19/06/2009

A la fille matraquée par des mâles étriqués

 
 
pégase
 

Tu baîlles aux plumes éparpillées

Par les dindons du décorum,

Et sous l'édredon tu perds pieds

Loin du terre-à-terre et ses hommes...

Ding dong un carillon t'élève

Au rang d'ange à la note aigue,

Carillon d'or sonnant la trêve

Des plaies sans cri, des rires fourchus...

Les gongs des singes lourds en dragouille,

King-Kongs et frappadingues fripouilles

Qui se cognent des femmes-arpèges,

Te laissent rêveuse, la foire aux nouilles

Du Paris-Matchisme au Saint-Siège

Ne sacrilégera ta finesse

Qui se pégase au bois dormant,

Bulle jument-foutiste en dé-stress

Hors l'écheveau d'un jour pur sang...

Ressource-toi sans sourciller

Dans l'eau séraphine en naïade,

Pied-de-biche à l'oeil dépoudré

Pour émasculer mitroeillades

Aux combats cons du lendemain,

Slaloms entre bourses et valseuses

Bien pleines au propre masculin,

Qui se figurent en hard-crockeuses...

Qui te défigurent en fille creuse.

 

 

edouard_divers22

 

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15/06/2009

LES DOIGTS (contons fleurette?)

 

main6987

Un annulaire

Nu sans alliance,

Par quelle prière,

Par quelle absence...

Auriculaire

Pour les murmures

Aux murs de pierre

A l'oreille dure...

Bagues à pigeonne,

Flingue en érex

Mis à l'index...

Adieu Capone

Pourpres rivières

Et claques majeures,

Où se noyèrent

Cerises en pleurs...

Va Petit Pouce

Droit de l'avant;

Vois des fleurs poussent

Semées au vent...

Connaissons-nous,

Contons lilas

Mais sur le bout

De nos vingt doigts!

hands54

 

edouard_divers22

 

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12/06/2009

SUBJECTIF PRESENT

 

baconTTTTT

 

Avant mon déluge, rien:

Pas l'ombre d'un rondeau,

Pas une pluie de quatrains,

Pas même un vermisseau...

 

Puis la chair se fit verbe,

Chair aux impératifs

Singuliers, verbe aux herbes

Fines en coups de canif...

 

Verbe saignant d'amour

Meurtri, à fond de cale,

Verbe cinglant d'humour

...Surenchère à l'étal.

 

Verbe rose en collant

Au subjectif qui prêche

Le déconditionnement

Des chairs faisandées rêches.

 

Verbe vache en folie

D'abattoir virtuel,

Verbe qui boit la lie

Avant le cru charnel.

 

edouard_divers22

 

 

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10/06/2009

ERE DU BLAIREAU

 

 

aaaaaaaaaaa

 

 

Voici venue l'ère du blaireau,

Muscu standing air intello...

Sacrifions le fond à la forme,

Au diable la conscience hors normes!

 

Dissimulons pudiquement

Sous le boisseau des bienséances

Nos perversions nos sentiments

Plats, les Gainsbourg nous font offense!

 

De nos chefs aimons les idées,

Le plus fourbe a bien décidé...

Tant qu'il nous offre du boulot,

Rampons sous lui, rouge ou facho!

 

Et pions sur un grand échiquier,

Avec un oeil sur nos chéquiers,

Coulons-nous dans les plus beaux moules,

Bateaux sobres, craignons la houle!

 

"Bateau": le qualificatif

De nos berceuses préférées;

Feignons parfois, cerveaux chétifs,

D'avoir un faible pour Ferré

 

Quand le gratin loue ses délires;

Et si l'on croise un vieil anar',

Surtout ne pas le contredire,

Mais restons sourds à ses bobards!

 

Des canards lisons les manchettes

Pour meubler nos conversations

Misérables, on n'est pas des bêtes,

Le geste compte alors versons...

 

Des larmes de croco pour l'Afrique

Maigre et l'ozone, clous de l'info,

Mais si des blacks cherchent le fric

Et taillent nos zones: vade retro!

 

Partons vers les pauvres contrées

Pour nous initier au tennis,

Grâce au Club Méditerrannée,

Trous de balle et feux d'artifice!

 

Blaireaux soyons et fiers de l'être,

Envoyons le naturel paître!

 

Au nom du prospère, de l'artifice,

Et du simple d'esprit...

 

 

edouard_divers22

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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09/06/2009

ERE DU VERSO

 
auversoe

Voici venue l'ère du verso...

Mais s'il nous faut tourner la page,

Que ce soit recta sans rétro

Sur tous les brouillons d'un autre âge.

 

J'oublierai sans délai mes lignes

Aussi polies qu'un cul d'albâtre,

En calligraphie de joie digne

D'un moine hanté par Cléopâtre...

 

Tu oublieras les gribouillis

D'affection pour toi bien fictive,

Aussi vrai que l'on a failli

Gommer en toi la fleur lascive...

 

Quand sans oeillères, en crack pensais-je,

Ma ligne de conduite était

Celle d'un poney fuyant manèges,

Et les "je t'aime" à l'imparfait...

 

Je me cabrais pour des broutilles,

Accent grave erreurs de sédi-

tieux, je piaffais dans une impasse,

Une impatience en mon Parnasse...

 

Havre navrant de poésie,

Spleen en fanfare et facéties...

Je n'attendais que toi coquine,

Pour mettre le spleen en sourdine...

 

Et tourner la page aussi sec

En mouillant tes yeux de bonheur;

Alors foin de salamalecs,

Conjuguons le verbe "être" en choeur:

 

Je suis tu es surtout nous sommes,

Tout neufs dans l'amour et la baise;

Et qu'importe le reste en somme,

Le recto froid d'éparses braises.

 

edouard_divers22

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05/06/2009

A TOI LARBIN DU POUVOIR

 

BRÜLE

Démollassonne-toi,
Vas-y mollo-tov;
Concocktail un plat
D’épices, haine et love.

Expose en un seul
Jet ta déniaiserie;
Explose à la gueule
De la hiérarchie.

Si bombance il semble
A toi bon de faire,
Va comme un pur l’amble,
Pur son du tonnerre.

Secoue ta crinière
Dans les éléments
Déchaînés, blatère
En cha-lu-meau franc.

Chameau brûlant d’art
Frondeur, anti-boss;
Frondaison de rares
Mots qui l’encolossent

Sans vaseline ou beurre,
Il baigne dedans;
Défionce-lui sans peur
La boîte à brigands.

Allume un cigare
Avec son zippo;
Dézippe-lui le dard,
Ecrase un sanglot.

edouard_divers22

 

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04/06/2009

COLLECTIONNEUR ETRANGE

 

ZUT36

 

Il chasse à court de silences

pour sa collection de "shut!";

Quand il en a plein la panse,

Il gargouille au temple en brute.

 

Si les cinq "shut!" et demi

Suffiront pour aujourd'hui,

Plus tard bouchées doubles mettra

Pour enfiler onze "bah!".

 

Quand sous les spotlights on s'bat

Pour des légions de nanas,

Quand de leurs "zut!" brille sa mitraille,

Il dit "chouette!" et se taille.

 

La Croix des Braves et d'Honneur

Aux pigeons des catastrophes,

Aux pas d'oie qu'on plume en choeur,

Il en rit, c'est pour les "bof!".

 

Mais la médaille du beau-frère,

Star des chenilles ouvrières,

Cloue l'orgueil en son poitrail

D'épinglé papillon, aïe!

 

edouard_divers22

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02/06/2009

A TOI COEUR DE BLANCHE-NEIGE

 

 

saintgeorgeterrassantledragon1504aa

 

Les clochards au coeur d'orge,

Clampins de seigle exquis,

Les dragons Nuits-Saint-Georges

Ecorchés dans la suie...

 

Les cracheurs de feu triste,

Chaloupeurs sans le masque

De Merdier Gras, trappistes

Aux étoiles en bourrasques...

 

Les marquis feutrés noir

Se démarquant l'heure H

En fumées-désespoir,

Qui le jour gisent en taches...

 

Les nez Farinelli,

Sniffant leur vie castrée

Par le viol de harpies

Dans la poudre haut-perchées...

 

Je leur souhaite au sens

Propice et figuré,

D'écluser ta lactance

En propres nouveau-nés.

 

edouard_divers22

 

tomwaitsyu

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01/06/2009

BLANCHE CROQUEUSE

 
dame blanche

Je vous suivais à la trace,

Blanche Neige ô poudre d'oubli,

Pour un soir briser la glace

En quelques morceaux choisis...

 

Choisis de mon répertoire,

Le fin du fin de la frime;

Vers luisants, plume-encensoir,

Zeste d'animal en prime...

 

Prime abord on s'est goûté,

Puis j'ai filé à l'anglaise

A vos plats de crudités,

Je rêvais ne vous déplaise,

 

Encore et toujours d'âme blanche,

Malgré l'ombre des nains louches

Qui vous envoyaient aux anges,

Vos gagne-pain, des gobe-mouches...

 

Tous roulés dans la farine,

Dégâts dans les portefeuilles;

Moi je vous aime en sourdine

Pour vos deux dents d'écureuil...

 

Petit air d'enfant bébête

Et mots d'amour à la noix...

Je vous aime, un vrai casse-tête,

Frêle et croqueuse à la fois.

 

edouard_divers22

blanchecccc

 

 

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30/05/2009

SANS POESIE...

 
 
lune

Amis non  jurés de la lune, ennemis

Du tout tracé d'avance et du temps

Linéaire, esprits frappeurs et frappés,

 

Que seraient nos quartiers lunaires,

Si l'on en liftait les cratères?

Que seraient donc nos poésies,

Ces quartiers nobles, sans folie?

 

On irait mendier les croissants

D'un Pierrot doré funambule,

On irait par monts et par vents

Sans voir la moindre libellule.

 

On irait par mots et par vin

Mauvais piqueter nos trains-trains

D'immoral et de vicinal

En copié-collé serré...bral!

 

On nierait bien sûr l'impossible,

Passant les fantasques lunes au crible,

En baudruches aéropha-chics

Aux bas quartiers de prose en tics

 

Taquiner les coucous c'est moi-

Tié reprendre la libre plume!

Et du prêt-à-pioncer les lois

Brouiller! Baisons marteaux l'enclume!

 

edouard_divers22

 

sword

 

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28/05/2009

ICONOCLASTATION POLAIRE

 

Sans titreaer

 

Je veux être écrivain manchot primé cent fois,

Avec un nègre baîllonné pour bras droit.

 

Je veux être roi pour fracasser ma couronne

En public et cacaphonier la Brabançonne.

 

Je veux être idole aux marches du Panthéon,

Sur le point de crever renier mes chansons.

 

Je veux être pape et souiller ma robe blanche,

Vomir le sang du Christ au Tiercé du dimanche.

 

Je veux renaître en boycotteur de Trinité,

Clebs de compagnie parti loin se coyoter.

 

CAR

 

Je ne veux pas bronzer idiot sous leurs lanternes,

Borgnes seigneurs au pays des aveugles ternes.

 

edouard_divers22

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26/05/2009

PROJET D'EDOUARD

 

 

 

M'ouvrir à l'abscons quand mes gerbes iront,
Patience en couronne, chrono dans le fion.
 
Prendre le maquis des glaces insolites,
Ne rien maquiller, prendre un bain d'Inuit.
 
M'offrir à l'écrit comme un cri primal,
Coucher les folies du crâne à spirales.
 
Cornaquer mes fumées dans un noir d'encre,
Y mettre un nez rougeaud d'auguste cancre,
 
Un lustre en poudre à l'oeil cliché qui cerne,
Rubis sur l'ongle incarné des pieds ternes.
 
Snober du rase-motte les moqueurs Merlins,
Poncifs épilatoires, lance-pierres d'alun.
 
En petits souliers de vers décapodes,
M'enchanter d'un rien, Cendrilhomme commode.
 
Sans guetter baisers de pinces à tétards,
Princesses à crapouilles, cracher des mots l'art.

 

edouard_divers22

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25/05/2009

RETROVISIONS II

 

hytf21

 

Epouvantail pilier de gare

J'appelle en vain les oiseaux rares

Qui n'ont rien d'anges migrateurs

Pour une aumône aux petites heures

 

Je vois des néons racoleurs

Promettre aux vautours noctambules

Un inoubliable quart d'heure

De rodéo sur une mule

 

Mulâtre imbécile et si belle

Qu'on ferme un oeil sur ses silences

Sur sa torpeur malgré laquelle

On espère un soupçon de transe

 

Je l'ai fort bien connue jadis

A la merci de l'artifice

La came était notre compagne

Parfois nus battions la campagne

 

Et dans l'aurore humide et froide

Je me réchauffe en souvenir

De quelque lascive escapade

Sous le ciel en train de rougir

 

Je revis cet instant sacré

Comme une vache de Bombay

Déraison, flashback dissolvant

Je voudrais m'y perdre souvent

 

Que le présent n'existe plus

Ni ces gens sourds bien entendu

Ceux qui réservent leur amour

Aux coeurs vautrés dans le velours

 

Quand moi je squatte la poubelle

D'un monde où la fantaisie dort

Clochard habité par la belle

Rose éclose au vent de l'aurore

 

Après une étrange parade

A la manière afro-cubaine

Qui rend la raison marmelade

Et la libido souveraine

 

Point d'orgue d'un amour défunt

J'étais alors sapé milord

Dans l'air flottaient son clair parfum

Sa robe en soie bleue lamée d'or

 

Et moi défiant la gravité

Qui pourtant m'était coutumière

Avec un humour si léger

Que je me sentais mongol fier

 

D'être éclairé par le génie

J'avais le sens de l'ironie

Mais pluie de mort fine a chassé

D'un amour les ronds de fumée

 

edouard_divers22

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18/05/2009

RETROVISIONS I

 

 

Fil barbelé vivant,

On m'en donne à retordre…

Et j'ai pris les devants

Pour moins de poussière mordre.

 

Je me souviens quand j'é-

tais rideau de silence,

Quand pour le temps tuer,

Je m'inventais potence.

 

Me souviens les grillages

Des interdits pas clairs,

Grillant là clopes à l'âge

Où l'éclopé cœur serre.

 

Me souviens les cascades

Vénitiennes, croupes d'airain,

Se gondolant du fade

Petit glaçon sans teint.

 

Me souviens les inter-

stices des vitrines à voiles,

Et mes vapeurs au clair

De lunes épiées, vénales.

 

Me souviens les reptiles,

Chômeurs de labyrinthe,

Qui s'entrebouffaient pile-

Poil aux lueurs de pointe.

 

Me souviens fille Ariane,

Soprane aux cimes, fondue

Pour délester l'iguane

Voix basse et sans issue.

 

Me souviens le sang-froid

Que je voulus garder

Sur le soleil au plat

D'un jour neuf annoncé.

 

Qu'en reste-t-il, filet

De saurien, peau d'chagrin,

A la crête inversée,

Barbelant l'ombre en rien.

edouard_divers22

 

 

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16/05/2009

BOUGLIONNE PERSO

 

jackson5

 

A

Brader (pour m'acheter une raison):

 

Chameaux gyrofardés d'un cirque ambulant,

Dromadaires à la bosse des maths, cerfs volants,

Eléphante qui se détrompe au strip poker,

Felliniens saigneurs, félins péto-manants,

Gazelles enfilant des strings aux lions pépères,

Hérons, petits hérons s'auto-tamponnant,

Impalas qu'on ne trouve pas ici non plus,

Jaguars qui friment et carburent au superflu,

Ko-Allahs traîtres mâchouilleurs de coca,

Lézard lève-toi, Redbull t'aidera,

Mastodontes aux moeurs légères et libertines,

Nounours éventrés par des poules à canines,

Otariens, mais vraiment plus rien pour cent balles,

Phoques hétéros qui pour des pin-gouines s'emballent,

Quarante pies voleuses, de Dali babas,

Rats d'égoût pique-assiettes et qui font du plat,

Sagouins fous s'éclatant la rate à plat ventre,

Tigresses SM tatouées de salamandres,

Ultra-paresseux fumeurs qui se les roulent,

Vaches à laids boutons, noirs poulpes d'encre,

Walla-bis à voiles et à vapeurs qui soûlent,

X (combien au juste?)

Yétis me prenant pour un abominable

Zébre au disque rayé de vers minables.

 

edouard_divers22

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