24/11/2014

A MA FLAMME

 

 

Je suis l'homme d'une seule flamme

 

Qui rougeoie de simple joie,

 

Qui ondoie du bout des doigts,

 

Qui ondule entre mes riens,

 

Qui me va, me vacille bien !

 

 

 

 

 

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CHANSON DE L'HOMME-CHAT

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Un de ces quatre vents,

J'irai flotter léger

Comme un moineau couvant

Le froufrou du péché:

 

Au sirocco grenat,

Pour soigner le matou

Sommeillant pâle en moi

Sous les coups de grisou...

 

A l'autan blanc d'oubli,

Pour me griser le temps

D'un inconnu coulis

De nue au paravent...

 

Au zéphyr, à l'abri

Des cons voyeurs chagrins,

Souffler chauds gazouillis

Dans un cou clandestin...

 

Au simoun, aux confins

De moiteurs oasis,

Aussi loin du train-train

Qu'un raï au ras des cuisses.

 

Puis reprendre un destin

De chat grinçant les dents

Quand la faim lui revient

D'un moineau plumes au vent.

 

edouard_divers22

 

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08/08/2014

DAME LUNE

 

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Bombardée d'ondes filiformes en provenance de la planète Blue-Fashion, la lune a parfois honte de sa rondeur...aussi guette-t-elle l'une ou l'autre éclipse pour ne dévoiler de sa plénitude qu'un croissant.

Les étoiles autour ont beau rehausser telles des paillettes cet oeil globuleux de la nuit cyclope, rien n'y fait. En silence, la lune gémit. Elle aimerait tant hurler de tous les cratères sa désolation, mais ses cratères semblent volcans éteints, à l'abandon..plaies béantes qui la meurtrissent car elle se verrait bien lisse comme un cul cosmique très tendance.

Encore heureux que rien ne pousse sur sa face offerte aux humains ! Sinon qui d'autre que les poètes obsolètes au style touffu pour lui rendre hommage? Qui d'autre que ces piètres pyros lunaires et leurs fusées vermoulues en vue de lui bouter le feu au cul?

Quand elle éclaire la nuit, la lune sait fort bien qu'elle doit ce cliché prodige au soleil, astre roi ne brûlant pas que pour elle.

Mais la lune a son secret, sa face cachée par où nul beau parleur ne prétendrait la décrocher comme un vulgaire gros lot de saint Valentin. Et sur cette face cachée pousse le Mystère, fleur astrale auto-régénérante. Un cadeau des dieux antiques. 

Et quand l'effleure un météore, une étoile filante ou un ange égaré, la face voilée s'effeuille de tous ses pétales à Mystère, qui de voltige en voltige défiant l'apesanteur, s'en vont répandre leurs pigments sur toute grisaille, et du piment dans les esprits trop terre-à-terre autrement.

 

edouard_divers22

 

 

 

 

 

 

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PALPONS

 

 

 

Palpons le sucre

Qu'on dit impalpable;

Palpons le sel 

De la vie et ses fables;

Palpons l'acide

Et ses poupées crevables;

Palpons l'amer

Pour en faire

Un océan d'érable !

 

edouard_divers22

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LA DISPARITION DES LUCIOLES

 

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Un corps hideux en mal d'inspiration
Se saignait la mine aux quatre veines
Afin de vernir en rubis son
Ode obscure aux ongles d'une reine..
De coeur il ne manquait vraiment point,
Mais les couleurs lui faisaient défaut
Pour rendre justice au noble écrin
De la reine ongulée des taureaux..
Or, d'un bovin le corps n'avait rien
Sinon les cornes, bien laid fardeau !
Alors il espérait des quatrains
Qui feraient reluire son cerveau..
Ne trouvant rien, ni vers luisants
Ni même humbles vermisseaux,
Le corps à bout de nerfs et de sang
Perdit latin, carte et boussole,
Puis s'en alla dans l'ombre folle
D'un platane hirsute et bien luné,
Gober par milliers les lucioles,
De quoi son encre illuminer !

edouard_divers22

 

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14/07/2014

BACKSTREET GIRL

 
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Rappelle-toi Backstreet girl,

Les bas collants des filles chauffées au métal blanc

Les talismans des menteurs mal endimanchés

Les menthes à l'o-piacé qui donnaient le vertige

Les Verlaine en herbe fine ondulant leur croupe

Les croulants Merlin qui te mangeaient des yeux frits

Les zieuteurs enchantés qui se crevaient les poches

Les pochtrons d'église, dégoupilleurs au Dieu-béquille

Les baisers de Russie des entraîneuses roublardes

Les roule-ta-bille et les mousses à la barbe en pointe

Les poings qui frappent les trois coups au rideau de l'aube

Les os brisés pour un French cancan de mégère

Les métrosexuels déraillant dans la poudre

Les pouilleux refilant leurs morpions de carême

Les raies mineures des loli-tas de chair blasée

Les blacks à tabac corsé, les passeurs pirates

Les pistes aux étoiles bleues qu'en vers je projetais

Tes promesses en voix lactée dont il ne reste rien

edouard_divers22

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18/06/2014

CHANSON RAIDE

 

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Souviens-toi la misère
Encore et encore
Souviens-toi nos vieux pères
Compostés sous l'effort

Souviens-toi le cancer
Du con pote aux bras d'or
Dis-toi qu'six pieds sous terre
Son corps travaille encore

Souviens-toi cet envers
Du grisouillant décor
Et la belle ouvrière
Qui dit "résiste et mords"

Puis souviens-toi les glaires
Quand paf elle expectore
Ses relents de galère
Dans les chiottes sans effort

Souviens-toi les chimères
Noyées jusqu'au ras-bord
Des gueules de bois gris ver-
Moulu dans l'alcool fort

Souviens-toi la colère
Contenue dans ton for
Intérieur où se taire
Signe un arrêt de mort

Souviens-toi les austères
Coups des chefs et du sort
Quand tu vois l'ouvrière
S'époumoner,tu dors..

 

edouard_divers22

 

 

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07/04/2014

ALCOVES

 

Dans les alcôves on secrète

Un jus de fruitées colombes,

Un don de soi qui se prête

Aux jeux de lumières et d'ombres.

 

Dans les alcôves on se crèche

En chairs à pécher le bon,

Se mire hors-cadre et se lèche,

Et s'encense en ascension.

 

Dans les alcôves on s'accroche

En tringles à rideaux brise-vitres;

On est voilages et valoches

A l'oeil, on se pointapitre.

 

Dans les alcôves on cisèle

Un diamant de sel volage;

On se roule des archi-pelles

Cunnilingues à coquillages.

 

Dans les alcôves on se zèle

A renverser la vapeur

Tiédasse des grisailles fidèles,

A rebrousse-poil, jungle au coeur.

 

Dans les alcôves on s'isole,

Kiosques aux tabous tamisés,

Où baille un blues voluté...

Du saint coït, l'auréole.

 

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 edouard_divers22

 

 

 

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27/03/2014

JE ME COMPRENDS !

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Pauvre de moire et lustre blanc-drapés
Dans l'antichambre de mon vide arsouille
Adolescent laissé pour mort, laissé
Nu pour se mortifier honteux les couilles...
 
Pauvre de moignon sans bras long des mer-
cantiles en cercles chics, défonce-rondelles,
J'ai chlorophyllé cent balles à des verts
Galants, plomb chiqué dans le tas de miel...
 
Pauvre de moelle à l'ostensible molle
Epine à chambrer dans les instants creux,
Comme acculée, sans succions rocks en fiole,
Au pied d'un murmure au bel amour feu...
 
Pauvre de moine aux écrits tonsurés
Entre deux épis qui se plient en quatre,
Deux épigrammes de coke éjaculée
Dans le cuir soutané d'un "no" saumâtre...
 
Pauvre de moi si sûr en appâts rances,
Pitié ma bulle on se fiche on se paye
Tes rondeurs de gueule aux éclats d'outrance,
File à l'anglaise et dis "yes" au sommeil  !

 

 edouard_divers22

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11/03/2014

JOUVENCE

 

Une gironde elle a bien fait mon printemps,

Je l'attendais tout rayé sans y croire ;

Elle est venue des nues, me gazouillant

Des airs poids plume, des bulles d'espoir.

 

Légère et pétillante au vent d'avril,

Elle a mis du vin dans mes eaux de mars

Et, se découvrant les ailes blanches au fil

De fins vers, éclipsa toute autre garce :

 

La pie terne et voleuse de fragrances,

La chouette hululant de lourds chants funèbres,

Et les fées d'hiver au quotidien rance...

Une hirondelle au cœur d'un drôle de zèbre !

 

edouard_divers22

 

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ECRIRE

 

Guetter les embrasures,

 

S'ouvrir à l'inconnu,

 

Cerf-voler dans l'azur

 

ou le noir en tenue..

 

Ecrire comme on voyage,

 

A l'aventure au ciel

 

Ou six pieds sous la plage,

 

Butiner l'arc-en-miel..

 

Culbuter certitudes

 

Au risque de zoner

 

Quelque temps dans les rudes

 

Blancheurs de pages, au pied

 

Du mur se murmurer

 

Des ressources d'espoir,

 

Des filets d'encre osée ;

 

Lever l'ancre à l'oeil phare

 

De la nuit bien lunée,

 

Lui rimer des oeillades

 

En vers et pieds de nez

 

Aux terre-à-terre en rade,

 

Aux plantés sur le dock

 

Qui ne prendront jamais

 

La voile et pourtant moquent

 

Le frêle esquif ailé

 

edouard_divers22

 

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12/02/2014

DU SOMBRE 3D AU VIRTUEL

 

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Je file en loque à strophes
Un mauvais coton brume
Au soûl sol, ou m'étoffe
En alcool qui allume,
Virtuailant ma plume.
 
Je me terre en mots dits
Du bout des fièvres moites,
Ou d'éther mes écrits
J'imbibe avec une ouate,
Un nuage en bleue boîte.
 
Je fleuris mes cahiers
De quelques crises-en-t’aime,
Ou je plante en fusée
Devant mon écran blême,
Choux de lune à la crème.
 
Je me patte-de-mouche
En vains feuillets kleenex,
Ou bien titille des touches
En axant circonflexe
Ma pensée sur le sexe.
 
Comme un vieux tamanoir
C'est noir j'aspire au rouge
Qui fourmille en miroir
De ma jeunesse qui bouge
Encore en tweets épars.
 
Tantôt tel un mât noir
Gazoilé dans l'amer,
Je m'épanche en grimoires
De vers, tantôt libère
Mes voiles au vent cyber.

edouard_divers22

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09/12/2013

SAGITTAIRE DU TROISIEME DECAN

 

Un gars de décembre
Drôle d'oiseau semeur
De vers à l'eau d'encre
Ou martin siffleur..

Il pêche à la ligne
Un poisson parfait
Blanc sur noir de Chine
Noir sur blanc muguet...

Il pêche à la ligne
Un spectre en mémoire
Blanc sur noir en signe
De deuil, en mouchoir...

Il pèche à mains vives
Cette ombre qui flotte
Poisson-lune ogive
Cyprique et s'y frotte...

Ainsi sort de l'ambre
Telle mouche qui le pique
Au glas d'un décembre
Sonné de métrique...

Quand tinte sa cloche
En soleil il danse
Et l'ombre décoche
Aux lunes à lactance...

Eclipse au présent
Des rais surannés
Des parjures à cran
Des promis crachés...

Et l'ombre s'étale
A plat-ventre en nuit
Qui souffle pétales
Soupire un oubli

edouard_divers22

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04/11/2013

GEORGES

Il était une fois Georges, fils de rien, petit-fils de pas grand-chose, quelconque lui-même.

George, sagittaire du troisième des cons, et dont les deux aînés dépressifs se traînaient dans le cake au boudin comme des misères en savattes hors-combat.

George, xylophoniste has-been,hanté par le rêve d’accoucher d’une œuvre magistrale qui exhalerait le cristal de ses émotions les plus pures. 

En Georges il faisait froid, une saison n'existant que dans l’hémisphère nord de son esprit, une espèce d’hiver indien, toujours à l’ouest aux yeux des blaireaux pharisiens.

Chaque soir, cette ombre en ciré taquinait la muse à la lueur de flammèches d’espoir.

Les gargotes enfumées avaient sa faveur.

Dans la lumière tamisée de poussières d’hier et surtout d’autrefois, dans la moiteur de corps alanguis sous des rochers de connerie, Georges, s’imprégnant des odeurs âcres et pestilentielles, pensait trouver, entre deux postillons de poivrots, quelques fleurs mentales et autres perles rares.

Car il collectionnait les pensées subtiles au hasard de rencontres improbables, comme celle d’un voleur de baleines de parapluies, qui hurlait sans cesse « cons d’moines» en lançant des œillades coquines à la lune. 

Georges collectionnait les inepties ambiantes pour les transfigurer. Il en vint, par exemple, à la conclusion que le sexe de la femme (le con), était le point commun entre bonjour, la lune et une baleine, lui-même se sentant parfois comme un manche.

Un soir, avec sa canne de dandy au pommeau d’orgueil, Georges franchit le seuil d’un lupanar à la devanture huppée, un trompe-queue pour le quidam exigeant.

Car l’intérieur n’avait rien de cosy, car tout y fouettait le moisi.

Après les civilités d’usage et pré-usinage, une quasi-vieille truie décrépite mais repeinte à la pelle à mortier, lui enjoigna de le suivre au premier étage où l'attendait la surprise de l'année.

Georges monta les steps à pas de loup du stupre, à tâtons de quincouillerie sonnante et trébuchante, laissant une distance respectable entre sa silhouette de foxtrotteur des globes anachroniques et la gargouille qui le précédait. Histoire de humer son slip couleur indéfinie et ses collants saumon d’avarie incontinentale.

Un orage à l’extérieur couvrait ses borborygmes, gaz et fracas d’extase à venir.

Arrivés à l’étage, dans une alcôve très accueillante pour les cancres las de l’amour propre, la créature péripathétique lança à notre intello de sévice : « Mais non mais non, petit coquin, tu n’as rien compris. Si je porte une jupe transputride, ce n’est pas dans l’intention de te faire baver, mais plutôt de t’en faire baver, car me toucher relève de l’impossible. Je suis cette muse autrefois si gracile et planant dans les éthers étoilés de ton imagination qui désormais s’étiole, arrosant de-ci de-là ton jardin secret de perles de rosée cueillies dans les nuages, et conférant à tes compositions des atours qui fascinaient les mélomanes éclairés . A présent, tu vois, je n’ai plus rien de cette nymphe  étrange car j’en ai marre d’être étrangère ici-bas. J’ai enfilé mes fripes les plus racoleuses, aspergé mes aisselles de la sueur griffée Johnny, et je compte bien t’aider à rameuter les esprits des bas-quartiers, même si tel n’est pas ton désir artistique, c’est-à-dire un max de populace à tes futurs concerts de pacotille alimentaire. Les cliquetis de ton xylophone rachitique seront noyés dans une multitude d’instruments bourratifs et tape-à-l'ouïe. La musique en boucles préprogrammées à la presse hydraulique par des champions de la lobotomie culturelle, sera le fruit d’une formule qui n’a rien de secret : comment faire un tube de l’été, celui qui entube à coup sûr les mollassons de la cafetière, les ennemis du ciboulot. Et ton xylophone sera ton image de marque, il ne servira qu’à ça.

Georges, médusé par cette morue, répondit : « Mais pourquoi mon xylophone ?»

-« Car tu es aveugle, ne l’oublie pas, et Gilbert Montagné a déjà un piano ».

 

edouard_divers22

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03/10/2013

LUNAISON POETIQUE

 

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La lune a sa face
Cachée que le poète,
Du fond de sa crevasse,
Eclaire en comète...

Décroché du monde,
Cracheur de feu sacré,
Qui décroche la blonde
En sa nuit fleurbleutée...

Qui l'accroche au mur
Du songe avec un clou
De girofle, en pur
Nouveau-né dans les choux...

Il siffle des bulles,
Champagne musical,
Quand la mort hulule
Il est souffleur d'étoiles...

Tantôt jus d'espoir,
Il roucoule aux gosiers;
Tantôt trouble-foire
En pluie de pointillés...

Haut-vol sépulcral
Dans l'éther des chapelles,
Tantôt à cheval
Sur les zébrures d'un ciel...

Cabré pour défier
Par-delà son cristal
Tel clan tel guêpier,
Fiel et foudre sociale...

Il tisse en tarentelle,
Parfum de scandale,
Pour un butin de miel
Sa fleur en cavale.

edouard_divers22

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