22/11/2016

LA BLAGUE DU JOUR

 

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Quand les beaufs ne m'écorchent pas,
D'autres s'esclaffent à m'entendre;
Mais tel cul béni trop étroit
En ferait toute une esclandre !

Coincée en ringard almanach
Entre deux dictons pour les sourds
Et la bio d'un saint, un vrai crac
Du martyre, mais saint trop lourd..

À prendre en bon exemple alors
Que la vie s'avère brève
De comptoir, aux damnés cons d'or-
Ge en bière, j'accorde une trêve.

Je suis salée à la va-vite
Comme un anchois d'amuse-gueule,
Du dernier choix pour une élite
Mais je déride à moi seule..

Les vieux croûtons sans leur mie
Retrouvent en moi vert d'antan,
Comme en un comic strip impie
D'émietteuses aux épis blancs.

Je sers à boire et à la drague,
À la parenthèse hors-temps;
Je ne suis que petite blague
Arrachée le jour suivant.

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23:08 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Amour, Général, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

TROIS DIALOGUES


1 ORGANES

Il était un foie, celui de Paul, tellement engorgé qu'il se faisait un excès de bile pour son état, et se taisait pour une fois. Alors, pour se distraire de ses angoisses, le foie épia un dialogue entre la tête et le cœur :

- Dis-moi cœur, tes effusions volcaniques pour telle ou telle ont failli m'égarer mille fois ! Et que deviendrait Paul, notre proprio, s'il me perdait , moi sa chère tête ? Crois-tu que, bien obligé de le suivre dans sa cage thoracique, tu trouverais alter ego à ton goût dans un asile ? De quoi faire un coeur-à-coeur en saine osmose pas trop pompante pour tes misérables ventricules ?

- Ô tête, cesse tes sempiternelles récriminations ! Toi, tu te la joues bien carré. Tiens..tu me fais penser à une carte, l'as de carreau. Tu te crois la meilleure, un championne de rectitude. Lisse , belle et rouge passion, alors que sous tes dehors photoshopés dans l'hypocrisie, se cache un thon, un fade charlathon! Toi qui connais si peu de la vie en somme, on te prend dans l'énervement...Paul ne dit-il pas souvent « J'en ai marre de me prendre la tête avec ces comptes à dormir debout » ?  Moi, on me donne sans compter. Sans calculs, et parfois sans rien attendre en retour !

- Foutaise ! Alors pourquoi Paul en voudrait-il autant à Jeanne, dont le cœur ne bat que pour Luc ? Pourquoi se soûlerait-il au point de malmener notre pauvre voisin le foie ?

Entendant cela, le foie fut estomaqué. Il tressaillit et son trop-plein de bile se déversa comme en un déluge apocalyptique d'hystérique déesse-fontaine dans la position du poirier. La tête dut se pencher par-dessus quelque cuvette, et le cœur cessa un instant de s'épancher. La tête tourna, le cœur fit des hauts et des bas. Et ce fut le branle-bas de combat chez les enzymes et leurs substrats pour redonner un semblant de dignité à Paul, le traiteur de ces dames cleaniquement correctes mais brouteuses, avec leurs génisses en herbe affalées cul dans le beurre.

 

2  NEVEU ET TONTON

- Dis-moi, tonton, il se couche où, le soleil ?

- A l'ouest, mon petit.

- Et quand il se couche, ça fait comme un œuf au plat ?

- Non, mais la nuit tombe, et à la nuit succède un matin neuf !

- Et le neuf, comment on fait pour le renverser et que ça donne un 6 ? C'est fort un 9 en réalité ? C'est dur à pousser ?

- Le 9 est un chiffre, c'est pas un objet concret, ça n'existe pas en 3 D, et tu ne vas pas en rencontrer un au coin de la rue, crois-moi !

- Comment ça ! Moi j'en ai vu plusieurs d'un coup..

- Explique un peu, je ne te comprends pas, petit.

- Eh bien..l'autre jour, j'ai dit à tati que je voulais manger deux « zeuf », et elle m'a dit que c'est « eu » qu'il faut dire. Alors, c'est vrai qu'un neuf tout seul, je n'en ai jamais vu, mais des nœuds ensemble, oui. Sur une corde ou dans tes cheveux, tonton. Et même chez les voisins qui bégayent !

- Les voisins ?

- Ben oui, tati dit tout l'temps qu'ils sont des neuneus !

- Arrête de dire des bêtises, cher neveu.

- Pourtant j'en ai que deux dans le slip, pas 9 !

- Et tu vas cesser de jouer ainsi avec les mots, ça commence à me casser les burnes !

- Tati aussi elle dit souvent que tu lui casses les burnes.

- Oui, et pourtant, elle n'en a pas !

- C'est que tu n'casses vraiment rien alors tonton !

 

3  ARBRE DES CHAMPS ET ARBRE DES VILLES

- Dis-moi, arbre des champs, tu as bonne mine. Et pourtant, tu dois en renifler des pesticides! Et puis, tous ces oiseaux qui te squattent en faisant un charivari pas possible dès les petites heures à la belle saison..moi, ça m'agacerait tant que j'en aurais le feuillage en pétard !

- T'inquiète, arbre des villes, je ne t'envie pas le moins du monde. Des chiens te pissent aux pieds, et des hommes au tronc dans leurs virées alcoolisées. Ta verte coiffe se teinte de gris avant l'heure en raison de la pollution. En automne, tu ne peux longtemps contempler tes feuilles mortes pour te recueillir, car elles sont vite balayées par des hommes en orange. Et puis en hiver, quand tu vois les lumières de la ville, les guirlandes aux sapins sous les porches ou par les fenêtres, bref, quand tu vois la ville tromper le froid par des chaudes couleurs, toi tu restes nu, misérable et terne. Et quand tes branches ploient, ça n'est pas pour cueillir un bonbon de Saint Nicolas ni pour venger les victimes de Père Fouettard à coups de branches..non, tu ploies sous des cristaux de neige qui font bien pâle figure à côté des riches illuminations de la ville. Moi, je vis en communauté d'arbres solidaires et non alignés à la queue leu leu comme en procession funèbrement statique. Notre nudité saisonnière donne au paysage austère un surplus de caractère, et quand revient le printemps, c'est comme une explosion de vert-j'espère sur la toile du bonheur, du bon air et de la frivole bergère.

 

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23:01 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Général, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22 MARS 2016

 

Hier encore j'étais jolie métropole,

Fière et rieuse à l'accent pittoresque,

Sapée tantôt chic et tantôt frivole,

Robe légère transparente ou presque.

 

Aujourd'hui la robe est salie froissée,

Mon allure a perdu de sa superbe,

Chevelure hirsute et teinte à la craie,

La craie rouge sang d'un tableau de gerbe.

 

Autour de moi tout n'est que désert,

Les oeillets de la liberté se fanent..

Aux yeux des esprits poussent des oeillères.

 

Sur les pavés d'un enfer je chancelle,

Mais quatre fers en l'air, je me relève

Car j'ai bien du ressort...je suis Bruxelles !

 

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22:43 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/01/2016

LE POETE ET SA MUSE DESTROY (juillet 2015)

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L'été se traîne en langueurs,
Moitié rêve et moitié crève,
Et tout poisseux des moiteurs...
Qui m'entravent, un moi s'achève..

S'achève aux fenêtres en bris
Donnant sur le toi de mousse
Oû le vert a viré gris
Au fil ténu de secousses .

La chaleur exacerbant
Ton dard de guêpe à l'affût
Du moindre couac en mes chants,
M'a rendu sourd comme un cul..

Un cul-de-sac au désert
Où rien ne roule en fanfare,
Un écharpé bras-de-mer
Où s'emplâtre et coule un phare..

Et mes vers luisants d'hier
Me décomposent au présent,
Mes petits vers salutaires
Pour les charognards à gants.

Je sue le poison qu'adorent
Les dégommeurs d'oisillons,
Qui te promettent, en cadors,
La fraîche à ébullition.

Tout s'éteint dans mes langueurs,
Tout se tient comme un suaire,
Mort sûre à canicule heure,
Qui plombe à sang mon nid vert.

 

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20:37 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/11/2015

RENAISSANCE

A mi-chemin de la vie,
Je m'accroche encore
Au fil du temps vert-de-gris
Qui me soûle à mort,
Et le vertige qui s'ensuit
Me projette un sort,

Un sors de là triste Eddy ,
Et plonge à l'aurore
D'un matin neuf qui s'enfuit
Vers l'horizon d'or,
D'originale eau-de-vie
Pour y pécher fort
Doux poisons jamais farcis
De clichés, trésors
D'un bel avril infini
Qui défie la mort
Et la vie de pacotille

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00:12 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/11/2015

INVITATION À L'AMANT RAMOLLI

 

Viens donc sous le tilleul

Glisser ta peine à Dame

Nature et plante un seul

Grain d'amour haut-de-gamme..

Frotte torse à l'écorce

De ce vert centenaire

Et pianote en bleu* morse

À son tronc ton calvaire..

Il épanchera ses

Branches en vert symbolique

Pour ombrager les plaies

D'un désespoir à pic..

Et peut-être bonhomme

Tu te redresseras,

Fier comme Artaban comme

Un bon pal un beau mât !

 

Mais garde-toi du chêne

Qui te  briserait la

Liberté si païenne;

Ce glandu rompt parfois

Ses promesses imposantes,

En te laissant chétif

Et toujours dans l'attente

D'un roseau plumitif,

D'une lettre d'amour

Qui déploie, ne rompt pas,

Feuillet coquin qui court

En vers suintants sous-bois

Où pousse un bon cyprès

Qui rapproche à l'aurore

Tristes amants des marais,

Et les démarre encore..

En coeur et en corps !

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* couleur du blues

04:36 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/08/2015

ESCAPADE NOCTURNE

 

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En ronds de fumée bleu-je-veux,
Ma vie se volute à minuit,
Flottant comme au vent les cheveux...
D'une jument-foutiste hippie.

Dans un élan paradoxal,
Tout en ombres et jeux de lumières,
C'est à cheval que je m'emballe
En rêve et galope vers hier..

Hier et ses lumineux rocks
Fouettés par des vagues éphémères,
Et la marée haute à Woodstock
Où je me noie la terre entière.

Un radeau médusant les sens
Envers et contre tout demain,
De naufragés qui flottent en transe,
Me déride en un tour de main.

Brouillant mes neurotransmissions,
Hendrix allume un nénu-phare
Pour m'aiguiller le crâne en son
Batraciel où fume un thé tard.

Un soleil alors au zénith
Me tend son rayon le plus chic,
Et je slalome à la va-vite
Entre parenthèses amnésiques.

Puis je me plante en parasol
Sur le plancher des taches au coeur ;
Couché sur le do(s) si la sol,
Je redescends vers l'aube en pleurs..

edouard_divers22

 

 

A 50 BORNES AU COMPTEUR

 

 

Livresque ivresse ou presque,

Je me noircis de frasques

Le blanc des nuits, est-ce que

Je déraille sous le casque

De mots tard couchés sur

Mon écran total blues

En cuir à neuf, dur

Hell's Angel j'épouse

Une vie de rêve à sang

Et à feu je me roule

Des mécaniques avant

De me la couler cool

En chevauchant de purs

Sangtiments sans la bride

Au cou sans les ratures

Et les clous de mon vide

Extérieur je m'invente

En mots tôt nés, nus phares,

Je déroule à cinquante

Un parcours d'avatar

Loin du jour qui me plante...

La nuit me redémarre

Et j'écrase, âme flottante,

L'asphalte au clavier noir.

 

edouard_divers22

 

 

 

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11/06/2015

CROIX

 

 

Croiser les bras,

 

Brasser de l'air,

 

Croiser les mots,

 

Croiser le fer,

 

Des regards vifs

 

Ou bien d'enfer,

 

Se croiser vite fait,

 

En mode croisière ..

 

Tout dans la vie

 

Est affaire

 

De croix, de crois-y

 

A la croisée de chimères,

 

De croisades en désert

 

Contre mort d' un hier

 

Aux frissons d'été,

 

Aux relents d'éther,

 

Et pour surnager

 

Mât fier dans l'amer !

 

edouard_divers22

 

 

 

19:02 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

25/05/2015

SIX LANCES !

 

 

Face aux mots laids

Sans nuances,

Le silence

Vaut six sagaies

Au bout trempé

Dans le bon sens !

 

 

edouard_divers22

 

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18/05/2015

CHACUN SON CINOCHE

 

On prend son pied dans les flaques
En claquettes, à cloche-pattes hop là !
On éclabousse en choeur un cloaque..
On fait son cinéma !

On perd pied, on plonge on plaque
Un asphalté quotidien plat;
On s'éclate en bouse ou cadillac..
On fait son cinéma !

On couche en pieds des vers cracks
Ou des rimailles qui tombent à plat;
On s'égrène en blues ou valse à couacs..
On fait son cinéma !

On fuit guêpiers, sombres arnaques,
Et le bourdon de raplapla;
Ou on se terre en mode ma-claque..
On fait son nid chez soi !

 

edouard_divers22

 

22:52 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Général, Loisirs, Musique | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

13/04/2015

RENAISSANCE

 

Ça ne tient pas debout,
Mais ça me vacille bien,
Ces songes enflammés d'où
Jaillit l'éclair en plein
Noir hivernal à coups
De vers bien frappés bien
Remplis d'un avant-goût
De printemps, tout empreint
De bonjours, bourgeons fous
Comme au premier matin,
Au premier rendez-vous
Avec un soleil plein
D'espoir en rayons sous
Le brouillard en chemin
Vers le pré vert où tout
Est rosée, flore et vin,
Poésie à dix sous
Qui dissout l'être éteint,
Qui découpe un bambou
A coups de mots bambins

 

edouard_divers22

 

 

 

 

 

 

 

 

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19/03/2015

A LA GARDIENNE - RESURRECTION

 

 

Ici pas le pa-
radis, j'ai radié
De la vie le plat
Le plus juteux, mais..

Il me pleut du rêve
Depuis le judas
D'un cachot qui crève
Mon coeur scélérat.

Vos coups d'oeil espacent
Mes instantanés
De trombes un peu crasses
En fausse liberté..

Je ne me vois plus
Bras vengeur et lourd
Des années perdues
Pour un nœud d'amour.

Mon esprit s'évase
A votre parfum,
Qui le blues écrase
Aux cieux d'un jardin..

Céleste aquarelle
D'eau bleue comme un son
De fleurs qui m'appellent,
Tiges en suspension..

Je m'accroche au vert
Que me tend votre âme
A pétales, et j'erre
Loin du macadam..

Enivré je plane
Au mépris du gris,
Et plante en cabane
Mon gr
ain de folie.

 

edouard_divers22

 

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APRES CHARLIE

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18:18 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Général, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/11/2014

A TOI BEL ANGE

 

Quand mon soleil émoticon

Te tague un smiley qui rougit, 

Quand il textote en doux rayons

Sur ta vie mate une embellie,

 

Tu t'allonges en lisant des rêves

À venir sur le sable fin

De mes p(l)ages aux marées sans trêve,

Marées d'amour, noyé chagrin.

 

Et en un éclair qui lézarde

Ton mur du songe où pleure un ange,

Tu graves à l'or sans une écharde

Un tatouage en bel échange.

 

En brise-larmes un coquillage

Bat des L à ma gourde oreille,

Love Love à l'ancre folle, en nage

Pour gagner ton havre vermeil. 

 

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16:20 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Amour, Général, Musique | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |