18/06/2014

CHANSON RAIDE

 

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Souviens-toi la misère
Encore et encore
Souviens-toi nos vieux pères
Compostés sous l'effort

Souviens-toi le cancer
Du con pote aux bras d'or
Dis-toi qu'six pieds sous terre
Son corps travaille encore

Souviens-toi cet envers
Du grisouillant décor
Et la belle ouvrière
Qui dit "résiste et mords"

Puis souviens-toi les glaires
Quand paf elle expectore
Ses relents de galère
Dans les chiottes sans effort

Souviens-toi les chimères
Noyées jusqu'au ras-bord
Des gueules de bois gris ver-
Moulu dans l'alcool fort

Souviens-toi la colère
Contenue dans ton for
Intérieur où se taire
Signe un arrêt de mort

Souviens-toi les austères
Coups des chefs et du sort
Quand tu vois l'ouvrière
S'époumoner,tu dors..

 

edouard_divers22

 

 

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07/04/2014

ALCOVES

 

Dans les alcôves on secrète

Un jus de fruitées colombes,

Un don de soi qui se prête

Aux jeux de lumières et d'ombres.

 

Dans les alcôves on se crèche

En chairs à pécher le bon,

Se mire hors-cadre et se lèche,

Et s'encense en ascension.

 

Dans les alcôves on s'accroche

En tringles à rideaux brise-vitres;

On est voilages et valoches

A l'oeil, on se pointapitre.

 

Dans les alcôves on cisèle

Un diamant de sel volage;

On se roule des archi-pelles

Cunnilingues à coquillages.

 

Dans les alcôves on se zèle

A renverser la vapeur

Tiédasse des grisailles fidèles,

A rebrousse-poil, jungle au coeur.

 

Dans les alcôves on s'isole,

Kiosques aux tabous tamisés,

Où baille un blues voluté...

Du saint coït, l'auréole.

 

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 edouard_divers22

 

 

 

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27/03/2014

JE ME COMPRENDS !

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Pauvre de moire et lustre blanc-drapés
Dans l'antichambre de mon vide arsouille
Adolescent laissé pour mort, laissé
Nu pour se mortifier honteux les couilles...
 
Pauvre de moignon sans bras long des mer-
cantiles en cercles chics, défonce-rondelles,
J'ai chlorophyllé cent balles à des verts
Galants, plomb chiqué dans le tas de miel...
 
Pauvre de moelle à l'ostensible molle
Epine à chambrer dans les instants creux,
Comme acculée, sans succions rocks en fiole,
Au pied d'un murmure au bel amour feu...
 
Pauvre de moine aux écrits tonsurés
Entre deux épis qui se plient en quatre,
Deux épigrammes de coke éjaculée
Dans le cuir soutané d'un "no" saumâtre...
 
Pauvre de moi si sûr en appâts rances,
Pitié ma bulle on se fiche on se paye
Tes rondeurs de gueule aux éclats d'outrance,
File à l'anglaise et dis "yes" au sommeil  !

 

 edouard_divers22

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11/03/2014

JOUVENCE

 

Une gironde elle a bien fait mon printemps,

Je l'attendais tout rayé sans y croire ;

Elle est venue des nues, me gazouillant

Des airs poids plume, des bulles d'espoir.

 

Légère et pétillante au vent d'avril,

Elle a mis du vin dans mes eaux de mars

Et, se découvrant les ailes blanches au fil

De fins vers, éclipsa toute autre garce :

 

La pie terne et voleuse de fragrances,

La chouette hululant de lourds chants funèbres,

Et les fées d'hiver au quotidien rance...

Une hirondelle au cœur d'un drôle de zèbre !

 

edouard_divers22

 

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ECRIRE

 

Guetter les embrasures,

 

S'ouvrir à l'inconnu,

 

Cerf-voler dans l'azur

 

ou le noir en tenue..

 

Ecrire comme on voyage,

 

A l'aventure au ciel

 

Ou six pieds sous la plage,

 

Butiner l'arc-en-miel..

 

Culbuter certitudes

 

Au risque de zoner

 

Quelque temps dans les rudes

 

Blancheurs de pages, au pied

 

Du mur se murmurer

 

Des ressources d'espoir,

 

Des filets d'encre osée ;

 

Lever l'ancre à l'oeil phare

 

De la nuit bien lunée,

 

Lui rimer des oeillades

 

En vers et pieds de nez

 

Aux terre-à-terre en rade,

 

Aux plantés sur le dock

 

Qui ne prendront jamais

 

La voile et pourtant moquent

 

Le frêle esquif ailé

 

edouard_divers22

 

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12/02/2014

DU SOMBRE 3D AU VIRTUEL

 

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Je file en loque à strophes
Un mauvais coton brume
Au soûl sol, ou m'étoffe
En alcool qui allume,
Virtuailant ma plume.
 
Je me terre en mots dits
Du bout des fièvres moites,
Ou d'éther mes écrits
J'imbibe avec une ouate,
Un nuage en bleue boîte.
 
Je fleuris mes cahiers
De quelques crises-en-t’aime,
Ou je plante en fusée
Devant mon écran blême,
Choux de lune à la crème.
 
Je me patte-de-mouche
En vains feuillets kleenex,
Ou bien titille des touches
En axant circonflexe
Ma pensée sur le sexe.
 
Comme un vieux tamanoir
C'est noir j'aspire au rouge
Qui fourmille en miroir
De ma jeunesse qui bouge
Encore en tweets épars.
 
Tantôt tel un mât noir
Gazoilé dans l'amer,
Je m'épanche en grimoires
De vers, tantôt libère
Mes voiles au vent cyber.

edouard_divers22

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09/12/2013

SAGITTAIRE DU TROISIEME DECAN

 

Un gars de décembre
Drôle d'oiseau semeur
De vers à l'eau d'encre
Ou martin siffleur..

Il pêche à la ligne
Un poisson parfait
Blanc sur noir de Chine
Noir sur blanc muguet...

Il pêche à la ligne
Un spectre en mémoire
Blanc sur noir en signe
De deuil, en mouchoir...

Il pèche à mains vives
Cette ombre qui flotte
Poisson-lune ogive
Cyprique et s'y frotte...

Ainsi sort de l'ambre
Telle mouche qui le pique
Au glas d'un décembre
Sonné de métrique...

Quand tinte sa cloche
En soleil il danse
Et l'ombre décoche
Aux lunes à lactance...

Eclipse au présent
Des rais surannés
Des parjures à cran
Des promis crachés...

Et l'ombre s'étale
A plat-ventre en nuit
Qui souffle pétales
Soupire un oubli

edouard_divers22

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12/11/2013

LOIN DES RESTOS DU FOIE

 

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La bouche ouverte ils font gobe-mouches

Dans un bac à sable géant

Ou bien jouent au ramasse-cartouches

Des marchands de fables ambulants

 

Ils cuisent à loisir au soleil

Qui nous boude ailleurs, astre inique,

Leur ventre gonflé de merveilles

Naturelles en vers symbiotiques

 

Ils gazouillent avec la sauterelle

Mangent des yeux leur maman-gâteau

Peut-être une bougie fondrait-elle

Pour leurs yeux lunaires aussitôt

 

Ombres sans plus l'effort d'un geste

En poing levé vers l'odieux sourd

Ils ont des soeurs, stars célestes,

Mais qui s'éteignent au petit jour

 

edouard_divers22

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04/11/2013

GEORGES

Il était une fois Georges, fils de rien, petit-fils de pas grand-chose, quelconque lui-même.

George, sagittaire du troisième des cons, et dont les deux aînés dépressifs se traînaient dans le cake au boudin comme des misères en savattes hors-combat.

George, xylophoniste has-been,hanté par le rêve d’accoucher d’une œuvre magistrale qui exhalerait le cristal de ses émotions les plus pures. 

En Georges il faisait froid, une saison n'existant que dans l’hémisphère nord de son esprit, une espèce d’hiver indien, toujours à l’ouest aux yeux des blaireaux pharisiens.

Chaque soir, cette ombre en ciré taquinait la muse à la lueur de flammèches d’espoir.

Les gargotes enfumées avaient sa faveur.

Dans la lumière tamisée de poussières d’hier et surtout d’autrefois, dans la moiteur de corps alanguis sous des rochers de connerie, Georges, s’imprégnant des odeurs âcres et pestilentielles, pensait trouver, entre deux postillons de poivrots, quelques fleurs mentales et autres perles rares.

Car il collectionnait les pensées subtiles au hasard de rencontres improbables, comme celle d’un voleur de baleines de parapluies, qui hurlait sans cesse « cons d’moines» en lançant des œillades coquines à la lune. 

Georges collectionnait les inepties ambiantes pour les transfigurer. Il en vint, par exemple, à la conclusion que le sexe de la femme (le con), était le point commun entre bonjour, la lune et une baleine, lui-même se sentant parfois comme un manche.

Un soir, avec sa canne de dandy au pommeau d’orgueil, Georges franchit le seuil d’un lupanar à la devanture huppée, un trompe-queue pour le quidam exigeant.

Car l’intérieur n’avait rien de cosy, car tout y fouettait le moisi.

Après les civilités d’usage et pré-usinage, une quasi-vieille truie décrépite mais repeinte à la pelle à mortier, lui enjoigna de le suivre au premier étage où l'attendait la surprise de l'année.

Georges monta les steps à pas de loup du stupre, à tâtons de quincouillerie sonnante et trébuchante, laissant une distance respectable entre sa silhouette de foxtrotteur des globes anachroniques et la gargouille qui le précédait. Histoire de humer son slip couleur indéfinie et ses collants saumon d’avarie incontinentale.

Un orage à l’extérieur couvrait ses borborygmes, gaz et fracas d’extase à venir.

Arrivés à l’étage, dans une alcôve très accueillante pour les cancres las de l’amour propre, la créature péripathétique lança à notre intello de sévice : « Mais non mais non, petit coquin, tu n’as rien compris. Si je porte une jupe transputride, ce n’est pas dans l’intention de te faire baver, mais plutôt de t’en faire baver, car me toucher relève de l’impossible. Je suis cette muse autrefois si gracile et planant dans les éthers étoilés de ton imagination qui désormais s’étiole, arrosant de-ci de-là ton jardin secret de perles de rosée cueillies dans les nuages, et conférant à tes compositions des atours qui fascinaient les mélomanes éclairés . A présent, tu vois, je n’ai plus rien de cette nymphe  étrange car j’en ai marre d’être étrangère ici-bas. J’ai enfilé mes fripes les plus racoleuses, aspergé mes aisselles de la sueur griffée Johnny, et je compte bien t’aider à rameuter les esprits des bas-quartiers, même si tel n’est pas ton désir artistique, c’est-à-dire un max de populace à tes futurs concerts de pacotille alimentaire. Les cliquetis de ton xylophone rachitique seront noyés dans une multitude d’instruments bourratifs et tape-à-l'ouïe. La musique en boucles préprogrammées à la presse hydraulique par des champions de la lobotomie culturelle, sera le fruit d’une formule qui n’a rien de secret : comment faire un tube de l’été, celui qui entube à coup sûr les mollassons de la cafetière, les ennemis du ciboulot. Et ton xylophone sera ton image de marque, il ne servira qu’à ça.

Georges, médusé par cette morue, répondit : « Mais pourquoi mon xylophone ?»

-« Car tu es aveugle, ne l’oublie pas, et Gilbert Montagné a déjà un piano ».

 

edouard_divers22

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03/10/2013

LUNAISON POETIQUE

 

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La lune a sa face
Cachée que le poète,
Du fond de sa crevasse,
Eclaire en comète...

Décroché du monde,
Cracheur de feu sacré,
Qui décroche la blonde
En sa nuit fleurbleutée...

Qui l'accroche au mur
Du songe avec un clou
De girofle, en pur
Nouveau-né dans les choux...

Il siffle des bulles,
Champagne musical,
Quand la mort hulule
Il est souffleur d'étoiles...

Tantôt jus d'espoir,
Il roucoule aux gosiers;
Tantôt trouble-foire
En pluie de pointillés...

Haut-vol sépulcral
Dans l'éther des chapelles,
Tantôt à cheval
Sur les zébrures d'un ciel...

Cabré pour défier
Par-delà son cristal
Tel clan tel guêpier,
Fiel et foudre sociale...

Il tisse en tarentelle,
Parfum de scandale,
Pour un butin de miel
Sa fleur en cavale.

edouard_divers22

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14/09/2013

PETIT ORPHELIN DANS SA BULLE


 

Paul a froid dans sa bulle

Et s'y complaît pourtant,

Jamais ne s'éclate, c'est nul,

Même à l'humour piquant

De ses congénères

Qui le laissent de marbre,

De marbre et de congère,

Une ombre sans plus d'arbre

Et muet comme une tombale,

Comme une bulle en fa de gamme

Immobile, une bulle

Figée en sous-sol,

Sans fa mi do ré, sans farandole,

Sans même 2 L qu'on accole

Pour faire un LOL,

Et sans poudre apparente

Ni paille de jeunesse éclatante…

Paul a l'air si polaire

Qu'on l'appelle Nord,

Mais il l'a perdu

Depuis longtemps déjà…

Le nord perdu, quand il borda

Sa mère en or

A l'Arctique

De la mort,

A L'as de pique

Et glas du sort

Qui lui sonna

Un leurre soudain,

Qui lui colla

Vingt ans au moins…

Il en a dix !

Et d'hier il se souvient,

Comme si c'était demain.

 

edouard_divers22

 

 

 

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06/09/2013

HAIKOUCHES DE FOLIE ZEN

 

Haïku du crépuscule

Astre roi qui sombre

Tel un mourant blême au teint,

Renaîtra hautain

 

Haïku du septième art et niais

Tisseuse à huit pattes

Qui m'épouvante à ses heures,

Se fait juste une toile 

 

Haïku de cloche

Chenus qui frissonnent,

Cancres à cloche-pied qui jouent,

Carillon Mozart 

 

Haïku de patte

Danse à beau mystère,

Chat qui valse avec le temps,

Chagrin vole au vent

 

Haïku de blues

Puzzle au soleil mou,

Pièces de bleu qui manquent un peu

Beaucoup, I feel blue

 

Haïku de blues II

Nuages en morceaux,

Blanc cassé de sucre gris,

Ciel de mon esprit

 

Haïku du jongleur

Flash impro de mouches

Au ciel qui se téléscoopent,

Mouches paparasites

 

Haïku de merde

Mouche qui se pose

Sur fumant porte-bonheur,

Mouche à machin-chose

 

Haïku zoophile

Chien sniffeur en rut,

Lolitas en mini-jupe,

Truffe belle et humide

 

Haïku de l'obsédé

Triangle de mousse

A épiler par tondeuse,

Mont de Vénus vert

 

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Cocu coq en pâte,

Poule de luxe à l'italienne,

Kiki trop se hâte

 

Haïku de trop

Nuit solaire en plein,

Croissant de lune au matin,

L'alcool ses mélanges 

 

 

edouard_divers22

 

 

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12/06/2013

DEGRINGOLADE EN CRESCENDO

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Un halo de lune à se noyer dans Chopin,

Un allume-espoir en nocturne parenthèse;

Oubli des moisissures, oubli du moi si vain,

Piano blanc qui dénote à ma sombre cimaise...

 

 

Deux pointures à l’huile au star-system vegetal,

 

Deux cœurs fondus la nuit tombée des nues bleutées;

 

Souvenir d’une essence et naissance automnale

 

De la nostalgie d’eux confondants de beauté...

 

 

Trois coups de théâtre à donner la chair de poule

 

Au lever d’un rideau-velours, trois coups de gong,

 

Sur étroit plancher craquant de vérités soûles

 

Et scènes à venir au seuil de ma nuit trop longue...

 

 

Quatre mains désunies en d’égoïstes prières,

 

Quatre paumes un peu paumées qui ne se raccrochent

 

A rien sinon le téléphone arabe envers

 

Et contre tout sens, on se signe en lointains proches...

 

 

Cinq doigts pour un tracé refaire et ses non-dits

 

Laisser transpirer dans la fièvre à mots-déclics

 

Et les claques à l'impasse en trouble poésie,

 

Comme une eau saumâtre s’épure et me noie chic.

 

edouard_divers22

 

  

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SEMAINE A CHIER DU DR FUCK

 

 

Lundi:

Je me lève et me bombe les côtelettes. J'astique mon lance-croquettes pour jolis minous, puis, devant la glace, me tire des langues de chat en guise de grimaces. D'un geste gluant, je saisis le peigne pour me brosser les dents choconicotinées. Je teste ma truffe, en me humant les aisselles et leur délicat fumet: tant pis si ça les agace, moi ça me plaît.

Mardi:

Je me lève en tenue d'Adam. Avec un zeste de porc, je mâchouille et ravale ma peur de la chtouille, tout en achevant la cuisson au bain-marie d'une truie bien rose et verginale, croisée la veille dans un bouge -4 étoiles. Je la poudre de fond de thym, de persil, et la saupoudre aux quatre épices and love.

Mercredi:

Je me lève avec la truffe chaude: les carottes semblent déjà cuites. Ca sent le vinaigre entre elle et mes filets de bave. Elle s'égoutte parler, je l'envisage en diablesse et lui envoie des gousses d'ail dans le fondement sans vaseline du parler franc.

Jeudi:

Je me lève et, comme d'habitude, je me bous les testicules aux poëles Tefal de son QI frisant le ridicule. "T'es phallo, un facré phallo, mais ve t'aime", me dit-t-elle, cheveu gras sur la langue. Avec un peu de cognac pour la niaque, je lui poivre le muselard, et la saoûle en vain. Sa lucidité au citron me rend d'autant plus acide.

Vendredi:

Je me soulève à grand-peine, et sors avec la gueule de bois, le dos voûté comme par une invisible croix. En quéquête d'une greluche de rechange qui sent le poisson: ça fait chrétien. Mais vu mon peu de succès, je me sens crétin, voire crétois..presqu'un enculé quoi!

Alors samedi, je me farcirai quelques champignons hallucinogènes à la grecque et me tournerai vers La Mecque en bêlant: "qui m'aime me précède comme un berger son mouton".

Sinon dimanche, je fais la manche; Et me taille en Angleterre, my tailor is rich. Il paraît que là-bas, dans les maisons de passe-passe où le pognon part en fumée comme par enchantement, on a droit à la carte de fidélité: La onzième fleur de Mac Adam est gratuite, mais à prendre, hélas, avec un Rosbif de passage, en sandwich.

Et dans mon blues en folie post-coïtale, je lancerai à la cantonnade:

 

Tu débites un flot de mensonges

Qui commence à me les gonfler;

ça me gonfle comme une éponge,

Et pas question de la passer.

 

Va te faire voir avec ton ex,

Travaille un peu tes attitudes,

Avant que ce maquereau ne vexe

Un coeur si pute aux airs si prudes.

 

J'irai chasser l'amour ailleurs,

Dans le métro les bals forains;

Sans pour autant faire un malheur,

J'aurai des tickets c'est certain.

 

J'y chasserai la cannibale

Du sexe aux semblants de catin;

Chat baveux pour mon os à moëlle,

Coups de griffes moins chiens que les tiens.

 

Coups de griffes en signe d'extase,

Et pas derrière mon dos meurtri

Par toi, mégère qui apprivoise

Avec le fiel mes ennemis.

 

Pourquoi ce fiel à mon égard?

Si je m'en viens sur ton trottoir,

Gare à ta fiole, gare à ton fard...

Je vois déjà le gyrophare !

 

Puis, ma folie allant crescendo comme un orgasme de truie psychédélique, je soli-loque-rai mes déboires:

 

Ah crever la gueule ouverte, en gobant des mouches à la crème intestinale, façon caméléon se payant l'ultime gueuleton! Me fondre et me décomposer dans le décor, avec les vers qui chatouillent! Asticots blancs répugnants qui m'astiquent en vain le limaçon. Voir fondre sur moi les vautours de feues mes amours, les veaux d'or idolâtrés de mon passé bling bling. Sous la lune comme un ventre plein de salope spatiale, prête à mettre bas ses trompe-l'oeil romantiques, mettre en branle-bas d'escrime en rimes les poètes branleurs, émettre sur mes abats une lueur d'horreur. Sentir mon âme lourdingue décoller dans un vrombissment sourd de bi-moteur en déglingue, en route et biroute vers l'enfer hermaphrodite, où l'homme et la femme se confondent en un gros trou du cul sanguinolent, sucer les hémorroïdes expiatoires des anges déchus, puis m'éclater la panse cosmique en une myriade d'étoiles de merde. Mais il me faut vivre, hélas, encore et encore, et torcher les fions de mes chefs harengs saurs, car j'ai de la marmaille à nourrir, à voir grandir et vomir sur moi, père indigne qui les élève en pieds de vigne aux échardes et croûtes indélébiles !

 

edouard_divers22

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02/06/2013

AVANT...

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Je menais un train de vicelard,

Il a roulé quelques années...

Sur les quais flottaient les mouchoirs

D'éphémères mal aimées.

 

Camées d'un soir, en herbe stars,

Mineures parfois sans crier gare...

Tisons d'amour ou bien frigos,

Je les prenais sans distinguo.

 

Vidange! Et je pliais bagages

Pour ne jamais finir en cage

Ni déchaîné par un amour

Moins partagé de jour en jour.

 

Car j'en avais bavé, crapaud

Pour l'une et cochon pour telle autre...

Vrai, je n'étais pas Casano-

va ni l'avatar d'un apôtre.

 

Je fuyais torché cet enfer,

A cheval sur ma fantaisie:

Croisière en mer, croiser le fer,

Et mon désert serait l'oubli...

 

Croisière en mer avec sirènes

De ballets très éronautiques;

Croiser le fer en quarantaine

Avec le bon sens et l'éthique.

 

Viva la fiesta, sus aux cons!

J'ai failli perdre la raison...

La mer aux fabuleux poisons,

Me chantait: "Viens toucher le fond".

 

Mais l'amour vint tourner la page,

Alors la mer s'est retirée

De mes pensées, dans le sillage,

Mon train de vice a déraillé.

edouard_divers22

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