09/12/2008

AUTRES PENSEES D'EDOUARD

 

Le R&B, le rap, le rock actuel, la variété franchouillarde pseudo-poétique,...toutes ces chansonnettes enchaînées à la presse hydraulique me semblent tellement formatées, racoleuses, tellement putassières, qu'en cas de succès, le terme "néon" me semble encore plus approprié que le mot "tube", qui déjà sonne creux.-----Les Témoins de Jéhovas, les T. J. comme ils s'auto-surnomment, ne racontent que des cracks...logiquement, le J. T. devrait nous balancer l'inverse, à savoir des vérités non trafiquées.----- Quand je suis beurré, j'ai tendance à tarabiscotter mes textes et à étaler mes déconfitures en tous genres-----J'en ai marre de voter pour le FUN, le Front Ultradégagé National. A quand des politifs en bataille, prêts à mourir au front pour leurs idées?----- Vous me trouvez pessimiste? Mais... ça m'arrive de faire le singe! Bon d'accord, c'est plutôt le "OURAn-ouGAN", le"maclaque" ou le "nonstiti", mais quand même !----- Comme aurait pu le dire La Bruyère: on me trouve beaucoup en Ecosse, mais par ici, qui me cherche me trouve!----- Ma philosophie: plutôt la tête haute dans le caniveau genre aristocrasseux, que ramper dans le luxe en léchant les trous d'balle de la hiérarchie... mais dans la luxure, ça, c'est autre chose, surtout si la hiérarchie a des arguments bien rebondis-----Quand je prétends être un alcool fort pour ces dames, on me dit imbu de moi-même; c'est logique, je carbure à l'eau-----Un converti en vaut moins que Dieu-----Un jour, chères ex, vous vous direz: ce franc marron, ce mécréant, je l'ai laissé tomber comme les promesses, ces paroles non tenues, car il n'aura jamais daigné se courber, sauf pour les ramasser et nous les renvoyer en pleine poire-----Avec les filles j'ai beaucoup d'ouvertures et presqu'autant de fermetures éclairs: le coup foireux de la braguette magique!----- Le comble de la misère pour certains clochards, c'est peut-être se retrouver assis avec une famille de blaireaux pincés du cul autour d'une dinde à la con-----Confucius a dit "Honore tes erreurs comme des intentions cachées", puis, cet homme qui n'était pas que Fucius, ajouta: "Avec mes coups de pompe à répétition, je finirai par gonfler ma poupée-----je  joue beaucoup avec les mots: mots-valises, contractions, amalgames,etc. Mais je contrepète rarement, même si ma poésie,selon certains,c'est parfois du vent...----- Je panse les blessures par le rire: je suis un cataplascomique----- Parfois j'ai envie de me flinguer, mais j'suis trop couillon. Alors j'attends.  Un jour, je flinguerai mon clone pour avoir bonne conscience et par esprit de bienveillance.

 

 

edouard_divers22

 

 

 

 

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25/11/2008

HYMNE DE CLAMPIN LE BREF

  

 

Pom pom pom pom, etc.

Allons allons enfants du parti pris

Regardez par-dessus les étendards

Libérez vos flammes allumez le gris

Ouvrez grand les écluses et vos mouchoirs

Ne laissez rien dans l'opaque et l'oubli

Sur le qui-vive quand l'aigle impur sort du nid !!

  

Entendez-vous bien mais sans sonotone

Ni protocoles de falbala

  

Puisez l'or en vos coeurs qui claironnent

Et remontez tous les petits soldats

Usés jusqu'à la corde, suspendus en automne

  

Donnez vos chairs tendres pas vos abats

Et mettez s'il le faut les pieds dans le plat

  

Moquez les Jésus transfumigurés par l'herbe,

On n'applaudit pas ces résurrections

Taillez des costards aux cons par la force et le verbe

Soyez vos propres princes, portez fiers vos haillons

 

edouard_divers22

 

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21/11/2008

ELLE

  

Elle est belle à ravir

La vedette aux catins

Dans l'Allée des Soupirs

Et de l'orgasme feints...

 

Elle m'appelle à gravir

Des échelles de Jacob,

Et, prélude à mon délire,

Celle du nylon sous sa robe...

 

Elle excelle à fournir

Des prétextes à son mal

De vivre pour jouir,

Mais n'y comprend que dalle...

 

Elle est celle à qui l'on tire

Sa révérence après l'amour,

Car il faut craindre le pire

De ses errances, ses faux discours...

 

Elle est seule à mourir,

De rancoeurs éperdue,

Nymphomane à vrai dire,

Grimpe en déconvenues...

 

Elle s'appelle Girouette,

Aux quatre vents décue;

Elle se fige, elle me jette,

Et j'en tombe des nues.

edouard_divers22

 

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17/11/2008

AUTOPORTRAIT PARTIEL

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Dépeignez-moi comme un raté,

Un morbac, un sans-grade,

Vous risquez le touché coulé

En deux temps trois tirades!

 

Mais je m'en tape en cloche et bois

Mes tintinnabulles,

Frimesautier, plane sur mes gravats,

Peacelové de tulle.

 

Tout raté sauf ma fantaisie!

Et que d'emplâtres usés!

Pour mes zero panser j'essuie

Des ombres en voix lactée.

 

Tel un fou chantant les mammelles

De l'amère platitude,

Je zéphyre aux collines un bel

Canto en interlude.

 

Puis j'attaque mon train-train postal

Où le charbon se broie

En lettres vouées au fanal

Pour y voir clair, j'ai froid..

 

Mes flirts s'aiguillent à fricoter,

Mais ça sent le sapin

Dès le départ en champ' sifflé,

J'entends gifler la fin!

edouard_divers22

 

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13/10/2008

SOMMEIL REVANCHARD D'UN COCU

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Quand je me hors-la-l'ouate
En moutarde amorale,
Quand mon ampoule 20 watts
Devient feu de bengale,
 
Qu'en mes steppes à loupures
Un loup se dém(e)utisme...
Cantates au vide-ordures,
En ogre à barbarismes...
 
J'allume sous leurs faux airs
Candides un bal de nymphes,
Je bitume en faussaire
Un Renoir de fleurs goinfres...
 
Me be-bop-a-lu-lâche
La bride en étalong
Candélabre à la page
X des "onze mille croupions"*
 
Que je plume en peloton
D'exécution coquine...
Au plumard cornichon,
Je les guillotétine
 
Pour des chapeaux-mamelons
Sur les sans circonflexe
"I" du zIzI tout con,

Quand sonne l'heure des cornflakes

 

cornesdecocu

 

 

edouard_divers22

 

* oeuvre inédite personnelle, en clin d'oeil aux "11000

   Verges" d'Apollinaire

 

17:26 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

02/10/2008

ARROSEUSES ARROSEES

  

En ce temps-là, Goldom le chat naïf déambulait pattes nues, sauf quand on le prenait en flagrant délit de vol de croquettes: il était alors dans ses petits souliers.

Les souris malicieuses qui dansaient la sarabande même et surtout en sa présence, le taquinaient de leurs yeux de Minnie petite Soeur Sourire, et lui chantaient: "Dominique nique nique" en mimant des grenouilles de couvent.

Le chat, timoré comme un incontinent Persan sans son Pampers, n'avait nulle envie de se les farcir: les croquettes avaient ses faveurs gloutonnes; il en était même accro.

Un jour, les souris se liguèrent pour lui jouer un tour de cochonnes: elles planquèrent les croquettes dans la mare aux canards du jardin.

 Le chat, qui avait horreur des bains de pattes, déroba les bottes du cadet de la demeure, et, déjà en manque et renifleur hors-pair,se dirigea vers la mare afin d'en sauver la précieuse drogue douce.

C'est alors que les souris, fans de Renaud, lui chantèrent en choeur: "T'as des bottes mon pote elles me bottent".

Auparavant peu sûr de lui, Goldom gagna en assurance sous ces louanges dont l'ironie lui échappait, puis alla se mirer le minois dans la mare à la faveur d'une lune pleine et généreuse.

Les souris chantaient toujours, adaptant d'anciens succès en "tu es la lune de ma vie", "il y a le ciel, la lune et Goldom", "Au clair de Goldom",etc.

Tel un capiteux millésime passé au vitriol, ce pseudo-succès monta à la tête du minou devenu matou. A tel point qu'il en oublia les croquettes, et se lança hardi sur les petites souris pour les croquer avant qu'elles ne fassent tout un fromage, ou plutôt tout un gruyère de cette histoire abracadabrante.

 

edouard_divers22

 

 

 

  

 

20:41 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (20) |  Facebook |

09/09/2008

GENS TERNES ET FEMMES LAIDES

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11:47 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (35) |  Facebook |

28/08/2008

NENUFABLE

   

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Plaqué sous un soleil inexact,

Nénuphar sans étang pleure au sol;

Sourd aux rainettes et consorts qui jactent,

Il flotte en pleurant son ras-l'bol.

 

Il n'attend plus la fée Clochette,

Il a grandi depuis longtemps...

La fleur qui l'a déserté jette

Sa corolle aux lys des rois paons.

 

Plaqué tout nu sans étang fixe,

Et sans son phare il n'est plus rien...

La fleur, sa Belle de Cadix,

A les yeux de velours éteints.

 

Son effeuillage lui vaut de l'or,

Fleur de buisson sans nénuphar...

Qui se voit reine en fleur à tort,

Car tarte à paons de part en part.

 

Chacun s'en sert pour un envol

Aux cieux gourmands de l'illusoire...

Avec leurs plumes en parabole,

Ils n'ont volé qu'un nénuphar.

edouard_divers22

 

 

15:46 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

01/08/2008

FUITE

loupgarourteop

Pousser son dernier soupirail,

Quitter le caveau quotidien,

Le klukluxklan couleur muraille

D'un ghetto rance au luxe ovin.

 

Fuir en loup le cocon lhaineux,

Les colliers dorés de façade;

A pas de velours, diable en queue,

Sans louvoyer tailler la rade.

 

Zoner loin de la bergerie,

Brasser la vie en crocs d'honneur;

A pleines incisives ou caries,

Croquer l'envie sans accroche-coeur.

 

Décrocher du porte-mental

Frac et smok' noir de clone fumiste,

Et la boutonnière aux létales

Fleurs de papier buvard, fleurs tristes.

 

Tout brûler sur le chant d'oubli,

Prendre la voie des Blancs Manteaux,

Vierges fourrures hirsutes et puis

Sous la lune, hurler "Ciao bêêêllo"

Au vieux bas-monde, en contralto.

 

edouard_divers22

 

10:24 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

21/07/2008

TETE BASSE

 

ertreuipre

 

 

 

 

  Par les sentiers battus, plus tuba que flûteau,

L'homme à cran d'art est lourdé comme un fardeau.

 

Car il rechigne à se coulisser dans les gonds

Des porcs taille XXL, porches en armé béton.

 

L'homme accro d'air libre a la fibre de Verlaine,

Un cocasse évasif aux éclats porcelaine

 

Que l'on rit, que l'on moque en raseurs de moquette,

Que l'on flic flac floc dans la boue, que l'on déjecte

 

De balcons pigeonnants, d'opulences en coquilles,

Où l'on mit graines aux becs de fièvre qui grappillent.

 

L'homme à tous crins peignerait des cheveux de fée,

Mais la hiérarchiasse a sa palette encrassé.

 

A sec sur la paille, il cueille alors un fétu

Pour souffler dans l'éther ses paradis perdus.

 

Bulles au crâne, impuissant tout bas loin des flûteaux,

L'homme abat sa muse, puis se muselle en troupeau.

edouard_divers22

 

 

 

 

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14/07/2008

LES ANGLES

imagesangles

 

Les angles aigus des voix de crécelles,

Des mordues sans poivre du missel,

Des tordues qui se violent au ciel

D'un poing circonflexe au fion d'elles...

 

Les angles obtus qui barytonnent

Des âneries à la queue teutonne,

Qui s'aveuglent les papilles connes

De prêt-à-chier puis papillonnent...

 

Les angles droits des avocats,

Des ténors du barreau de bois,

Sans autres accords qu'un mi fa,

Un mi-faconde et mi-fatwa...

 

Les anglicismes snobinards

Des French cancaniers de comptoir,

Luxophiles qui font banque à part

Et révèrent le Prince L'Or en Barre...

 

Les englués glabres qui zézayent

Pour garder le cheveu bon ton

Sur la langue et crachent dans l'oseille

En blablas de soupe au poltron...

 

Tous ces angles auront-ils un jour

Un geste équilatéral pour

L'angle sanglotant bulles de savon

Quand pour lui ça ne tourne plus rond?

 

edouard_divers22

 

gracejones

20:50 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook |

08/07/2008

A TOI, SOFIA

  

Belle Isa, souvenirs en dents de scie,
Les hauts et les bas qui m'ont travaillé;
Je vois flotter mes copeaux de folie
Dans un bain tant mieux de larmes séchées.
 
Avec Isa, je me suis fait les dents
Sur un sucre d'orge, un cachou fondant;
Partout fus gâté, bien traître douceur...
En toi Sofia, je puis mordre à plein coeur.
 
Feu l'isamour, je l'ai mis à l'index
Avec des mots crus plus durs que silex,
Et ton regard bleu ciel qui éteint celle
Qui par les deux bouts brûlait ma chandelle.
 
Il déteint comme un bleu d'aquarelle fraîche
Sur lequel je viens déposer mon coeur,
Oubliant tout, avant que tu ne sèches,
Et ne sois l'effigie du faux bonheur...
 
Du bonheur figé comme un oeil béat
Sur un spectacle flou, double foyer:
Je le vois feutré sans flammes, à la fois
Côte à côte aride et chairs à pécher.
 
Mon péché vilain sera d'autres Isa,
Si cela me chante, et toi chocolats
Glacés, pommes d'amours et parts de charlotte
Pour oublier qu'Isa toujours me botte!

 

edouard_divers22

  

 

18:16 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

07/07/2008

POUR CHRISTINE ET DAVID

  

  

Tu es la mer avec ses atolls et du passé ses requins,

Mais David est ton étoile...

Tu es la terre compromise au clinquant d'un peuple élu par Caïn,

Mais David est ton étoile...

Tu es la neige aux cristaux d'ange où saignent les aiguilles de sapins,

Mais David est ton étoile...

Tu es la piste avec sa corde raide et son funambule incertain,

Mais David est ton étoile...

Tu es la bannière au vent flambant neuve et froissée pour un rien,

Mais David est ton étoile...

Tu es le ciel constellé de petits désastres au quotidien,

Mais David est ton étoile.

Et toi l'amie, l'étoile aussi,

De sa vie l'étoile de fond,

Qui puise au foyer d'un coeur farci

D'amour ses plus jolis rayons,

Je te salue pleine de grâce.

 

edouard_divers22

  

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27/06/2008

OISEAU PRECOCE

 

birdya

 

Les oiseaux qui parlottent

A tue-tête

Dans la corniche et bougeottent

Sous ma fenêtre

En ont des choses

A se raconter

Sans syntaxe et sans prose

Et sans souci de liberté

Y a rien à comprendre

Quoi de plus beau

Rien à croire rien à vendre

Au bazar des oiseaux

Comme un brou-haha dans les aigus

Qui me fait rire aux nues

De mon lit sans ciel

Et sans les anges à ficelles

Qui vont des kilomètres en saccharine

A la ronde ailée des comptines

Qu'on m'a gagazouillées

L'espoir en musette

Quand je n'étais

Qu'un bébé buse en fait *

 

edouard_divers22

  

 *  une buse en Belgique, c'est aussi un zéro

 

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13/06/2008

A ZOUNAIRA

zounaïra

 

Zounaïra, redresse-toi, ne porte pas ton sentiment d'impuissance comme un fardeau, ne marche pas voûtée dans ta bourka, ne porte pas d'invisible croissant de croix.

Soigne tes rêves comme un espoir en fleur, arrose-le de ta subtile essence féminine, pour qu'en reflet jaillissent au désert des roses empourprées de vie.

Un jour peut-être, le Diable viendra les cueillir, et dans l'ivresse de leur parfum capiteux, s'écorchera la malice aux épines, et de ces écorchures coulera, sur ses membres inférieurs, le fiel comme de l'acide.

Alors ce nouveau cul-de-jatte se traînera par terre comme les serpents impuissants devant l'aigle royal, et toi, tu tailleras une jolie flûte dans la poésie des aquilons qui soufflent loin de la langue de bois, et tu lui diras, avant de jouer un air libre de tout: "Tu m'as mordue, tu m'as infusé ton venin..en vain, tu m'as lapidée, tu as voulu dilapider mon for intérieur en aveugles soumissions, tu m'as menée au bâton comme un stupide mouton, et bien danse maintenant, jusqu'à épuisement."

Et quand, couvert de sueur, il implorera ta clémence, tu ôteras ta bourka, et tu lui diras: "tiens, éponge-toi.".

edouard_divers22

 

 

 

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