12/06/2013

SUR UN AIR DE STEVIE WONDER

alldaysuckera

 

                

                    I

 

All Day Sucker, trip hors du temps,

Et ses fragrances ondulatoires;

Pour un éroticket gagnant

Quoi de plus fin, quoi de plus rare?

 

La fille que je croise au hasard

De mes errances mélomanes,

Epouse en sa splendeur à part

L'air de Stevie, céleste manne.

 

Ma voix grave imprimera-t-elle

En sa mémoire et ses entrailles

Des fulgurances ascensionnelles,

Calice in Wonderland en braille?

 

Aveuglé par ses atours nobles,

Tâterai-je un jour le terrain

Tout en promesses tel un vignoble

Au coteau d'or, entre ses reins?

 

 

                   II

 

Ah butiner son entrecuisse

Et goûter miel en son calice !

Sois ma femelle, be my Queen Bee,

Filons à l'anglaise au candy,

 

Au sucre d'orge et pommes d'api

D'un noble verger, paradis

Sans tabous de serpent vicieux,

Boutons le feu à l'entre-deux !

 

Au diable le dieu castrateur,

Et ses psaumes à chier des pendules !

Que l'orgie des sens à toute heure

Nous laisse éclore en renoncules,

 

En boutons d'or à tamiser

Dans le philtre d'amour sans voiles,

Bouquet de translucidité

Pour se cueillir dans les étoiles.

 

 

                    III

 

Pleins et déliés de langue agile,

Erogénialissime en plein

Dans la nuque en plein dans le mille

Vers le vide aérien, tremplin.

 

Des galaxies de mort petite

Se profilent en nos langueurs d'ondes,

Un aller simple pour le clit'

En quelques siècles de secondes.

 

J'hydroglisse en ta vulve un doigt,

Le majeur, et nos entrelacs

De frissons bientôt me foudroient,

Mon pal est raide et plein son sac.

 

Et tu te paumes au renflement

De mon falzar avec ta main

Presqu'hésitante en faux-semblant,

Coquin-maillard bien féminin.

 

 

                    IV

 

Par ta chatte entrebaîllée,

Univers de chambre noire,

J'entrevois des voeux lactés,

Des voluptés de bougeoir...

 

Voeux de cierges à consumer,

Cieux de verges à brûler vif

Par le bont bout du QG,

Quêteur Glandu, cône à kif.

 

Mon Saint-Graal ce sont tes râles,

Hétéro-clit' goupillé

Comme un grenat magistral,

Clé de foutre escarbouclée.

 

Je veux bien me scarifier

Le membre en tes moiteurs tro-

picales, et trop piqué

Dans ma croco libido,

 

Te croquer la mignonette

A lèvres de communion,

A fièvre d'allez bandons

Dans l'abandon de soies fluettes...

 

Etre un velouté reptile

Qui s'insinue en ton con-

fort intérieur, baise en vil

Croque-au-ciel blanc d'ablutions.

 

 

                    V

 

Les yeux bandés je bois la vie

Tout en constellation d'extases;

Des philtres d'amour-amnésie

Me font renaître en fier Pégase.

 

Alors j'oublie chevaux de traits

Du passé, sinistres écuries

Et leurs juments sans autre attrait

Qu'un gros cul passant mes envies.

 

Couleurs passées, je m'étiolais

Aux abords d'un gouffre en grisaille

Et la soul music irradiait

De quoi survivre vaille que vaille.

 

L..L.Lady  S..Sucker, p..pyrotechni-

colore..mmh..moule et bouffe-queue..,

V..han..pirise  mon s..ssubstanti-

f.fique cierge à mmm..moëlle..NOM DE DIEU!

75910467uu

 

                          

edouard_divers22

 

 

16:03 Écrit par EDOUARD dans Amour, Loisirs, Musique | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

26/09/2012

AU POETE LUNAIRE

 
Hommage à l'homme
Qui prend sa part
D’astre en vers comme
Un oiseau rare,
Quand ses jours ont
La bise en poupe
D'un hiver dont
On fait la soupe
Au quotidien
Du pain bénit
Par tous les cin-
Glés bien nantis
Du laid pou-voir
Qui promet tant,
Pour ne rien voir,
Tant de serments
De vigne aveugle,
Triste piquette,
A ceux qui beuglent
En troupeau bête
Et l'herbe au sol
S'en vont brouter,
L'air baba colle,
Sans décoller..
 
Hommage à l'âme
Qui prend son pied
Sans toute la came
Des doctrines et
Qui se libère,
La nuit tombée,
Dans le stellaire
Flou contrôlé
 
edouard_divers22

 

 

17:32 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

20/09/2010

LIBRE CREATION

 

 

 

 

Il y a des poèmes à vivre qu'on n'explique pas,
Comme des cristaux satinés, des vers à soie,
Tremblants sous les faisceaux drus de la raison,
Il y a des trésors en ces poèmes-cocons.
 
Il y a des trésors impalpables et sublimes
Aux cannabyssales impulsions de l'âme,
En vers fumés qui de prime abord ne riment
A rien de vif aux lucidités de lame.
 
Il y a des vides armures, brise-âmes en carrés,
N'estimant bien que les coquilles nettes et claires,
Et quand dans une ode à contre-lune inversée,
Ils ne voient que dalle alors je me décratère.
 
Il y a des pavés zébrés d'azur à gagner
Dans le flou verbal de libres mosaïques,
Et des rêves au soleil empapillonnés
De toute union volatile et sans logique. 

 

edouard_divers22

 

 

12:57 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général, Loisirs, Musique | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

11/09/2009

MEDITHATION

 

 

Ma neige à moi c'est toi, blanc reflet qui médith,

Avec tes cristaux montés comme un Alexandre

Du matin calme en pieds plus hauts que le zénith,

Pieds de doux zen, à rien comprendre, à se suspendre...

Aux étoiles de fond du grand marionnettiste

Qui nous joue sa rangaine ainsi font font font...

Mais les trois petits tours de ma neige aux puristes

Ne sied, car ce ne sont que tours de chansons...

Tours de force ou d'art mineur allez savoir,

Et qu'importe le flocon pourvu qu'on ait la poudre riche;

Boules de neige ou de geisha c'est tout comme à mon regard

De chérubin thermâle qui piaffe à l'argot des pouliches...

A la gouaille enfiévrée de Milord l'Arsouille,

Emporté par la boule dans les gorges profondes...

Et je ne regrette rien sinon la beauté des gargouilles

Que j'eusse aimé croquer comme un Vinci la Joconde.

edouard_divers22

medithation.jpg

12:43 Écrit par EDOUARD dans Général, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook |