11/09/2009

MEDITHATION

 

 

Ma neige à moi c'est toi, blanc reflet qui médith,

Avec tes cristaux montés comme un Alexandre

Du matin calme en pieds plus hauts que le zénith,

Pieds de doux zen, à rien comprendre, à se suspendre...

Aux étoiles de fond du grand marionnettiste

Qui nous joue sa rangaine ainsi font font font...

Mais les trois petits tours de ma neige aux puristes

Ne sied, car ce ne sont que tours de chansons...

Tours de force ou d'art mineur allez savoir,

Et qu'importe le flocon pourvu qu'on ait la poudre riche;

Boules de neige ou de geisha c'est tout comme à mon regard

De chérubin thermâle qui piaffe à l'argot des pouliches...

A la gouaille enfiévrée de Milord l'Arsouille,

Emporté par la boule dans les gorges profondes...

Et je ne regrette rien sinon la beauté des gargouilles

Que j'eusse aimé croquer comme un Vinci la Joconde.

edouard_divers22

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09/09/2009

SOUS LA PLUIE

 edetjeff

 

 

On s'envoie de bibines,

Et c'est gai le déluge...

On déploie les bobines,

Poésie vermifuge.

 

On n'est pas des clochards

Qui mettent en bière leur loupiote;

On n'est pas pleurnichards,

On s'éclate en croque-notes.

 

De harpe il pleut des cordes;

L'euphonie de nos voix

Déliées qui roulent en Ford

Y répond sans faux  la

 

Si do notre unisson

Dans cet envers doré

M'initie au tout bon

Et t'initie au gué

 

Au gué de nos rivières

Aux diamants du plongeon,

Sans cafard à paupières

Et sans toucher le fond.

 

Du beau refrain ploufoque

On ouvre alors l'écrin,

Sans bouée ni toc toc,

Au havre des clampins.

 

edouard_divers22

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07/09/2009

IKAL

 

 

La muse Ikal avait la chair tendre et le regard de braise à tisonner d’urgence.

Sa singularité la confinait dans un microcosme d’inflexions poétiques, de songes avortés dans la seconde et de lucioles s’égarant dans les cimetières à feux follets géants.

Les bien-pensants la jugeaient désaxée, les bien pansus bien ancrés dans l’humour porc l’évitaient quand son esprit délié lévitait.

Les rapaces la toisaient du haut de leurs centimètres bien carrés de connerie transcendantale où le rationnel se coiffait de chapeaux buses à bondieuseries.  

Mais la muse, loin de ces remugles de mépris, se sentait portée par des siroccos légers sur un tapis diaphane épousant son absence de formalités, son évanescence en genèse perpétuelle.

Elle avançait sans objectif, cueillait le muguet des nuages et les fleurs empourprées d’aurores hésitantes, à la rosée fine en promesses coquines.

Sans raison d’être ou de renaître apparente, elle envoyait l’air de rien  mille ultrasons de béatitude à mon cœur englué dans un capharnaüm de pensées visqueuses, mon cœur hébété par les marées de souvenirs pétrolés, cœur de mouette innocente avec ses lubies de noir juste pour voir, cœur gros comme un pitbull en peluche éventrée.

Or donc il m’arriva d’être touché de plein flou par ces ondes exhalées quelque part entre le  nulle part de la déraison capiteuse, et le d’autre part  de la raison contrainte et sans odeur, un non-lieu de flottement où se musicorollait la muse Ikal avec des voyelles en lac majeur, des consonnes en parasol mineur, des virgules en croches et des points pour la suspension des silences étoilés.

Ma main, comme par un automatisme de spirite, s’agitait pour maculer les blancheurs qui font peur à l’artiste et paralysent d’angoisse…Les mots pleuvaient sur le papier, les voyelles d’Ikal mousinaient et cliquetaient mon sixième sens  quand les consonnes tombaient à verse en sonnant le gong de l’inspiration retrouvée.  J’étais heureux, je me sentais revivre, et des lumières en ligne de mire clignotaient dans mes culs-de-sac d’autrefois -venelles marines  aux ressacs déculottés- comme un fil dénudé d’Ariane à toucher sans mettre des gants pour abattre les murs et s’ouvrir à l’inconnu.

Mais voilà…Un soir de tracasserie administrative à donner la migraine, je pris la décision de plaquer ma vie de gratte-papier pour ne taquiner que la dive poésie, ses grains de folie et ses bouteilles à la mer casse-pieds pour le commun des mortels. Sans job officiel, entre deux ponts de bras longs que je déclinais au grand dam de mes soupirantes,  je voguai sur un poème fleuve et sans intérêt social en illustre inconnu tire-au-flanc. Et devinez qui je finis par infiniment toucher? La muse Ikal…Blessure mortelle au flanc gauche…Chute vertigineuse! Elle s’écrasa comme un flan pour mieux illustrer la chute de cette histoire où, sans portée, sans dose d'inspiration désormais, sans clé de phare,sans mystères et sans répit, je me languis de son absence et me signe pour sa résurrection.

 

edouard_divers22

 

 

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05/09/2009

A LA CREATION

 

 

Jonglons les mots les sons slammons slalomons,

Construisons-nous des temples de Salomon

Dont les soubassements seront nos inconsciences,

Et les piliers fruits de vies en contre-danse...

 

Fruits mûrs des maçons francs qui contrebalancent

Les non-dits, les civilités du silence;

Que soient lettredorisées sur les frontons

Nos entorses en torsades à la tradition !

 

Que les araignées dans les plafonds se ré-activent

Pour métisser des toiles en forme d'ogives,

Des splendeurs à nouer les gorges du Tarn,

Que les envôutés soient percés de lucarnes...

 

Et de flèches à Cupidon de part en part !

Que la fleur au noir et l'immaculée déception

S'envisagent opalines à l'autel des beaux-arts,

Que le pire et le meilleur coupolent en chansons !

 

Que les entrées soient garnies de poivre et ciel,

De statues de sel qui regagnent la mer

Et ses poissons d'argent dans la baie d'arc-en-miel,

Qui fait fondre l'écaille en larmes d'éther !

 

Décorés d'ombres chinoises et flou d'opium,

De fioritures en volutes iconoclastes,

Nos temples seront un hymne à tous les hommes

Incendiant le marbre au-delà des castes !

edouard_divers22

 

 

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04/09/2009

A L'ECRAN DE NOCTURNES IRISEES

 

 

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Ta pluminescence a des éclats
De rires et de cristal parfois;
Pour mes dents de scie, mes cinémas
De shitcoms en éclats d'abois.
 
Ta munifiscience infuse en thé-
rapie de caresses à mots roses,
A bien la do ré mi faculté
De m'extraire au sol d'ankylose.
 
Ta virtuaisance, un bras d'honneur
Aux bénêts 3D monocordes,
Pénètre à pas de louve éclaireur
Ma bulle opaque à toute horde.
 
Ton opulescence au sein de mes
Déambulations noctuelles*,
Papillon par le froid défloré,
Me vamp-irise en gemme au ciel.
 
Ma rêvanescence au matin nu,
Dans les draps mouillés de tes ors,
Tes orgies de mots, coups de jus,
Me fouette alors, me revigore.

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* sorte de papillon de nuit
edouard_divers22

 

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C'ETAIT HIER, EN 200?

 

 

 

Pour toi  je veux:

 

Décrocher la lune avec un parapluie,

La remplacer par mon grain de folie...

 

Briller dans l'espace et le temps suspendu,

Transformer l'amer en joie sans reflux...

 

M'ouvrir en huître et t'offrir les mots qui

Seront les perles d'un collier sans prix...

 

Me couper en quatre avec ces mots croisés

Dans le ciel comme au soir cinq-étoilé

 

Où j'ai perdu l'innocence en secret,

Fier et crétin comme un coq ardennais

 

En mon château-for intérieur, bouillon

De jérusalaimables zobsessions,

 

Conquêtes en art muré de silence,

En nectar plus ultra-violessence.

 

 

Avec toi je veux:

 

Des noëls de cachemire et d'encens sous les toits blancs,

Des slows frissonnants préludes à d'autres mouvements...

 

Des silences à goûter, pour cligner nos mystères,

Des claquettes en prose à la Fred belle à s'taire...

 

Des réveils en fanfare au petit matin

Dans la rosée de ton sous-bois coquin...

 

Des voyages aux confins du possible

Avec la vérité nue pour bible...

 

La vérité zen en choeur de choc,

Pas des petits "je t'aime" en toc.

 

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edouard_divers22
 

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02/09/2009

METAMORPHOSES

 

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Jadis violonscellée, ex-fleur qui cello-fane,

C'est au pré que la fée se méli-mélomane.

 

Un regard méthylène pour mon coeur en trombone,

Et loin d'être vilaine, c'est tout près qu'elle étonne.

 

Car sa langue est de chatterton, j'en suis scotché,

Comme un sphinx à chenilles au Loch Ness égaré...

 

Comme un ondulescent printemps de chrysalide,

J'ouvre en fleur un cocon pour coroller sous vide...

 

Perdre à pic la boussole, et de métamorphine

En mégamorphose, deux papillons s'illuminent

 

En jolis bas de gamme ô combien prometteurs,

Bas grésillant de flammes alanguies qu'on effleure

 

D'un doigté musical alors insoupçonné...

L'unisson nous régale en possibles moitiés.

edouard_divers22

 

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31/08/2009

CHOCOLAT

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Quand on me parle de chow-chow, je ne pense pas chien ni resto chinois, mais plutôt « chaud chaud chaud  cacao, cho-cho-cho-chocolat ».

Quel chantre des trépidations polysensuelles, quel parolier couillu d’or, taquineur de rimes à fins alimentaires ou autres, n’a  pas  claironné les vertus de cette pâte solidifiée par un amour culinaire empreint de pure philantropie, à faire pâlir feu l'abbé Pierre de jalousie ? Vertus stimulantes ou apaisantes, euphorisantes, cautérisantes, fertilisantes, laxatives non je plaisante !

« Le bonheur, ça se déguste par plaques », la seule gâterie qui me va, et qui rime avec moi, car je m’appelle Nicolas.

Inversion de première syllabe : changez le « cho » en « ni », le show du jongleur tous azimuts en nid douillet, et à votre tour vous fondrez sous mes onctuosités verbales et tactiles, en envoyant valser vos textiles .

 Alors je vous croquerai dans le disque doux de mon PC, initiales Petit Cœur, tel un esquisseur de voluptés oniriques, et c’est vous alors qui deviendrez chocolat aux deux perles d’amandes sucrées, loin des amendes fiscales salées de la pompeuse réalité.

Car dans notre saveur liquéfiée par l’osmose caniculaire, j’aurai tous les droits, de toutes les infractions : infractions de secondes fulgurantes, infractions de septième ou onzième siècle d’orgasmes suspendus au baldaquin de mes certitudes amoureuses épurées . A ne pas confondre avec le bal de Thomas d’Aquin et ses incertitudes en purée de poix, lequel ne croyait que ce qu’il voyait sous les stroboscopes mélodieux des trouvères et choeurs croisés de playtexte, nimbant leurs vers de fragrances orientales.

Descendant des trouvères de rage amoureuse moi-même, rejeton de la cité de Godefroid, je me dois de faire honneur à mes illustres ancêtres, ainsi qu’à mon patronyme, et l’affaire n’est pas gagnée. Pensez donc : Nicolas de Cues, cardinal théologien,Nicolas le tsar cocu, Nicolas Sark aussi (bientôt dans Voici), Nicolas Peyrac, idole de mes 10 ans… Et mon père en ce temps-là  n’avait rien d’un saint Nicolas, distribuant à tout va ses Hot Chocolates à la Brazilia Carnaval. Non, Il était parfois du genre père fouettard, et c’est peut-être aussi pour ça qu’on me prénomme Edouard.

 

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edouard_divers22

 

 

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29/08/2009

LUXE DE FORD ET FROID DE FJORD

 

     

      Bien malappris consensuels,

      Sans un zeste d'esprit rebelle...

 

      Sangsues engluées dès l'école,

      Qu'en putes on coca-coracole...

 

      Fils de pubs qui cliquent en pots d'colle,

      Tchattant l'amour perroqu'and roll,

 

      Qui, cernés par le virtuel,

      S'exitent autosatisfaits tels

 

      Des ermites hors du sel palpable

      Et la lettre à huit points du Scrabble...

 

      Filles fort matées qui se taillent basses

      Pour de "mâles"  boxers poids-limace,

 

      Toutous faisant le beau tant bien

      Que mal pour du Royal Câlin...

 

      Morbacs +4 au gré des cu-

      mulus, ventouses et m'as-tu-vu...

 

      Héritiers de la technocrasse,

      Fils à papa qui tracent aux as,

 

      Pleins d'avenir en leur besace

      Avec des proies griffées Versace...

 

      Sous les pavés la plage est déserte,

      On se les roule en fjord et pure perte.

 
 
edouard_divers22
 
 
aaazzzzzzzzzz

 

13:05 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

28/08/2009

SOIF

 
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      IL pleut des cordes sensibles,

      Et j'en suis mouillé tout partout...

      Mélodies qui me passent au crible,

      En mitraillant mes garde-fou.

 

      Inaudibles pour toi qui,

      Le coeur ébène à trop fumer

      Du pipeau, t'assèches à l'abri

      De l'infusion de vérité.

 

      Peux-tu siffler sans préjugés

      Mon coulis démasterisé

      Par monts et pleines gorgées,

      Sans qu'on s'étanche à jamais?

 

      Pourrons-nous renaître au plus fin

      De la portée sans clé de-ci,

      Sans clé de-là pour clavecins

      Nourriciers de franche hérésie?

 

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edouard_divers22

 

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27/08/2009

TRAHISON

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La trahison comme art majeur,

Nul n'a besoin de t'initier...

Moi j'ai trahi, souffle-douleurs,

Ma dignité pour ta pitié.

Avec des mots, fléché au coeur,

Je t'implore à demi prostré,

Les yeux clos pour voir en couleur

Ce qu'il me reste du passé.

Des mots jaillis d'un vieux mouchoir

Mouillé, tour de magie minable...

Et ces morpions de ma mémoire

Qui font peur au marchand de sable.

Des mots polissons, mots tabous...

En ton milieu d'autres se baignent;

Le coeur trop plein, la goutte au bout,

Seul dans le fond du trou j'obsaigne.

Des mots d'amour que je susurre

Au mur du songe et pour les sourds,

Démodés mais de fière allure

Comme olifant de chasse à court

De souffle je te contemple

Avec à l'oeil un judas vide,

En larmes à la porte d'un temple

Où billets doux jamais ne guident...

Ce temple est mon faible intérieur

Pour ta majesté diabolique;

J'y prie, j'y espère et j'y pleure

En sacrifiant tout sens critique

Sur un autel trente-six étoiles

De coups portant le poids des ans;

Mais je ne puis rendre le mal...

Encens versé d'une âme en sang.

edouard_divers22

 

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24/08/2009

AUTO-INVITATION

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      Le bonheur se faufile
      Entre quelques nappes
      Froissées d'un gris textile,
      De la soif c'est le clap !
      Je m'invite en dément
      Symbole, en éculé
      Roseau plié devant
      Mes blizzards vents d'été...
      Seul convive et sapé
      Comme un moral en vrille,
      Clapotant mon ciné-
      m'as-tu-vu, je postille
      Des aigreurs aux méduses
      En flashback sur mes plages
      Que je feuillète et j'use
      Un galet, ça soulage,
      D'écraser les maboules,
      Et les bouts laids d'espoir,
      Colombins qui roucoulent
      En blanc lessive, branqu'art...
      Les plats sont découverts
      Sur un compte à régler,
      Sur un plateau d'enfer
      Aux amuse-gueules hantés,
      Aux serpentins vert pomme
      D'un passé sinueux,
      L'estomaqué noueux
      Se dénoyaute en somme...
      En sommet d'implosives
      Et belles aphrodisies,
      L'alcool-bonheur arrive
      A point nommé, j'oublie
      La sève artificielle
      De paradis merdeux,
      Tombée d'un arbre-en-ciel
      Par un matin plus vieux
      Que la mort bleue sans chêne
      Où je vais m'évader
      Sans tonnerre et sans haine,
      Ciel ouvert démarbré.

edouard_divers22

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17/08/2009

ESCAPADE EN SOLO

 
 
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      Diablotin de praline
      Ballotté dans l'alcool,
      Entre la crème à spleen

      Et le chocolat drôle,
 
      Je poudre mon oedème, 
      Et mon passé sniffé,
      Me crack-boum ULM 
      Aux vents d'oubli léger.
 
      Je me requinque à vif,
      Décollagène et romps
      Mes tissus conjonctifs
      De coordination .
 
      Sexcapade à l'aveugle
      En micro-parenthèse,
      Loin d'un hier qui beugle
      Et m'écorne en page treize,
 
      Je me porte-bonheur,
      Enfer à cheval fou,
      Dans mes limbes en cette heure
      De purgation taboue.
 
      Puis je plane au mépris

      Des orages à venir,
      Sans rien planifier ni

      Jalouser l'oiseau-lyre.

      Je plane en livre ouvert,

      Tout s'effeuille un instant,
      Dans le fond du trouvère
      ça poiresse en verlan.
 
      Inversion des mots-clés
      Dans les serrures à trous
      De vers à recycler
      Pour un sang neuf en tout
 
      Et pour tout je dégomme
      Bien des chiffres maudits,
      Sur mon trente-et-un d'homme
      En smoke de poésie
 
      Immaculée session
      D'oubli sans baldaquin,
      Dans le flou d'horizon-
      tales en nuits blanc satin,
 
      Je me perds à quoi bon
      Garder les pieds sur terre,
      Quand ses roses bonbons
      De chimie déchimèrent...

 

edouard_divers22

 

 

 

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14/08/2009

A TOI, NON PAS TOI, OUI TOI C'EST CA

 

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Cogneur de vers à soie

Droits, métronomiques,

A soi-disant de toi,

A soie synthétique...

 

Collant remisé,

Bas de gamme et faux cils,

D'un idiome brouté

En méthode Assimil...

 

Prêcheur d'idées reçues

En troupeau docile,

Bourge aux pamphlets qui puent

La conscience tranquille...

 

Guettant d'un air caniche

Lauriers de Césure

Et statues d'Hémistiche

Aux concours d'enflures...

 

Enfileur de lombrics

Libres comme l'air

Aux ventres de tes pairs

Aérophagiques...

 

Ré-actionnaire fossile

Qu'on cote en bulle,

Zéro pointé d'un style

Merdeux que j'encule...

 

Pétroleur de mouettes,

Vieille planche à vapeurs,

Carotteur d'esthète

Voilé gras pilleur...

 

Ta création ne vient

Pas d'un divin souffle,

Mais d'un pet de lapin

Qui tringle en pantouffles !

 

edouard_divers22

 

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13/08/2009

A LA MUSE D'UNE EPOQUE

 

1999

 

Ras-le-cul de ta liberté conditionnelle,
Il t'a fallu fuir un bel âtre conjugal;
Non dévoyée par des impératifs charnels,
Comme on le dit, mais pour à toi-même être égale.
 
Car ta certitude est ce que d'autres redoutent,
Qui chevrotent et font tout un plat, tout un fromage...
Et si les banqueroutes moisies des couples leur goûtent,
Reste étanche, ô roucoulante, à ces commérages.
 
Merveille en ce bas-monde inclassable ou presque,
Dont la plus étoilée des célestes fresques
Ne pourrait sans trahison rendre l'image
En 3D, Déesse en Diable et c'est Dommage
 
Pour l'art,  Ô toi l'aspirine indispensable
A ma raison qu'aussi d'autres enflures accablent;
Diane à Sagittaire au cul rare et flèches d'enfer...
Tu m'as touché-coulé en bronze, en bonze qui erre.

 

edouard_divers22

 

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