02/06/2013

ANGE DECHU (?)

 

Je suis un ange

Aux ailes souillées,

Par une étrange

Envie d'errer...

 

Errer dans l'absence,

Le révolu,

Ce à quoi je pense

N'existe plus...

 

Je pense à ma pieuse

Et folle âme soeur,

Cherche ma Chartreuse

En d'autres liqueurs...

 

Mais leurs chants mielleux

Ont, pour ma fiole,

Un air de trop peu,

Voluptés frivoles...

 

Chansons d'âmes

En veine d'extase;

On se pâme,

Et puis l'on s'écrase...

 

Je crois en toi,

Fusée d'hier;

Je croise les doigts,

Fume des chimères...

 

Une eau limpide

Ruissellera

Dans mon grand vide,

Ma soif de toi. 

 

edouard_divers22

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A RECULONS

 

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Roulée dans la farine et l'or-

dure à cuir,

Bien roulée pour que bande encore

Un martyr,

 

Je l'avais tirée de la fange

Aux big macs,

Enfer de saumâtres vidanges

Et de crack.

 

C'était du pain bénit fine tranche

Hors-fourneau,

Pain de songe, hymne à tous les anges,

Mon credo.

 

De marie-salope en pervenche

Bleue d'amour,

Je l'émiettai par un dimanche

A rebours.

 

"Et ces ex croustillants, vieux manches,

Vieux croutons?"

Questions poudre au feu d'avalanche:

Ejection.

 

La belle a régné sur ma planche

A plongeon;

Ci-gît l'homme à l'araignée blanche

Au plafond.

 

edouard_divers22

 

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31/05/2013

MARTIN

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Tout en Martin, enquêteur grisâtre, avait le bancal sensé (et sans c) du banal. Il s’exprimait souvent par clichés, style méthode Assimil. Mais il avait l’œil vif et le nez fin au sens figuré. A l’instar d’une volute bleutée se diluant dans un ciel peint sur le mur décati, Martin se fondait dans le décor en bonhomme de neige poudreuse. Car il se trouvait dans le milieu, où peu importe le flocon, pourvu qu’on ait la poudre à s’envoyer en l’air. Celle qu’on sniffe, celle des flingues aussi.

Notre enquêteur, accoudé au comptoir d’un bar interlope, observait les mafieux magouillant à qui mieux mieux.

Il avait pour mission de débusquer le dealer d’une fille retrouvée nue dans le quartier trois jours auparavant, dans un état de confusion tel, qu’elle se tenait debout pour dessiner son prénom dans la neige avec son urine. Elle hurlait : « Aucune voiture n’est passée, aucun piéton. Je suis dans les oubliettes d’un listing informatique ». Elle avait vraiment perdu la raison. La schnouffe qu’on lui avait fourguée n’avait de toute évidence pas la pureté des blancheurs éternelles.

Soudain, notre enquêteur s’intrigua de voir un des louches à lunettes noires écrire un poème sur la table à côté des chiottes.

« Un poème..Ici… » Martin se leva, faisant mine d’aller se soulager les entrailles, puis, au passage, releva de son œil vif le titre du texte en question. Son nez fin, lui, capta le parfum de rose émanant du papier. Le poème s’intitulait « A ma noble blancheur allemande », et plus bas, un quatrain affichait « Ne m’en veuille pas / Si la poudre de coca / Que je te fis sniffer / Notre amour a défait ».

Germaniste à ses heures et grand jongleur, notre enquêteur ne mit pas cinq minutes avant de résoudre l’énigme du jour : « noble blancheur » en allemand donne « Edelweiss ». Or la jeune fille devenue folle s’appelait Sophie Edelweiss..il tenait sans doute le coupable !

 

 

 

edouard_divers22

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23/03/2013

TRANCHES DE SENS

    

      J’entends les voix de passantes en collants rose chair et jupes vaporeuses. Vapeurs d’arrière-trains qui me déraillent, vapeurs de steamers féminins glissant sous le vent d’un ciel insouciant.

     J’entends les décibêlements de brebis étrangères, prêtes au dégorgement de leurs dogmes en douceur, mais qui, entre deux éclairs ou croissants,  re-bêlent encore avant qu’un tapis de mousse éponge les glaires.

     J’entends des « oui » de sainteté feinte, des « non» de folie qui s’absinthent, rubis sur l’ongle élimé.

     J’entends les commentaires salés de badauds embagués qui, comme les pigeons, vivent en couples avec des noms d’oiseaux, sans plus s’épancher dans les chocolarmes  après métro-boulot. Mais qui se penchent et tomberaient de leurs branches pour quelques balcons pigeonnants de circonstance au zoo.

     J’entends des gyrophares, et des girafes de foire se tordant le cou pour passer les cornes entre deux ternes grillages et zieuter mes vers bleu électrique, azimutés vers d’Edouard.

     J’entends mais ne vois rien, alors j’écris. 

edouard_divers22

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26/01/2013

DEUX SOLITUDES

 

Ma vie se déroulait comme un parchemin

De traverse, aux mots cahoteux d'usure;

Ta vie se roulait dans le petit train-train

Du confort mol à feu follette allure.

 

Mes passions sifflaient des couleuvres criardes,

En assoiffé de foire aux fanfarons;

Tes passions n'allumaient rien sans prendre garde,

Et nos yeux se cerclaient de cieux charbon.

 

Mes amours se cueillaient dans les chants solaires

En inextinguibles serments de vignes;

Tes amours s'effeuillaient dans le gris binaire

Et les squares à grilles aux trop droites lignes.

 

Ma folie twistâtait le plancher des vaches

En s'écla-bousant seule au blues parfois;

Tes folies de flegme au foyer qui feu crache

Au ciel, pouvaient se compter sur les doigts.

 

Puis l'amitié s’en vint sonner l'angélus,

La  mise à l'index de nos solitudes,

Comme un doigt ne peut seul attraper les puces,

En prière asexuée d'interlude.

 

Puis du puits sans teint de nos sollicitudes

Appuyées par un commun désarroi,

S'éleva pur un fluo de soul quiétude

Où l'aveugle est guide et le muet, voix.

edouard_divers22

 

 

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09/12/2012

PETITE MORT II

 

Ici tout est tranquille:

Rien ne gronde en prière,

Rien ne frémit docile..

Doux silence qui prend l'air !

 

Bourlangueurs, on s'envole

Au ciel de l'avant-goût,

La mort, cette frivole

Faucheuse en noirs dessous..

 

Elle a de quoi saisir

Avec son nez en l'air,

La mante à l'eau de mire,

La vamp' qui fait la fière !

 

Elle a de quoi séduire,

Avec son néant l'her-

Mite, et le stalag fuir

De tout verticalvaire.

 

Elle a du capiteux

Vin de fesses à siffler,

Pour les ronfleurs en queue

Leuleu hors de l'apnée.

 

Elle enivre autour d'elle

Statues d'automne en mal

D'inspiration, qui scellent

De son baiser leur malle.

 

La mort se fait petite

Au décollage horaire

De l'extase, elle médite

De quoi tout foutre en l'air.

edouard_divers22

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17/11/2012

SAISON

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L‘automne a bien des vertiges en chute;

Après l’été, ses tiges à contre-ut..

 

L’automne a mille œuvres au noir défuntes,

Qui le chant corbeau d’Edith empruntent..

 

L’automne a ses glas qui sonnent et glacent,

Entre deux chrysanthèmes, un ange passe..

 

L’automne a du silence à goûter,

Par des bises mi-fugues mi-raisonnées..

 

L'automne a ses vents qui rien ne volent,

Pour les ombres plantées sans paroles..

 

L'automne a ses écrits vains, des restes

En feuillets dont l'arbre se déleste..

 

L’automne a ses beautés de déglingue,

Et des pastels à boire sur son zinc..

 

L’automne a quelque espoir en poudreuse,

A sniffer dans le blanc des nuits creuses..

 

Et l’automne attend la fée d’hiver

Pour ses gros titres, ses jeux de lumière,

 

Ses enseignes éclatant de griserie..

Pour qui l’automne n’est pas toute la vie !

 

edouard_divers22

 

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15/11/2012

2 AUTRES PENSEES PERSOS

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26/09/2012

AU POETE LUNAIRE

 
Hommage à l'homme
Qui prend sa part
D’astre en vers comme
Un oiseau rare,
Quand ses jours ont
La bise en poupe
D'un hiver dont
On fait la soupe
Au quotidien
Du pain bénit
Par tous les cin-
Glés bien nantis
Du laid pou-voir
Qui promet tant,
Pour ne rien voir,
Tant de serments
De vigne aveugle,
Triste piquette,
A ceux qui beuglent
En troupeau bête
Et l'herbe au sol
S'en vont brouter,
L'air baba colle,
Sans décoller..
 
Hommage à l'âme
Qui prend son pied
Sans toute la came
Des doctrines et
Qui se libère,
La nuit tombée,
Dans le stellaire
Flou contrôlé
 
edouard_divers22

 

 

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06/09/2012

UNE PEINTURE

 

 

Cruel sourire en coin,

Œillades à feux follets…

Le portrait se dépeint

Tel un diable à l’arrêt.

 

Cet invincible amant

Des succubes et naïades,

Invite au recueillement

Quiconque, esthète ou Sade.

 

En rade et médusé,

Je contemple le mâle

Qui me toise à jamais

Depuis sa braise en toile.

 

Ultime incarnation

Du créateur céleste,

Il est sa perfection

Par le biais de fins gestes.

 

Car le peintre a hélé

Un ange à chevalet,

L'étalon de beauté

Qui rend tout désuet.

 

Ainsi, par une écluse,

Dieu s’est substitué

Au blabla fard des muses,

En miroir inversé.

 

Et quand l’une se pâme

Aux cieux de l’indicible,

D’autres aux entrailles s’enflamment

En reniant Sainte Bible.

 

Hommes, à quoi bon chercher

A détrôner Satan

Par des roses rouges et

Des poèmes d’antan ?

 

Des théories subtiles

Et fluides, à quoi bon ?

Ce figé sex appeal,

Ce Mal aura raison

 

De nos verbes en dentelle

Et nos proses-tentations,

Nos gris gris de truelles

En chantiers d’illusions.

 

edouard_divers22

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25/06/2012

UNE LETTRE ET SON POINT

 

Prendre au pied de la lettre

Un petit point tombé;

Tendre deux doigts, remettre

Au i sa dignité.

 

Car le i sans sa bulle

Est comme désemparé,

Se sent minable et nul,

Tout seul sans quoi rêver.

 

Même si d'autres l'escortent,

Aux rondeurs assumées,

D'autres voyelles accortes,

Il se sent trop serré.

 

Tel un anorexique

Au garde-à-vous transi,

Le i prend l'italique

En tour de bise aussi.

 

Il plie et rompt parfois

Avec son seul bagage

En apesanteur, sa

Tête un peu volage...

 

Qui se perd à vau-l'eau,

Se prend le H en pleine

Poire et tombe de haut

Comme au vent mort la graine.

 

Prendre au pied de la lettre

Un petit point déchu;

Tendre deux doigts, remettre

Au i son plein statut.

 

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edouard_divers22

 

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24/05/2012

TROP PLEIN DE TOUT ET DE RIEN

 

Je m’appelle Ralph et J’ai trouvé du travail.

Après la galère, les jeux du cirque à ronds-de-jambes  et les  catacombes de spleen larvaire.

Où l’on me raille en profiteur, feignasse, incapable et j’en passe.

Plusieurs mois de doutes, remises en question, torpeurs et dépression.

Mais qui, parmi les pharisiens du coin, a donc pris la peine de bien me connaître, avant de me stigmatiser par des propos lapidaires et cloutés de rouille, des étiquetages à la mords-moi-l’nœud-coulant de nouilles ?

J’avais jadis ma dignité de novice.

J’ignorais tout des brosses à reluire et de la pommade à passer. 

Je l’ignorais au sens figuré.

Depuis mon caniveau rappeux, je snobais les ténors plaqués de cartes partisanes, les barytons neutres du politiquement correct à effet de tisane, les basses testosterronnées qui se la jouent nobles, haut perchées de droiture et autres pseudo-sopranes.

Le monde pour moi sonnait faux.

Sa partition m’ennuyait. Car elle ne s’ouvrait pas avec la clé des champs musicolores où m’épanouir  en joignant le si futile au la gréable.

Alors j’ai décroché.

Entre une noire de caféine et une blanche nocturne.

Et j’ai trouvé du travail….au croque-mort.

J’ai snobé les chaînes, je suis prêt pour le sapin.

 

edouard_divers22

 

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19/01/2012

OPTIMISME



Possible définition: Nom d'émasculé très commun chez les zinzimbéciles qui s'en vont béats d'admiration avec le dernier Chritophe Maé dans les écoutilles.

Citation : « L'optimisme des uns fait la fortune des autres » Anonyme pauvre et optimiste du 21ème siècle

Expressions :-« Garder un optimisme à toutes épreuves » : se dit par exemple d’un skieur olympique se retrouvant tout sourires et par mégarde au beau milieu d’une piste de bobsleigh.
                      -« Faire preuve d’optimisme » : croire pouvoir convaincre un politicien que deux énoncés + 2 énoncés peuvent bien former 4 vérités.
                      -« Optimisme béat » : se dit quand on passe du B au A, du Bêta qui roule en Fiesta à celui qui frime en Alpha

Etymologie :

Provient de l’interjection « hop ! » .
Sur les conseils avisés de son toubib d’époque, un roi fainéant devait chaque matin dire « hop hop hop » en sautillant pour se donner du cœur à l’ouvrage. Refusant d’obtempérer, car muet devant la beauté de sa maîtresse allongée, son doc lui dit : « d’accord, hop tu dis pas, mais alors… hop tu mimes ». Phrase qui fit le tour des cours au fil du temps et des profusions de mots en –isme, et devint, par déformation du peuple con, « optumisme ». Pour ne pas confondre avec le nom, hélas obsolète, « obtusmisme », désignant l’esprit de présidents qui aspirent à être réélus malgré leur piètre premier mandat, le mot devint « optimisme », sous-entendant par là même une vision limpide et moderne, comparable à celle d’un client d’Optic 2000 .




edouard_divers22

 

 

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12/01/2012

TRACES DE LIPSTICK

 

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Et sur la glace,

Poudre de kiss,

A sniffer face

A face au bis

Rue de Narcisse..

 

Où la conscience

Est lessivée

Sans émouvances,

Gloss en rosée

Qui glisse et transe..

 

Où se ramasse

Une ombre sise

Au pied de l'as

De pique et plisse

Un masque à strass..

 

Dans sa valise

D'oubli-silence,

Et sans hélices,

Narcisse avance

En verticances...

 

Et puis la trace,

En fosse impasse,

D'un bistré dieu,

S’efface au passe-

Partout des cieux..

 

Et les nimbus

Alors se cassent

En gai motus

Et bouche à classe,

Confort en sus..

 

Et la narcisse

Effleure sans laisse

Un reflet dis-

Tendu d’ogresse,

En auto-kiss..

 

Et sans la liesse

Et son linceul

Blanc cassé d'es-

poir par un seul

Homme, qu' elle renaisse !

 

edouard_divers22

 

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23/11/2011

MAGRITTE ET FAUX REVEURS

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Chaque homme a son croissant

De lune à dévorer

Des yeux, mais en fixant

Droit devant c’est râpé



Chaque homme a son costume

Identique au prochain,

Et le croissant s’allume

A son insu, en vain



Chaque homme a sa doublure

A portée de poignée

De mains qui se rassurent

Comme il se doit, baguées



Chaque homme a sa rigueur

Qu’il porte en pardessus,

Car il craint la fraîcheur

De la pluie qui dilue



Chaque homme au crépuscule

A porté le chapeau

De la vie qui l'encule

Et s'en mord le coeur gros



Chaque homme est inconscient

Du potentiel partage

De sa lune en croisant

Par hasard un visage



Chacun pourrait s’unir,

Se complémenter, nu,

Sans bas quartiers farcir

De compliments cossus



De fil blanc se garnir,

Fil d’Ariane en fusée,

Pour ensemble alunir

Sur un globe de plain-pied

 

edouard_divers22

 

 

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