10/08/2009

JET SET BLUES

 

supertramp

 

Richesse ô ma richesse, lâche-moi la grappe et les tongs fluos, j'aspire à la nouvelle pauvreté!

J'en ai ma claque des macaques de la jet set, ras-la-tonsure des paparasites de Cote d'Azur.

Je veux me baigner dans les caniveaux, la tête haute en aristocrasseux, plutôt que faire la tournée des grands trous ducs, ramper dans les défouloirs Hermès et lécher l' hétéro-clit' chic de quelqu'Aphrodite à caprices et puis c'est fini!   

Je veux baiser les luxuriants appâts des rougeaudes bistrotières, illuminer de mon doigté fier les mistigris de gouttières; en saint-frusquain d'Emmaüs m'aveugler d'amour et lire en braille  les stars des pissotières.

Je veux vivre à l'air libre et m'enivrer des postillons d'autres clochardes hépatiques ou non, je veux mordre aux fruits défendus des immigrées SEF, Sans Eglise Fixe, puis prendre un bain de boue pour soigner mes rhumatismes et le polyarthritiquement correct, pick-pocketter les badauds embagués comme des pigeons de luxe.

Mais avant de virer ma cuti sociale, il me faut vider ma cave en la choyant comme un nabab , car plutôt crever la gueule ouverte à l'entonnoir que laisser mes 20.000  Mouton-Rotschild et Corton-Charlemagne à la  vieille rombière en puissance qui me sert d'épouse et repoussoir, ou à mes 23 relations extras con-jugulées,  incapables de distinguer la robe profonde d'un Château Cos d'Estournel aux reflets violacés d'une vulgaire piquette belge.

edouard_divers22

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08/08/2009

AUTOPSY II

 
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Je naquis d'un orgasme fulgurant,

L'esprit tordu cambré comme en réplique

Aux séismes de câpre et poivre blanc,

Sur un matelas crevé de poux cosmiques.

 

Mon cri losange mort par striangulation,

Cri primal étouffé par les lampions

D'esprits carrés fuyant les bas-côtés,

Annonçait déjà mes crashs embermudés.

 

Je n'acquis le don de déchochotter

Les moulins de mon coeur grand qu'à vingt ans,

Pour moucher la morgue aux pantins moulés

Dans le gaufrier de cons sans poivre blanc...

 

Confisqueurs d'âmes s'enfarinant les vices,

Pompiers pyros, pierrots de lune fielleux,

Confiseurs dealant bâtons de réglisse

Et barbes-à-papa qui ricanaient bleu.

 

Pris d'assaut par les hormones et bouillant

D'impatience à la vue de Blanches-Neiges

D'un blanc cassé par leurs nains de parents,

Je torchai l'anarchie pour d'autres arpèges.

 

Et j'égrenai mes notes en dissonnant

De gaucherie sur d'âpres droitures arctiques,

Me pris les doigts dans les portails clinquants,

Portes ouvertes aux claquettes en pompes à fric.

 

Triangle à cordes, harpe en fer déjà roux,

Coupures au coeur et fils qui se dénudent,

J'ai pété l'aplomb de machines à sous,

Payé crash un strip aux Folies Bermudes

 

edouard_divers22

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05/08/2009

AUTOPSY I

  

RODINLEPENSD

J'avais l'air d'un triste apache

Au parcours mal fléché,

Fumant le calumet, hache

De guerre en mon plumier...

 

Cultivant des grains de verve,

Il m'arrivait parfois

De sortir de ma réserve,

D'épater le bourgeois...

 

Mais je fuyais de dégoût

Les rencontres frileuses

Où l'on couvre ses dessous,

Civilités oiseuses...

 

Mes seuls amis étaient ceux

Qu'on ne rencontre pas...

En mes songes vaniteux,

Ils disaient croire en moi.

 

Je glandais entre deux marges:

Révolte et léthargie...

Maintes fois je pris le large,

Radeau sur eau-de-vie...

 

Pour couler dans cet alcool

Des jours bien malheureux;

Ayant perdu femme idole,

J'invoquais parfois Dieu.

 

J'avais en tête un fouillis

De desseins esquissés

Qui décalquaient  dans l'oubli

Mes projets avortés.

 

Je rêvais d'une oeuvre immense:

Chita devint King-Kong

En mes infécondes transes,

Et l'attente était longue...

 

Mes soirs baîllaient de routine,

Aigreurs édulcorées

Par la croyance enfantine

Au bonheur spontané.

 

Ombre aveuglée de moi-même,

Zappant les vrais soleils,

J'apposais des chrysanthèmes

A mon passé vermeil...

 

Me saignant aux quatre veines

Poétiques, je ramais

Pour me saborder à peine

A coups de bouts-rimés...

 

Saborder en ma mémoire

Un merdier de galères;

Ecrire fut un exutoire

Et Valium son compère...

 

Infirmières en faux-semblant,

Epargnez je vous prie,

Vos talc-shows bêêê-atifiants,

Si jamais je m'oublie.

edouard_divers22

 

 

 

 

 

 

 

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03/08/2009

STOP

 
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Rien n'a trouvé grâce à tes yeux,

Ni mon humour cyclone anxieux,

Ni mes singuliers arcs-en-ciel...

 

Tout est perdu malgré mon feu

Qui fit parfois mouche entre deux

Epanchements bien torrentiels.

 

Ton buste allègre à sensations

Vrombit mon coeur comme un avion,

Ce coeur piraté si souvent...

 

Comme au Mardi gras d'autres froids

Grimés d'amour, la mascarade

A fait long feu, long faux-semblant.

 

Quand toi, l'être en gras caractère,

A la phrase crachée de lunaires

Encres de chienne, tu me pourfends...

 

En petits bouts d'ingrat sans dentelle

A la merci d'autres mammelles,

Qui pourraient bien me prendre au jeu

 

De mots, de mains graciles et telle

Une boule corbillard, ta cervelle

Refuse alors mes coups de queue.

 

edouard_divers22

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30/07/2009

AU SALON DE THE

 

 

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Régal d'aisance que ce tea-time, régal des sens aussi. En matière de volupté Darjeeling , on roule au super, et ta subtile essence féminine réveille en moi des saveurs de musc épicé avec arrière-goût sucré. Car ce plaisir n'a rien de primaire, et ses nuances, ignorées sans doute par les clients attablés non loin de nous, sont le fruit d'un savant mélange d'intuition, de poésie instinctuelle et d'un goût certain pour le Happening.  Le goût du risque aussi. Mes caresses qui s'égarent entre tes cuisses, guettant les moiteurs les plus onctueuses à ma fringale de toi, ont le don d'éveiller des frissons de chair dont le duvet se dresse à deux doigts des lèvres goulues. Mais tu sais te tenir, et goûtes la religieuse comme si de rien n'était. Tout en écartant légèrement les cuisses, tu gardes l'oeil rivé aux petits anges en vitrine. Des anges comme le temps qui se suspend sensuel, un peu comme ce mouchoir qui s'en va sans remous choir et se pose entre mes Weston en un tour de passe-passe-passe bien à toi : passe le minois sous la table, passe les doigts sur le zip,  et passe la langue à mon cornet de classe inversé. Et gâte les orphelines à la framboise au passage..

J'affiche un faciès impassible, on me croirait marbré dans quelque songe ou fixation.  La serveuse, qui  nous sert deux autres Darjeeling, se penche et laisse entrevoir des globes prometteurs, dont mes doigts de navigacteur-metteur en chienne feraient bien le tour.  Mais ta langue n'est pas de bois, et pendant qu'elle s'affaire en dessous de table , je mets au vert ma grisaille  et mon feu de sexgnalisation. Il est temps d'embrayer sans  réfréner nos appétits pâtissiers: je te fouette aux lèvres d'un blanc de crème à t'en pourlécher les commissures, et je sussure un merci de saccharine à la serveuse, comme pour déjouer son attention. Un ange passe, et d'archange fier et droit, mon membre se chérubine. Modestie post-éjac'.

 

Allons femme, redresse-toi.  Trop de génuflexion, sans  moi derrière, nuit au plaisir. En regagnant la chaise avec dans l’œil mille décadences felliniennes, tu me dévoiles à dessein ton absence de dessous chocs, et ton  pare-chochottes m’inspire d’autres plaisirs coupables à croquer, viril tel un Adam qui crache au ciel sa feuille de vigne mâchée.

Bientôt, mon encensoir sacrificiel  en puissance ne tient déjà plus en place : en clair, ça gigote à nouveau dans le boxer. Ne nous traînons plus en langueurs qui nous font baver comme des cadors en chaleur.. Allons viens, direction le Sacré-Chœur où je flatterai ton cul non moins sacré. Et je sais y faire, un don divin m’ont dit quelques chrétiennes adultères. Moi je les crois sur parole, et je giclerai sur l’autel  de tous les délices et  dans ton fruit fendu  l’offrande immaculée, au septième arc-en-ciel de tes cambrures et  poses écartelées...

 

edouard_divers22

 

 

 

 

 

 

 

 

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28/07/2009

TOUT EN FINESSE

 

Je vous salue massive

Pleine de grâce...

Quand vous êtes lascive

Et de guerre lasse...

 

Quand vous donnez votre corps

A la science consommée

De celui qu'hier encore

Vous jugiez si gonflé...

 

Votre pieu maudit ces kilos

Qui vous pèsent sur le moral...

Le mien, hardi comme un drapeau

Lunaire, est chambré cinq étoiles...

 

Je compatis à votre détresse

Onctueusement féminine...

Et sachez que vos caresses

Pour moi sont les plus fines!

 

edouard_divers22

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25/07/2009

ODE A UNE TRAPPISTE

 
 
imagesbière

 

Petite Orval de l'abbaye

Où l'on boit plus que l'on ne prie,

Par toi je m'allonge au divin,

Par toi me torche et brûle afin

 

Que le buveur de camomille,

Cet imbuvable moi si sain,

Ce moi d'hiver nu se rhabille,

Berlingoté de ton or fin.

 

Quand le moine en a soupé

Des psaumes à dormir debout,

Rien de tel pour le secouer,

Rien d'autre qui vaille le coup !

 

Pour sonner des cloches à bonheur

Et décloîtrer les refoulés,

Petite orval, quoi de meilleur

Que ton extase en trois gorgées !

 

Cette ivresse a bien des vertus

Que la camomille ignore,

Et quand le moine aux anges dit "tu",

Le dormeur les vouvoie encore !

 

imagesorval
 
 
edouard_divers22

 

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15/07/2009

PAUSE COOLINAIRE

alicerertreu

 

Ratatouilles du bonheur,

Tourtes au champ' et fines fleurs,

Pommes d'amour au cumin,

Blond péché vénitien...

 

Veau d'or en mignonnette

Pour Eve à taille de guêpe,

Feuille de vigne farcie

Au four d'espiègleries...

 

Eventail de lardons

Quand moral en purée

De pois, piquants poisons

D'or sans filtre fumés...

 

Lâcher de citronnelles

Pour décoincer papilles,

Flambée au Jack Daniel's

De banane en folie...

 

Cochonnailles qui font mal

Aux filiformules 1,

Abonnés d'la fringale,

Faites un break, faites le plein.

 

edouard_divers22

 

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13/07/2009

AVEC MA MUSE

 

 

Ensemble nous couchons

Sur papier crème,

Des mots d'esprit cochons,

Et des "je t'aime".

 

D'un jet sec nous pissons

Au cul du monde,

Et jamais ne baissons

Les yeux de honte.

 

Plume en branle bandons

Un arc-à-rimes,

Et les cons pourfendons...

Où est le crime?

 

Dards aux aguets volons

A tire-d'ailes,

Dans les cruches à frelons

Pour faire du fiel.

 

Au plus profond creusons,

L'âme a ses mines,

Et du charbon broyons

En pauvres rimes.

 

Espoir, nous crèverons

L'abcès du mal

De vivre sans raison...

Et point final

 

edouard_divers22

 

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08/07/2009

RAOUL ET GINETTE

 
 
beauf2009

 

 

Ginette aime son beauf Raoul.

Il a tout du gros dégueulasse de Reizer, en moins couillu, mais elle l'aime.

Quand, tous les deux ans, il l'emmène au Salon de l'Auto, elle astique sa carrosserie et la rend plus pimpante que jamais, pour qu'il voit 36 étoiles marines dans son ciel plombé, son ciel de dés pipés, son ciel socialiste à la sauce carolo.

En chemin, ils se gargarisent du blues  de William Dunker, le John Lee Hooker de la bouse bleu-blanc-belge.

Bavant tel un basset qui canicule sa Miama Bitch, Raoul lui conte, en bulles d'émotion baskettiste , ses exploits d'autrefois chez les Spirous Juniors.

Tout émoustillée par sa verve qui gonfle, gonfle et n'en démord jamais, Ginette lui implore une halte pour se comic-stripper sur quelque parking désert.

D'habitude, c'est tintin pour la nique. Excepté le samedi soir après la tournée des gargottes et grandes gueules trous duc, où il a droit à ses coups de théâtre, ses trois coups de boutoir.

Mais quand le Salon de l'Auto se profile à l'horizon, Ginette vacille à lisière de la pâmoison, à faire craquer les planches pourries des théâtres les plus miteux, et ouvre à Raoul ses rideaux de chair bassement lippue aux exhalaisons de Mer Morte.

 Rabattant les sièges éventrés, il lui fait son numéro très bref de souffleur d'haleine fétide et de déhanchés grotesques.

Après un "alors heureuse" auréolé de fumigènes et gouttelettes d'âcre sueur, Ginette et Raoul reprennent la route en rut à l'idée de se pavaner devant les modèles aux rutilances qu'ils ne pourront  s'offrir qu'en rêve. Entre deux gaz d'échappement plus sphincter-à-terre !

edouard_divers22

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05/07/2009

V COMME VICTOIRE

 
 
persan

Tout se danse et tout s'écrit,

Le nonsens et l'unique aussi;

Les faux soleils qui partent en vrille,

Les déités nues de l'ennui...

 

Tout se pense et tout se dit

Face aux yeux du miroir gris,

Les seuls qu'adultes osent affronter

Sans s'être un peu mascaradés...

 

Tout s'épanche et tout se vit,

Suffit de baisser ponts-levis;

Regagner les sables à modeler,

Et pierres à château croulent en V !

 

Tout se transe et tout se crie,

Couleurs et sons, leçons de vie;

Renaître aux  pelles et rateaux d'enfance,

Et sabler châteaux d'émouvance...

 

Tout s'offense et puis s'oublie,

Château Margot qu'on déshabille,

Qu'on dégraffe en diable des globes,

En rustre corsaire à mazout...

Humons, frôlons tantôt sa robe,

En chaton persan de chaloupe.

 

edouard_divers22

 
 
ildesmorts

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03/07/2009

LUEURS PROMISES

 

llllpooooplayb

J'ai tant rêvé de soleils

En nombre pair déclinés,

J'ai guetté tant de soleils,

Mon ombre en est calcinée...

 

Car tendre mais sans l'ombrelle d'un doute,

J'expose un blanc crème aux ultra-violents

Rayons de ma raison qui s'égoutte

Au pas clair de l'une ou l'autre en sang...

 

En semblant d'étoile vierge et Mère

De la passion du Christal si pur

Mais fragile en mes secrets calvaires

De cal-vicieux Christ aux yeux cuits durs,

Jésus de série rose un rien stigmature...

 

Et quand le cristal se brise en désastre,

Il me reste un cratère de sélection

Où ma verve en éruption me décastre

Et fait feu vert à l'école en buisson...

 

Je m'incarne alors en Edouard-Moïse,

En chasseur ardent de lueurs promises,

Et fais feu des biches aux abois si chattes,

Feu de mon bois, leurs pupilles se dilatent...

 

Je dégrave enfin mes tables de lois cycliques

En un vol de colombe aux loopings amnésiques.

edouard_divers22

 

 

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25/06/2009

VIPERE AU POINT FINAL

 

 

Elle se meut, reine de la faux sans blanc,

Nue et froide comme un serpent;

Son sac en repos de chagrin, plein de malices,

Et de masques de béatitude factice...

 

Elle rampe, elle ondule, insinue,

Ou verticale, fière et continue,

Elle s'immisce en nos lies de calice,

La faucheuse du bien comme du vice...

 

Baiser de Judas pour tous les Jésus,

C'est parfois l'oeillade opiumisée

De la promesse d'oubli si belle, et cigüe

Pour taquineur de poison bien a-mor-cé...

 

Ses pupilles fixes, albinos,

Magnétisent alors jusqu'à l'os,

Et ses prunelles injectées de sans-pitié

Entortillent les coeurs aux verres fumés;

 

Quand sa langue au venin plus ou moins rapide

A pour les blaireaux sans flair des relents fétides...

 

Elle s'allonge en demi-mondaine et ronge,

Et vous presse en passant l'éponge,

Puis un jour d'éternel décembre resserre

Ses crochets de fer,

D'avant-goût d'enfer...peut-être! 

 

 

 edouard_divers22

 

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24/06/2009

BENJAMIN

 
 

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Il s'appelait Benjamin.

 

On le surnommait « Monocle Benjamin », car il conjuguait sur son faciès les disgrâces des protagonistes du film paronyme : râtelier chevalin comme le Grand Jacques, calivitie de poulpe à la Blier, œil globuleux vitré d’un monocle à double foyer. Le « monocle polygame » utilisé par les rois borgnes de la bourgeoise, et les présidents qui ont tout de stalagmites errantes.

Doté d’un sens inné de l’auto-dérision, ce curé prenait plaisir à détourner les proverbes mineurs et les commandements barbants de la bible, comme la Loi du Tallion.

Ainsi, dans sa soûlographie quotidienne, il titubait sa verve aux Clampins le Bref de comptoir, aux ombres de femmes entubées, aux vindicatifs infirmes :  « On vous a dit  œil pour œil dent pour dent , moi je vous dis œil de verre pour œil, dentier pour dents, prothésez-vous ». Il  avait de surcroît un cheveu sur la langue, son seul vestige capillaire probablement. Si bien qu’on pouvait comprendre : « protégez-vous », et le croire ennemi  des cathos qui se les roulent en décapotable.

Un jour, alors que nous jouions aux billes dans la rigole, il nous apostropha : « Eh vous, ze  vous vois pas souvent à l’office du dimansse.. » .

Nous nous mîmes à frémir devant cet ogre en soutane.

Mais quand il passa son chemin devant notre mur de silence, nous lui vîmes un tatouage au lobe de l’oreille gauche, une ancre inversée de marin

Décidément, ce curé détonait, et "jouissait"  d’un passé bien croustillant,  déjà colporté par les commères locales : « il était rentré dans les ordres par dépit amoureux.».

Car si le dicton veut qu’un marin ait une femme dans chaque port, dans son cas, c’est son épouse d’alors qui voyait dans chaque porc une flamme ondulante à moucher de moiteurs adultères.

edouard_divers22

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22/06/2009

SAINE ECRITURE

 
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Pour mettre une croix sur ma vie d'athée,

Il faudrait un miracle en vérité

Je vous le dis comment ne point douter

D'un créateur dieu nous ayant torchés...

 

Le cul c'est l'universelle religion,

Quand le pognon ne lui dame pas le pion;

Ces travers en enfer nous mèneront,

Comme la raie mène une perle au fion...

 

Perle de sueur jaillie des étreintes

Condamnées par les oeuvres sacro-saintes,

Et les suppôts du Pape qui s'éreintent

A prêcher l'amour avec des contraintes:

 

Liaison sans taches, abnégation des transes

Quand l'amour n'est pas scellé par l'alliance...

Baisers impatients d'effusions charnelles,

Baisers compassés devant l'Eternel.

 

Baise et jouis, missionnaire morose,

En tout bénitier; prends toutes les poses

Et avant qu'une rosière se nécrose

Au jardin de la vertu, qu'on l'arrose!

 

edouard_divers22

 

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