01/06/2008

TEL UN ANGE

 

Tel un ange

Déchu du huitième ciel,

Un mélange

De pimensonges et miel,

 

Tu vendanges

L'usufruit de ma passion,

Puis tu manges

Les pépins, recraches un "non !"...

 

Je vidange

Mon effroi dans le nonsens...

Fleur d'orange,

Parfum de glace en puissance.

 

Pas étrange,

Le coeur a bien ses raisons,

Que je change

De fleur au gré des saisons.

 

Je m'épanche

Alors en serments de vigne,

Qui déclenchent

Un "faut rire !" entre les lignes.

 

Proses en lange

Délicates aux nouveaux nez,

Mes louanges

Ont le don d'être torchées.

 

SHITPOster1

 

edouard_divers22

 

 

 
  

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15/05/2008

UN CROQUE-MORT

  

Trois femmes, trois belles du Seigneur poignardées au coeur, gisaient à la morgue.

Saint-Valentin oblige, le croque-mort avait l'âme en peine: son épouse, depuis quelques migraines mal simulées, jetait désormais son dévolu de bouffe-queue sur un marchand d'eau-de-vie au cerveau lézardé, moins phosphorescent qu'un reptile de Tchernobyl.

Pâle comme un Mauritanien albinos, le croque en question  n'avait rien d'un crack, et ses frêles ossatures physique et morale traumaffichaient en public les multiples crocs-en-jambes d'ex ogresses du sarcasme.

Il fallait en finir avec sa chienne de vie, quitter la niche pseudo-conjugale et goûter aux gouttières et toits brûlants des matous croque-madames, avec ou sans sauce cocktail et cornichons.

C'est alors qu'il se tourna vers les trois cadavres allongés, froids mais toujours appétissants, aux cheveux profonds comme des lochs, aux petits pieds de gei-chats bottés tout en finesse, aux cuisses et culs galbés par la grâce de tous les dieux réunis, et remit au mauvais goût du jour la fonction première de son job crépusculaire: croquer du cadavre à tours de bras pour s'assurer de la mort effective.

Mais allait-il se contenter des pieds, à l'instar de ses ancêtres qui prenaient le leur en mordillant de jolies poupées dégonflées de vie? Non! Invoquant ses maigres rémunérations pour  s'acheter une conscience potable,  il pratiqua la soi-disant grève du zèle, et croqua à pleines canines les parties les plus érogènes, mais pas les plus affriolantes. Son sens inné de l'esthétique lui dictant de préserver la majesté des faciès, des cous et des jambes, il s'attaqua aux poitrines défoncées par le poignard, en mordit les tétons miraculeusement intacts, mordit encore et sans remords, jusqu'à ce triste constat: son pénis n'avait pas bougé d'un chouïa.  La mollesse de l'ancienne arquebuse encombrait son moral mais pas son slip.

Pris d'un vertige identitaire, il comprit alors ce pourquoi sa femme le cocufiait. Il dégaîna, tout résigné,  son GSM d'un geste trépidant de cow-boy plus cow que boy, et proposa à son boss Padro Mendez des pompes moins funèbres qu'il ne l'aurait cru. Le bouche-à-oreille, ou plutôt le bouche-à-bite faisant des merveilles, il reconvertit sa science fellatoire dans la banlieue chic de New-York, où, entre deux aspirations au bonheur champétrifiant les mâles blasés du bitume, il  bouclait dans les strip-shows ses fins de mois bucco-licks en Village People d'occasion.

edouard_divers22

11:23 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

11/05/2008

JE ET TU

 

lennontttt
  
  
 

Je plonge en toi-même

Un regard décolletant,

Un colt à la crème

Qui tire à bout portant...

 

Coeur plombé, tu sèmes

A tous quatrains de vents,

La poignée de gemmes

Qui me tire en avant.

 

J'épluche un harem

D'ex en te taquinant,

Scanne à l' I.R.M.

De mots-diables tes "han!"...

 

Plan de vie sans 'blèmes,

Tu colores en rêvant

Lendemains bohèmes,

Et qui chantent à tue-temps.

 

Je plante au toit même

De ton monde anisant,

Drapeau ivre et j'aime

A m'y draper de blanc...

 

Tu fais carpe diem

A mes soleils cuisants,

Puis rougis poèmes

En vers libres couchant.

 

 edouard_divers22

 

 

 

  

12:00 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook |

06/05/2008

PREVERT DYSLEXIQUE

 

 
 

C'est un prévert dyslexique,
le bouc hagard des bacchanales,
Qui dans l'amnésie éthyllique
Recouvre l'instinct animal.

Après maints déboires érotiques
Vécus en supplices de Tantale,
Il carbure aux vers antalgiques
et siphonne "Alcools" en mal

De fleurs et de verve il veut
Passer pour styliste géant
Sans se couper les cheveux
En quatre et rester dans le vent

..Imposteur à sa façon,
Notre point commun tous fripons;
A lui-même il fait illusion
... plumitif aigrivaillon !

Tout ça pour gagner tes faveurs,
ô l'ex-compagne d'ivresse,
Remettre les pendules à l'heure
Où m'achevaient tes prouesses.

Mais le temps passe et cessent
Les du con jus rations,
Les S à l'abandon                         
De ton petit
SanSStreSS              


Le temps brasse
L'amour en bière
Mais il n'efface
Hélas la trace
D'un vague à lame
Plus tranchant
Que cimeterre

Le tombeau du loser
Servira de brise-glam

 

edouard_divers22

 

 

 

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02/05/2008

CAUCHEMAR D'UN HIPPO-MAN (sagittaire)

 

au_bout_du_tunnel2
 

C'est fou comme un entracte insensé

M'a fait passer du ronflant Boulevard

Au tragique en triangle, étrangler

Notre couple est surtout son histoire.

 

J'ai plongé dans le flou sanguinaire

A la voir alterner des refrains

Rétro noirs ou trop blancs, sans gris clair

Ou gris plus froncé, je me souviens...

 

J'épongeais de Kleenex rouge amour

Son ignorance à la foi morveuse,

Et ses pleurs globuleux versés pour

Un crooner de mélodies honteuses.

 

Figé comme un cliché d'auteur en

Panne d'aspirateur, je voudrais tant

Balayer d'un couplet de génie

L'opprobre, au figuré je broutille

 

Dans le couloir sans foin de la mort,

Avec sur la conscience un remords:

Celui d'avoir écrasé ce soir

Une araignée, je n'ai plus d'espoir...

 

edouard_divers22

 

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21/04/2008

Pensées d'Edouard

Un paradoxe de la langue française veut que si beaucoup d'hommes sont des DSK en puissance, peu l'ont ----------Certains se rêvaient bonobos à 20 ans, ces singes qui passent leur temps à la baise et au libre partage en communauté peace and love. Puis, le temps passant, ils se sont rangés en tire-au-flanc de la révolte, en flans ronflant de confort étriqué, qui se la jouent bohème apparente, incapables de dire "no !" ouvertement au mépris du pouvoir. . Ce ne sont plus que des bobos. -----Un homme de droiture avanti vaut deux berlusconnards et deux vautours de Pise en italique ---- Maintenant que l'on est sur le point de nous montrer DSK en homme exemplaire, socialiste hors-pair prêt à sauter les barrières sociales et raciales pour abreuver de sa puissance quelque black d'une autre condition sociale, nous ne pouvons que féliciter Anne Sinclair de s'accrocher à un tel monument de probité, et je pèse mes mots...----- Comme une Belgique sans frites moules, une Suisse sans coucous casse-couilles, une Hollande sans ses moulins cools, une France sans son nain qui bafouille, j'ai laissé tous mes clichés au vestiaire des mots crus ne craignant pas la chtouille…----Certains sont des politiciens-nés...et DSK serait-il, sous des dehors phallocrasseux pour compenser à l'extrême ses tendances inavouées , un homme FMI-né ?---- "Quand Benoît seizera son sacre / Monde crèvera de faim pour deux / Dents des requins perdront leur nacre / Et sirènes se suceront la queue" Nostradamus----Les encroûtés de la pâlitique coalition nous racolent par des promesses qui s'éclipsent, puis font payer à certains l'addition, comme de vieilles putes lunatiques à cratères de selection---- Les veaux belges ne sont que des génisses en herbe, juste bons pour le prêt-à-brouter du néant cyclique, la Belgique: un cerveau d'Eddy Merckx sous Valium pédalant dans la semoule et les fritures de ligne de démarcation linguistique, c'est dire !

edouard_divers22

 

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18/04/2008

AMITIé

Sans titrefriend

 

Tu es soleil à ta façon

Quand tu m'accueilles en ta demeure...

Quand l'illustre en morte saison,

L'illustre poire est sans lueurs.

 

Tu es candeur, voix de candy

Pour mes humeurs couleur café;

Bien sûr il est d'âcres jours gris

Où ne suffit le sucrier.

 

Tu es la grâce, et maquillée,

D'un naturel hallucinant;

Ton sourire ample a la beauté

D'un oiseau roi venu d'Orient

 

Tout en éclats de majesté...

Ton âme aux miroirs choco clair

M'avait jadis élecrisé

En un regard, en deux éclairs.

 

Lit floral au jardin secret,

Je voyais sur l'herbe étendue

La belle amitié que jamais

Je n'oublierai, même dans les nues.

 

Mais il fallut me ressaisir,

Et balayer la confusion

Entre symphonie et désir

De t'aimer jusqu'à l'abandon.

 

Reste un choeur à la verticale,

Et c'est déjà pas si mal.

 

edouard_divers22

 

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16/04/2008

LE VOISIN DE SARAH

 

C'est la soirée des crabes aux pinces d'argent,

Des collets montés pour collin-maillard;

A tâtons se risquent les courtisans,

L'amour pour moi n'est pas un jeu ringard...

 

L'orchestre bat son plein de swing en or

ma si folâtre Sarah me dévore

Des yeux vitreux pour un chassis massif,

A la fois Joplin et Boule de Suif...

 

Bacchante au sang rock, love and précipeace,

Au pays des merveilles et sans malice;

Héroïne aux cent proies de maupassant,

Goinfre de trottoir, sainte au firmament...

 

Sarah prend sa flûte à bulles et sirote,

Emoustillé sous son pull je pianote,

Et sa peau m'est si tonique et légère

Que nous ferons corps accord en plein air...

 

En contre-ut et rutilant d'amour brut,

Nous triompherons de tous les vertiges;

Et sans filet sans ailes ou parachutes

Exulterons de voltige en voltige...

 

Soirée sur parquet ciré chez Sarah,

Je veux voir glisser les cadres glacés,

Se casser la pipe en plein pas de trois...

Pourquoi d'autre les a-t-elle invités?

 

Je suis l'intrus surprise et très prisé

Qui s'infiltre en light pour faire un tabac

Roisin de palier ça va se corser

Si Sarah me roule...entre ses doigts...

 

Je n'aurai plus qu'à partir en fumée

Loin du corps de rêve et me réveiller.

edouard_divers22

 

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05/04/2008

CHAUDES ALLITERATIONS

 

Boulimique à vous mettre à bout,

A bousculer tous les tabous,

Ma black soubrette est sans le sou,

Mais sexe oblige a le dessus

Face au boudin blanc qui déçut

Ma bougie belle et bien debout !

 

Lucy fair n'est pas une affaire,

A faire un extra faut s'y faire;

Avec deux droits d'entrée sur trois:

Permission pipe et missionnaire..

Crois-moi la bannière et la croix

C'est, pour gagner des nuits d'enfer !

 

 edouard_divers22

 

 

 

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