18/04/2009

UN PLAGIAIRE A SUCCES

              

Muse ô ma poule aux oeufs d'or,

Pourquoi picorer toujours

Quand je cherche des accords

Dans une autre basse-cour?

 

Mes vingt refrains coquins n'ont rien

De neuf, mes psaumes ampoulés:

Des caquetteries..mais en un clin

D'oeil mes fans seront plumés.

 

Je rappe en gospel, jazz afro...

Mage à cloche-pied je danse,

Et frappe avec un look inso-

lite et masque de transe.

 

Mes shows sont autant de grands-messes

Où j'hypnotise avec adresse

Un troupeau très fluorescent

De pantins fêlés du tympan.

 

On se bouscule au portillon

Du maestro de l'illusion;

On crie au génie, on révère

Pour un air pas piqué des vers...

Mais à des Noirs, blueseux croque-notes,

Fils d'esclaves aux nerfs en cracotte.

 

51147~John-Lee-HookerVVVVVV

edouard_divers22

  

 

 

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13/04/2009

ICI L'OMBRE, MES VERS VOUS PARLENT

 

Silence on tourne...en rond,

Bagnards au style banniéré,

Steve McCouenne, faux Papillons,

Haut hissant des fleurs lardées

De coupe en coupe à champagne

Cérébral, on décochonne

Un foutoir de vie sans pagne,

De pudeur ciné qua non...

Clampins vides on porte beau

Quand l'inspiration défaille;

Outre-Muse, outre-Rimbaud,

 Riviersifiant la frimaille

Et charriant clichés vaseux

 D'hymnes aux sédiments rebelles,

Aux saints cons pas textuels

 A lire en braille, langue doigts queue…

 On se colliérise en perles

De sueur, on s'abandonne,

 Coulants comme un neuneu merle

Qui siffle quand mort claironne,

 En rimes de lèse-majesté,

 Croisées sans autre comptoir

 Qu'un écran pour s'achever,

 On ne tourne pas dans un bar

Mais sous les barreaux d'edouard,

Sur l'air barré du lascar.

 

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08/04/2009

INTERACTION 2006

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Je surfe sur les terrains vagues,

Sans être repu d'herbes folles;

La vie pour moi n'étant que blague

Et dérision dans le formol...

 

Tu as dans le coeur un poussin

De Pâques à peine éclos de l'oeuf,

Sur lequel j'égoutte en coquin

Potions d'avril, buphallo-bluffs...

 

J'ai dans la verve un citron

Pour tel ou tel poisson Saint-Pierre

Farci de basilic au nom

Du fisc, du simple esprit, du prospère...

 

Dans tes mots transparaît le laurier

Pour qu'un peu je repose au chaud

Comme un fin César mollardé

Dans l' égo par Brutus & Co...

 

Dans mes gestes un faisceau de parfums

Qui fouettent un instant les flashbacks

En un tour d'esprit, tour de main,

Te décompostent ô coquille Saint-jacques...

 

Toi...Tu as dans la tête un passereau

Qui me siffle ses évangiles,

Et quand je me lamente à l'eau

Trouble, c'est mon alcool volatile...

 

Car tu as la subtilité

De ces anges dont les fines ailes

Aux soleils cruels ont brûlé,

Mes élytres se signent et prient ton ciel...

 

Ciel astrakan, chaleur émise

En pluie des nues...vigne de pudeur

Effeuillée dans la boisson qui grise

En fables de la loi d'apesanteur

...L'ineffable Terre Promise.

 

edouard_divers22

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06/04/2009

IL ETAIT UNE FOI

 
 
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Nous voguions râpés sous cloche,

Un collier de merles au cul,

A défaut de grives en broche

A reluire un poil de jus.

 

Sans pulpe et cons comme un poulpe,

Nous encroûtant dans le vide,

Nous ne battions notre coulpe

Jamais sans bible pour guide.

 

Glabres aux bréviaires de comptoir,

Nous nous poilions en béats

Gobe-mouches à merdouille, histoire

D’en chier des tonnes aux combats…

 

Combats des chefs de la foi,

Et nous couvre-chefs à plat-

Ventre sur les crânes en joie

De nos protégés prélats.

 

En vivants paratonnerres,

Nous nous dressions les sens, fou-

droyés par les faux éclairs

D’un ciel ivre de gourous.

 

Et la peur aux ventricules,

Ignorions le Père absent,

Ce Père  ab100% nul,

Mystère et bible-gomme, vent…

 

Heureux les pieuvres d’esprit,

Les geôliers tentaculaires,

Le néant ne s’en méfie

Pas, et vogue le gruyère !

 

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edouard_divers22

 

"Phare dans la tempête": peinture de Claude-Joseph Vernet

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01/04/2009

PRINTEMPS DESORIENTE

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Bouddha de comptine en chambre froide, au credo limonade ...

 

L’homme étincelait de rire, au plus profond des fleurs diaphanes à veines éclatées.

 

Songe ouvert, tel un tombeau de marbre zébré d’yeux clignotant leur bride abattue. 

 

Le soleil soulignait les chants de sève et d’opium, où se faufilaient blancheurs angéliques et beautés létales au petit matin sperme.

 

Un goût de prière à poison candi se traînait dans la rosée de toiles et cantiques, au clair de l’une et l’autre luciole étrange en décalage horaire.

 

Un hiver à la cloche de bois partait, cerf-volant sans motifs et certitudes.

 

Encre de printemps, vert émeraude en l’écrin d’un papier si fin qu’il est filigrane, l’homme en paix s’éteint les cheveux jadis brûlants de colère.

 

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edouard_divers22

 

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POISON D'AVRIL

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Homme oublié de Dieu,

Garde la tête haute,

Et grimace en tout lieu

De ton dégoût, la faute...

 

Tâche de te montrer

Fidèle à Lucifer,

L'aïeul des voluptés

Chères aux coeurs de pierre..

 

Honore ton épouse,

Conception maculée

D'ignobles bagouzes

Et de crème à fouetter...

 

Tiens-toi comme un menhir

Ecrasant la vermine,

Sans trop te repentir

Des pulsions assassines...

 

Dépouille le nanti

Des diamants et rubis;

Avec de simples pierres,

Lapide la misère...

 

Prends garde à la pitié

Que pourraient t'inspirer

Culs chastes et curés

Aux suppliques mal-biaisées:

 

Crapauds de bénitier...

Bien tristes créatures,

En humour ordurier

Traduis leurs écritures...

 

Envoie quelques copies

A nos amis guignols,

Que ces poisons farcis

Fassent en avril école!

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edouard_divers22

 

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31/03/2009

FLASH

 

Ton saint-frusquain de bazar,

Que j'auréole en diablotant

Par giclées de verge-encensoir,

A la beauté du faux-semblant.

 

Ton négligé flash donne un style

A cette échevelée candeur,

Quand des truies de salon s'épilent

Pour un soupçon de poil au coeur.

 

Ton frock'n'roll évasé

Comme un dandy sous Warhol,

T'affiche un air moins blasé

Que Bowie singeant les folles.

 

Ton fuseau d'encre aussi souligne

Un profil d'Ariane androgyne;

Mais il faut lire entre les vignes:

Eve humide et sobre féline.

 

Sous ton fichu, cache-coeur

Aux fuschias bien motivés,

Vient d'éclore une fleur

Loin des vals siliconés...

 

Fleur de magma qu'on effeuille

A la folie, prends-en soin;

Lèvre pour lèvre, oeil pour oeil

En ce volcan de quatrains

 

Qui mes amours mortes soudain

Barbouille en pittoresques ruines;

Mille et un soir de blancs satins

Nous fait miroiter, lutine!

 

edouard_divers22

 

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30/03/2009

LIBRE

 

Dans le vent sans para, sa chevelure...

Esquisse en parfums de libre danse;

Le chignon défait, défi d'azur

Aux nues abjectes d'un sans-conscience...

 

Car c'est là qu'il l'avait dé-portée,

Trophée de chasse à court aux pigeonnes,

Pour son chignon, sa gorge serrés

Comme un cul non profané de nonne...

 

Elle a pris le chemin de traverse,

Direction la première averse

Pour s'y voir claire, et plus la dernière

Pluie qui fait naître avec des oeillères...

 

Sa mise à feu? L'objection de méfiance

Ressassée d'un quadrilleur para-

"Comment donc as-tu cette insolence,

Ne pas marcher au pas dans mes pas!"...

 

Ses "je veux" dégradés, mèches rebelles

Aux yeux du goupilleur de grenade,

Ce para-"chut la ferme et sois belle

Ou je fais rafaler ta façade"

 

Lui valurent un passage à tabac

D'amour propre au génie plantigrade,

Avant l'envol à la cloche de bois...

Dolly s'enfruit vers d'autres grenades

 

A la chair d'encre où nul besoin n'est

De prêcher la paix qui va de soi,

Un pays vermeil et sans collets,

Sans paravent pour idole en croix...

 

De Cocagne c'est sa poésie

Qu'elle envoie, son zeppelin délié

Pour l'amour vrai d'un Winnie en pluie

Tout crevé dans les cieux d'enfance remués...

Sa peluche un peu retrouvée, qui sait,

Au vent neuf d'un matin d'éternité.

 

edouard_divers22

 

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27/03/2009

SOLEIL AU MENU 1997

 
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               I

Place au sel je suis

Presque neuf, hop-là!

Me faire aujourd'hui

Bouffer,  je veux pas...

 

Nul besoin demain

Pour joindre les bouts,

Du plein quotidien

D'argent qu'ont les fous...

 

Fous de la besogne,

Bourreaux sans griefs,

Cerveaux qui s'éborgnent

Aux compas des chefs...

 

Ils sont tous perdants,

Le coeur qui se vide,

Et, l'amorce aux dents,

Acceptent la bride...

 

Ils n'iront pas loin:

L'argent, c'est l'amorce;

Perdront en chemin

Ce qui fait la force

 

Du grand voyageur

Fou, sans maître à bord,

A qui ne font peur

L'amour et la mort...

 

Ils n'iront pas loin...

Sous un noir clocher,

Sangleront la main

De leur mal-aimée...

 

Sous-fifre à son tour

A tant dire "Amen"

Au lit comme au four,

A son faux mécène

 

Qui compense à plat

Les humiliations

Des boss au sang froid,

Par l'amour-frictions.

 

         

           II

 

Passez-moi plutôt

Le sel pour aller

Piquer à vau-l'eau,

Pique-niquer ma fée...

 

Fée de logiciel

Sachant se mouiller,

Qui déloge au ciel

Des ourses bien léchées...

 

Hors-catégorie

Au sans maître nage,

Libraire engloutie

En mes tristes pages...

 

Clitariste aussi

D'un rock incisif,

En flux d'énergie

Brisant les récifs...

 

Danseuse air canaille,

Samba Calypso;

Tremblent mes entrailles,

Tintent ses grelots...

 

Pêcheuse de perles

En apnée béate;

Sifflée par les merles,

Grivoise écarlate...

 

Timide à ses heures

En skaï et jarretelles;

Miss Terre à toute heure

Pour moi, gueux partiel...

 

Nous irons très loin,

Sans rapport de forces;

Loin devant les goin-

fres gobeurs d'amorce.

 

edouard_divers22

 

 

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25/03/2009

A EDDY

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Toi l'homme aux airs lunaires,

Aux hiers d'improbables cratères,

Toi le scruteur de zéniths insondables,

Aux esprits Sahara, marchand de fables,

Souffleur de vers salutaires à ses heures,

Toi le précheur de bazar, on s'en bat l'beurre;

Toi le diablotin qui s'écorne pour un rien,

Incendiant Mers Mortes au gré des parchemins,

Taillant costards aux blaireaux de catalogue,

Toi le mélo-manne céleste en rêve, pas en vogue,

Qui tombe dans les "sans-coeur à l'ouvrage"

En pluie de fin mirage,

En pepsy mi-Cola mi-chologue,

Toi le Don Quichotte au cheval cabré

Qui bascule en arrière, en arriéré,

Au moindre couac, moindre bémol,

Toi Sagittaire aux flèches trempées dans le formol,

Dans le miel ou le fiel, c'est selon,

Toi l'ami des sirènes et des queues de poissons,

Dérapeur qui rappe son gruyère existentiel,

Toi qui fais tout un fromage, tout un bordel,

D'un after-chèvre cyclope unicorne,

Toi le raseur d'armures et de bornes,

Matamore éclopé dans le moral

A trop glisser sur des peaux d'banal...

Je te chiquitâte le sexe et le pouls:

Ils grimpent synchrones aux miens, quoi de plus fou,

Quoi de plus normal !

edouard_divers22

 

 

21:26 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |

18/03/2009

BOIRE LA VERITASSE

 
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Un tissu de vérités, ça ne s'invente pas...

Mais ça se paravente aux aquilons

D'âcres et vilains souffleurs d'effroi:

Crapauds-buses, aquilins Nérons...

C'est l'empire des baves et morves à galons.

 

Une massue de mensonges, ça ne s'évente pas...

Mais s'abat comme un bas morceau, con-fiente

Chiure de mouette rieuse à

Décrypter sans l'antenne qui glande

Sous l'emprise d'un viagra de contre-bande.

 

Une issue sans voix, ça ne se vante pas...

Mais ça se couvre en impair, manque et passe

Au tragic-strip d'un poker las

Du macadam aux caméliasses,

Conter salades à soi-même dans l'impasse.

 

Un cossu grand cru, ça ne s'éviante pas...

Sinon le palais va se délustrer;

Car l'eau dans le vin se fourvoie

Quand noblesse n'est pas mesurée

En édulcorps, mais pieds de vigne vraie.

 

edouard_divers22

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16/03/2009

A VULCANA

 
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Strombolique et vésuvienne,

Méditarachnéenne,

Etnarc à flammèches et la

Coulée de bave en branle-bas-

Ventre insouciablement goinfre,

Clitoring my bell et couic,

Voici le camphre des nymphes

Qui s'épanche en italicks...

Puis ça clapote à l'anglaise,

Enfilade slow-rock où col

Déroulé je me balèze

En ton cul, m'extrapopole

Et tu files à toute allure

Un bon coton, tiges en bascule,

Et sans écran de sinécure,

Vers nuit d'enfer qui s'immacule

En pluie d'étoiles, tu maréchiales,

Fers en l'air, sans gêne et râles

En symbiose indégradable

Avec mes mots-valises, vocables

A poupées russes pour l'increvable

Jésus-fontaine, femme en croix,

Fervente au P'tit Sous-Bois

De Lit, coeur mirabelle

En diable tu te décibelles,

Sans queue ni tête aux baise-tout-droit,

Comme un néologisme à moi...

Faut l'câble !

 

Sans titreuuuuaaaa

 

 

 

edouard_divers22

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15/03/2009

AURORE

 
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Dans un nightclub aux sons fanés,

Bad girls et rock around the clock,

J'ai swingué pour tout balayer

De mes amours brisées, du toc...

 

Puis tangué sur une argentine

Invitation à la luxure,

La bière en émoussant mon spleen

Me disait: "barbe noire, assure!"...

 

Ecumant, j'avais l'oeil ancré

Au corsage en cuir échancré

Sanglant la gorge luxuriante

D'une Aurore, ombre rougissante...

 

Sa robe ondoyait lentement,

Et les bas résille, eux, filaient;

A l'annulaire un faux diamant

Au gré du laser scintillait...

 

A vrai dire elle avait l'air triste,

Egarée parmi de vieux paons;

Plus d'un s'ingéniaient sur la piste

A lui plaire et l'alcool aidant,

 

J'étais paré pour l'abordage

De la new-wave cuirassée

Contre les charmes d'un autre âge,

Aux pas de quatre chaloupés...

 

Bien sûr je n'étais qu'un ringard

Flibustier des coeurs au long cours,

Cherchant toujours la perle rare

Et sous ses fantasques atours,

 

J'ai découvert en cette fille

Un trésor de pudeur enfoui,

Vierge îlot sur le gouffre au clair

De ma lunaison solitaire.

 

Mon oeil glissait sur le platine

De ses longs cheveux satinés

Quand, l'esprit noir encre de Chine,

A ses mots bleus je fus glacé

 

Comme un papier de magazine

Où l'on s'aveugle des splendeurs

Qui nous feraient courber l'échine

A leurs caprices mais...pudeur!

 

Elle était froissée pour un rien,

Papier bible et peau de chagrin

Qu'en moi  j'ai vue se rétrécir

Au lent réveil de mon délire...

 

Car tout cela n'était qu'un rêve

Pieux de fleurette en fin d'automne;

Il est des soirs où les cieux lèvent

Un coin de voile et j'en frissonne...

 

Les soirs où je danse envoûté

Par Aurore, impalpable étoile,

Je remercie la muse en pieds

D'éclipser mes amours triviales...

 

Le temps d'une illusion trop sage

A mon goût mais quelle importance;

Elle agrémente mes naufrages

De vagues lueurs d'espérance...

 

Chiffonnée par mes idées noires,

Aurore imbibe son mouchoir

Quand, sur un amour qui s'échancre,

J'obsaigne et sue mon encre.

 

edouard_divers22

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09/03/2009

2 PENSEES PERSOS

 

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15:00 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

05/03/2009

PANNE

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Sofia sans soucis,

Si souvent fati-

guée moi je pleurniche,

Et chienne elle s'en fiche...

Fichu coeur de chiffe

Molle à son corps dif-

férent des canons

De beauté, je fonds...

Je fonce à l'appel

Des bises à la pelle,

Pour m'oublier dans

Ses sables mouvants...

Vampire et meilleur

Qu'un diable j'aspire

Alors la candeur

Des joues cramoisies...

Zig-zag à deux doigts

Du noir isocèle,

Je caresse un bas-

ventre sous dentelles...

"T'es le roi" dit-elle

Entre deux frissons,

"J'ai froid limaçon,

Deviens ma chandelle!"...

Elle s'endort en pé-

tard mouillé sitôt

Fini mon ciné...

Bandomètre à zéro.

 
 

 

edouard_divers22

 

 

 

 

 

 

 

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