,

Pour les ronfleurs en queue

Leuleu hors de l'apnée.

 

Elle enivre autour d'elle

Statues d'automne en mal

D'inspiration, qui scellent

De son baiser leur malle.

 

La mort se fait petite

Au décollage horaire

De l'extase, elle médite

De quoi tout foutre en l'air.

edouard_divers22

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