25/02/2009

ICONOCLASME 2006

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Mozart me débecte,

Ca vous dérange?

Parole abjecte,

On flingue pas l'archange

 

Qui schlingue la naphtaline,

La poudre à perruque,

La dinde en crinoline

Pour grands-Ducs et trous duc!

 

Si en p'lote j'ai les nerfs,

Et puis l'feu au derrière,

Passez-moi du pompier,

Genre la Flûte Enchantée...

 

Et s'il fait dans ma vie

Un fichu temps d'clébard,

Quand j'ai des tiques, des coquilles,

Quand j'en ai plein l'muselard,

 

Ne truffez pas mes ras-l'bol

De Nonosses de Figaro,

Sinon j'vous joue la parabole

Du clebs prodigue en coups de crocs!

 

Don Juan...va t'défaire ailleurs,

Et l'Enlèvement...à la ferraille!

Rien pour moi qui vaille

Un clou d'mon cuir de rocker!

 

La gangue à Wolf me débecte...

De quoi leur trouer l'faux-cul

Pot'd'chambritiquement correct,

Aux rats des goûts préconçus!

 

Est-ce crime de lèse-majesté,

Bicentenaire oblige on s'insurge,

D'anarchier mes gerbes de fleurets

Qui font mouche aux bande-mou d'Panurge?

 

Arrosez-les d'acide, nobles esprits...

Vos Versaille valent bien mes terrains vagues;

Mais gardez-vous blaireaux je vous prie,

De passer à tabac mes blagues!

 

Sinon j'vous passe un savon

De Marseille Proust Prout cadet,

Un "savons-nous dire au fond

Si Blanche et Prof pigeaient Simplet?"

 

edouard_divers22

 

jocondem

13:55 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

SOUVIENS-TOI...

 
bouffonertyu

 

Souviens-toi j'étais rigolo,

Bouffon qui des yeux te bouffais;

Dans mon vin je mettais de l'o-

pium en snobant tes ex-roitelets.

 

Le plaisir des sens était roi,

La plaie c'était vivre à l'étroit

Sans radis, mais j'avais de quoi

T'extraire au lit de l'ici-bas.

 

Puis je sonnais sur blancs feuillets

L'hallali des croix d'autrefois

Quand tes cristaux d'oubli chassaient

Le gris doublé de fièvre en moi.

 

Cris d'oubli dans les draps salis,

Deux coeurs bien clairs, amour-lessive;

Je me revois salace Ali,

Sésame ouvre-toi je salive.

 

Tu suintais jusque dans mes vers

Et corps allongé mouillais l'encre

Avant d'aller te mettre au ver-

tical amour des comptes en banque...

 

Et cueillir des snobs au col chic

Dans les présentations mondaines...

A côté je suis l'as de pique,

Harponneur de tristes baleines.

 

Sombre le rafiot de papier

Où ma folie tu partageais...

Promène-toi, regard altier,

Sur le "trop tard" de mes regrets.

edouard_divers22

 

 

13:48 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

22/02/2009

SUR L'AIR DES "PETITS PAPIERS"

 

Laissons pleurer

Le gratte-papier

Tous ses soucis

Les fleurs aussi...

 

Fleur de trottoir

Ou sans histoires

Fleur de nécrose

Qui pousse en prose...

 

C'est irréel

Gratteur de ciel

ça sent la chute

Gratteur de luth...

 

Laissons vider

Dans un mouchoir

Le gratte-papier

Ses arrosoirs...

 

Parfois gredin

Des parchemins

Fleur de traverse

Il pique et perce...

 

Viol à l'étal

Des majestés

Pour un pétale

Fleur de lycée...

 

Laissons pomper

Si l'air lui manque

Le gratte-papier

Dans sa vieille planque...

 

Ou laissez choir

Messieurs Proprets

Ce poids-plumard

Poil qui grattait...

 

Désinvolture

Qui horripile

Et c'est l'armure

Du coeur-pistil...

 

Laissons perler

De son suaire

Encloaqué

Les mots rosaire

 

edouard_divers22

 

 

papiers

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19/02/2009

CHANSON POUR SOFIA

 

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C'est le jour du grand flash

Un Danube se perd

En ton coeur qui se cache

A l'appel du mystère

 

Mystère de l'amour

Laissons parler nos yeux

Sans peser ni le pour

Ni le contre et c'est mieux

 

Qu'avaler notre joie

Garder tous nos sanglots

Si profonds qu'ils se noient

Dans la bile à grands flots

 

Laissons parler nos yeux

Pleurons notre allégresse

Sans éteindre le feu

"Coupable" ô ma maîtresse

 

Ecrin de mes nuits bleues

Je n'ai d'yeux que pour toi

En qui perle un aveu

Tu n'as pour dieu que moi

 

Ne joue plus les esclaves

D'une ex-idole à cornes

Ton époux cette épave

A trésors diable borgne

 

Moi j'ai bien des trésors

A te faire oublier

Laissons parler nos corps

Rien ne compte à côté

 

Bannis tous les scrupules

Et la vaine inquiétude

Eclate-toi ma Bul-

gare après ce prélude

 

 

 

edouard_divers22

 

 

 

 

20:59 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

17/02/2009

ET LA MUSE AURAIT PU CHANTER

 
Jecristttt

 

Dans ta triste masure,

Où l'amour se lézarde

Bien plus que tous les murs,

A pleurer des hallebardes,

 

J'ai trouvé la grimace

Qui fait fondre les masques,

Percer la carapace

D'un coeur au froid sans frasques.

 

Ton coeur est poinçonné,

Mon rictus assassin...

Je viens à point nommé

Bousculer ton train-train...

 

Ton carcéral parcours,

Un aller sans détours;

Moi je suis plutôt pour

Un jamais sans amour...

 

Sans amour qui déraille,

Et qui dérouille ainsi;

Veux-tu je me débraille,

Et la brouille est finie...

 

Brouillard de vivre ou non...

Viens mater dans l'azur,

Matou dadouronron,

Ma chatoyante allure.

 

edouard_divers22

 

17:14 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

CHAINE DU DR EDOUARD

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Chers élus de la providence,

Ejaculée en '69 par le Dr Edouard sous l'emprise de substances pyrotechnicolores, champignons mystiques du Mexique, cette missive constitue le maillon d'une chaîne aux vertus miraculeuses. Vous avez tout intérêt à la recopier 784 fois (à la main) ou plus si le coeur vous en dit. D'heureux événements viendront alors bouleverser votre existence de mollusque ou d'affreux blaireau. Attention: cette chaîne ne peut sous aucun prétexte être rompue. Vous pourriez le regretter à jamais.

Quelques exemples glanés dans la presse à sensations:

Monsieur A, chirurgien érotomane et alcoolique invétéré, reçoit le message en question. Sans hésiter, sans tergi-verser sa bile et son foutre, il prend 2 jours de congé, puis s'attèle à recopier au nombre de fois indiqué. Après quoi il se rend d'urgence au lupanar dont il détient la carte de fidélité, onzième Togolaise gratuite mais à prendre en sandwich. Trois jours plus tard, il réussit à la stupéfaction générale sa première ligaturation de trompes tout en se grattant les morbacs exotiques.

Monsieur B, que d'aucuns jugent d'une laideur repoussante, devient à son tour heureux destinataire. Il reproduit le message 784 fois, et 3 jours après, gagne un premier prix de beauté...au Monopoly. Cette apparente ironie du sort fit naître en lui l'audace. Celle de s'exhiber tel quel dans des sauteries autres que les bals de mardi gras, par exemple.

Madame C se croyait condamnée au célibat à perpétuité. Elle reçoit la lettre, la recopie avec application, et 72 heures plus tard, parvient à séduire un sexagénaire fortuné jusque-là sans héritier. Luxembourgeoise et paradoxalement fûtée, elle envoie en douce  une copie anonyme à ce crabe défraîchi trois jours pile avant la nuit de noce. Ce dernier lui confie son embarras. D'un sarcasme feint, elle évoque les fumisteries en tous genres et lui enjoint de ne pas recopier, pour lui éviter de "s'attirer les foudres de spectres rationnels". Résultat: il crève  la gueule ouverte en pleine éjac' et elle touche le pactole.

Monsieur D, surnommé le "Saint-Thomas" du Swaziland, parcourut le message en soupçonnant l'expéditeur de n'être qu'un mauvais plaisantin. Avec il se torcha, et trois jours plus tard, un macaque sodomite fit une première incursion dans ses rêves autrefois pieux, et qui allaient se métamorphoser en bacchanales de zoophilie. La jouissance et la honte furent telles que notre apôtre écopa 6 mois d'expiation dans un ermitage, peine infligée par un confesseur sans complaisance.

Monsieur E, dont les prouesses sexuelles étaient en passe de figurer dans le Guiness Book, se crut lui aussi victime d'un canular de mal-baisé. Il s'arrête à la deuxième copie, qu'il paraphe d'une giclée de sperme, et retourne à des occupations autrement plus bandantes. Trois jours après, vous l'auriez parié, sa femme pourtant comblée le cocufia sans vergogne avec un vieux moine défroqué au sens propre. Morale: au lieu  de tremper la queue dans les muqueuses diabolesques, il est parfois préférable de tremper la plume dans l'encrier.

Monsieur F reproduisit le message 762 fois, puis laissa tomber, se sentant peu à peu la proie du ridicule. Trois jours plus tard, son épouse fut atteinte d'une épilepsie sismique alors qu'elle lui taillait une de ces pipes dont seule sa cousine carmélite partage le secret. Les couilles sont épargnées, mais s'interrogent désormais sur leur raison d'être.

Monsieur G n'était certes pas gâté par la nature: nain chauve affligé d'une excroissance nasale susceptible d'éclipser Cyrano, il éclata d'un rire fou quand sa mère lui fit la lecture du message. Frappé de cécité à l'âge de trois ans, ce Schtroumpf hideux recouvre la vue trois jours après. Et tout son voisinage en génuflexion de crier au miracle. Il se suicide à la rencontre du premier miroir.

Monsieur H, le nègre de Stevie Wonder, Brassens, Brian Wilson, Bowie et les Jackson 5, était assurément l'incarnation du génie éclectique. Mais son inspiration jadis infaillible mit les voiles dès qu'il s'empara du message pour l'envoyer aux flammes. Après une longue traversée du Désert, il parvint tout de même à fourguer deux de ses merdes à la Bande à Basile et à Rémi Brika, le sous-homme orchestre.

Monsieur I, chômeur depuis des lustres et sans espoir, prit son courage à deux mains pour lire la lettre en diagonale. Il se fendit la gueule si fort qu'il se la fendit pour de vrai. Aucun spécialiste ne parvint à élucider ce mystère. La chaîne ayant un faible pour les chômeurs, il finit tout de même par se dégoter un rôle de sonneur de cloches dans un remake kossovar de "Notre-Dame de Paris".

Madame J venait de fêter les noces d'or de sa fille. Elle aurait dû tourner 7 fois sa langue râpeuse avant de clamer haut et fort que tous les superstiteux sont des ringards. Trois jours plus tard, elle se fit klaxonner la gueule par une locomotive alors qu'elle se roulait un pétard barreau de chaise au milieu de la voie ferrée. Encore une victime de la drogue, me direz-vous? Le Docteur Edouard la soupçonne plutôt d'être victime du rationnalisme forcené, de l'incrédulité aveugle et idiote.

Alors, si vous tenez à connaître le succès et la volupté haute fréquence, vous savez ce qu'il  reste à faire.

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edouard_divers22

17:10 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

12/02/2009

CONFESSION D'UN ECRIVAIN-SERPENT

   

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    Le venin s'est infiltré dans ma plume ondulant sur le papier bible, et j'aligne des fruits défendus comme en un verger de voluptés consacrées par les muses à malices et les licornes à pointes phalliques.

    J'ai fait peau neuve en me délestant de mes oripeaux d'écailles à deux balles, pour me confectionner manteaux de mots chics assortis de diamants en rivières opalescentes et insinueuses.

    J'ai serpenté de métafaible en métaphore, slalomé entre les aspics à glace et les boulets de clichés en avalanche, descendu des montagnes de bondieuseries à coups de morsures originales et de trouvailles assassines, créant par là mon univers à moi où ma langue bifide et ses doubles sens ne font jamais défaut: stupeur et scandale chez les joueurs de flûte à bec de gaz qui ne prisent que les conserves et le réchauffé !

    Mes lectrices à l'oeil neuf comme au tout premier jour sont mes Eves à qui je prodigue un bonheur hypnotique, et mon regard apparemment métallique et froid sur le monde ambiant se filigrane au détour de jeux poérotiques d'une flamme à damner tous les saints olympiques.

 

edouard_divers22


 

15:16 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

SUR UNE MELODIE DE GERARD G.

A CELLE QUI N'EST PLUS LA

 

 

Souvent je crève au matin gris

D'un arc-en-ciel et puis

Je pleus tout bas

 

Prisons de rêves à la merci

De souvenirs aussi

Beaux qu'un rainbow dis-moi

 

Ca file à l'anglaise les filles c'est comme ça

Ca vous plante une aiguille à l'avant-bras

C'est twist and shoot mais toi

 

Tu t'es plantée

Plantée sans moi

Plantée sans moi

Ca rime à quoi

 

Je fais des bulles et des zéros

Sur le papier les mots

Se lovent sans joie

 

Serpentins de vieux mouchoirs

Comme des Kleenex tout noirs

Clin deuil de toi

 

Mes clignoteurs ont mis les voiles et voilà

Je te rejoins dans l'ombre et ton eau de là

Me lave de moi de tous mes soucis bas

 

Je m'envole à toi

Blanc de cygne et là

Tu me dis ça va

Glisse encore pour moi

 

Je silence impératif

Tous les violons plaintifs

Qui montent en moi

 

Je cueille à l'aurore un son

Qui me rend la raison

Me rend l'ivresse parfois

 

Je tangue aux sous-bois de la passion cool

Adieu clown épave et lambin de fuel

En roue libre il est si bon de lever

 

L'encre du cha-

grin qui s'encroûte

L'ancre du ba-

teau ma louloute

 

 

edouard_divers22

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15:07 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

25/01/2009

FOUETTAGE DE GUEULE

 

Catho branché cu-pide,

A l'humour gras du bide;

Dindon concupiscent,

Hautain même en pissant...

 

Ton urine a la saveur

Des "bons mots" que tu sers

En hors-d'oeuvre et par coeur

Aux fast-foudres adultères...

 

Rougeaud chasseur au G

PS en tape-à-l'oeil,

Tu ne veux bien tirer

Ton coup que par orgueil...

 

Et tu bafoues Dyonisos

En fiestas de Mascarade,

Rituel entre deux négoces

Où tes effets sont aussi fades:

 

Complet gris sous chic imper,

Ethique à liasses de pick-

Pocket, en sous-Dagobert

Quand le bon ton l'indique,

 

Tu retournes froc et veste

Avant le lèche-orteil

Des maîtres qui te détestent

Pas tous fringués pareil..

 

Affichant dans tout lieu saint

Un souci des traditions

Que tu fais passer, crétin,

Pour modèle dévotion...

 

Frissonnant au son du glas

Quand le Soudan te laisse de glace,

Iceberg à l'abri des frimas,

Tu frimes un max pour sauver la face...

 

En vérité je te le dis: c'est seulement quand

un coeur cesse de battre, que le tien bat

enfin pour lui.

 

edouard_divers22

 

11:46 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook |

20/01/2009

HIPPOESIE

 
chevazlvoleat

 

Quand je m'étire en langueur

Au pays du mutin calme,

Quand mouchoir essuie mes fleurs

Vénénazes au vin-napalm,

 

Quand l'égo défunt pavane,

Prend son panard enchaîné

De lierres et de mains diaphanes,

Pour aujourd'huîtres pêcher...

 

J'entends l'amor me perler

En dialextase andalouse,

Mots qui rament avec beauté

Sur des boléros d'eau douce.

 

J'y retrouve alors celle qui

Déleste un peu ma nacelle

De ballon poulichinelle...

C'est l'envol d'hippoésie

 

Où s'exhalent de mes naseaux

Fumerolles hispano-rock,

Et se mélangent les pinceaux

De pâture à crins loufoques.

 

edouard_divers22

 

 

 

14:26 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

16/01/2009

MOI....................IOT

éolienneEOLE2gold2

 

Comme un carillon dans la brume,

Une eurythmie de mots-lumières,

Tu me démarres tôt hors l’enclume

De ma spleenbox, me dépoussières.

 

Comme un séisme de première

Classe, épaulettes en luxation,

Tu me désapprends les altières

Attitudes en précieux plongeon

 

Dans une onde aux bulles sifflantes,

Gazouillis d’amour-limonade,

Où le passé s’éjecte en fiente,

En éclats bullshit à l’air fade.

 

Je me réinvente à ta source

D’inspiration, me cornemuse

En cadences éoliennes, la bourse

Pleine aux astres qui vers toi fusent.

 

Je m’écosse au vent de nos larges

Espoirs et ma purée de poix

Se musicolore en fleurs barges

Entre deux mailodies sans voix.

edouard_divers22


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15/01/2009

VA-ET-VIENT

 
clown25

 

J'étais le clou des soirées qui s'étalent,

M'extirpant sec pour ajourer vos nuits

De mise en bière et vous crever la dalle,

Dispenser la faim, la rage et l'envie.

 

Mais vos jours morts-nés des mots m'ont vidé,

Vermifugé comme un faux moribond

Au masque clinique en pitié mâchée

D'un César affranchi du rubicond.

 

Le pourpre de mes joues s'en est allé

Dans les vapeurs de gloriole éphémère;

Et je me vis statufié, compressé

Tel un césar donneur de sang polaire.

 

Pressé certes non, mais un zeste comme

"Bonjour", la lune, un manche, une baleine...

Un fier à bras raccourcis, rien qu'un homme

Au sang coulé dans le bonze en déveine.

 

Et tous ces longs vers dont je me déleste

Pour me délecter nu sans camisole,

Et ces barreaux bien frappés de dix pieds

Dans l'univers anesthésié m'isolent.

 

Pardon les amis, je hurle pardon;

Et Danaïde en vos déserts sans fonds

Je remets pour griser vos oraisons

Un pif rouge, des gants de contrefaçon.

 

edouard_divers22

 

 

 

 

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13/01/2009

RIRES D'UN QUASI-MODESTE

 

Je me fends la gueule en raisonneur de cloches,

Quasi démodé pour les pigeons d'autres drames;

Les éclaboussant de mon bonheur sans cinoche,

Il est possible que dans leurs foyers ça crame...

 

Je me gausse en maître-queux des pâtées de choix,

Sans  m'ouvrir aux suppositoires de Satan;

J'ai des gousses d'ail et tant pis ça fait mal parfois

Dans le fondement sans vaseline du parler franc...

 

Je m'esclaffe en maître au plus profond de moi,

Sans trop m'ouv-rire aux angelots de consolation,

Jeunes esclaves en leur taverne d'amis babas;

Mon pognon c'est libre amour, pas leurs oignons...

 

Je me dilate en rature à dessein quand

J'entends parler de profil exigé par

Les négriers de tout poil qui n'ont que les dents

Blanches et c'est pourquoi de front je glande à part...

 

Et me déride à l'extra-ball de mon flipper,

"Shoot again boy", me dit l'éternel printemps;

Mais tirons le rideau sur le côté coureur,

Jardinons aux chandelles un cinquième élément.

edouard_divers22

 

 

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04/01/2009

ELLE REVE

 
hhhhssstttttt

Elle rêve

 

D'un paradis déréglé, Sodome et Gomorrhe...

Aussi de nuit d'enfer où le tapage est d'or.

 

Nuit rafraîchie par une ondée qui réverbère

Le spectre de saints congédiés par Dieu le Père...

 

Car ils détrournèrent en dérision sa gloire,

Etérnelle est l'errance et clos le purgatoire.

 

Car au ciel montèrent bouquets de testostéroses,

Pour jouer la Cène en metteurs-magiciens d' "OSE",

 

Servir en calice un sang de vierge flétrie,

Et laper le nectar moins ultra jusqu'à la lie.

 

edouard_divers22

 

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ESPRIT DE FAMILLE

 

L'ongle Sam eut trois neveux:

Plume et Poil et puis Cheveu...

 

Plume avait l'art de monter

Sur ses grands chevaux sans selle,

Cheveu la peur de tomber

Dans la soupe aux vermicelles...

 

Quand Poil était bien peinard

Dans la main d'un chef de gare.

 

Plume un jour dit à Cheveu:

"Redresse-toi nom de Dieu,

Moi j'aurais plus fière allure

Au cul d'une oiselle impure...

C'est la peur d'être coiffé,

Mais tu ne peux y couper...

D'autres avant toi sont tombés

Dans ce tombe-eau qu'est l'évier!

 

Cheveu répondit: "Ma foi,

Aux grands vents comme aux grands froids

j'ai résisté, vois ma neige,

Alors pourquoi m'en ferais-je?"

 

Plume alors se fit sévère,

Dans les cages on ne rit guère:

"Tu sais Tif, les pellicules

N'ont rien de cristaux de glace,

Chétif au quotient de bulle,

Il vaut mieux que tu te casses!".

edouard_divers22

 

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