17/01/2016

LE POETE ET SA MUSE DESTROY (juillet 2015)

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L'été se traîne en langueurs,
Moitié rêve et moitié crève,
Et tout poisseux des moiteurs...
Qui m'entravent, un moi s'achève..

S'achève aux fenêtres en bris
Donnant sur le toi de mousse
Oû le vert a viré gris
Au fil ténu de secousses .

La chaleur exacerbant
Ton dard de guêpe à l'affût
Du moindre couac en mes chants,
M'a rendu sourd comme un cul..

Un cul-de-sac au désert
Où rien ne roule en fanfare,
Un écharpé bras-de-mer
Où s'emplâtre et coule un phare..

Et mes vers luisants d'hier
Me décomposent au présent,
Mes petits vers salutaires
Pour les charognards à gants.

Je sue le poison qu'adorent
Les dégommeurs d'oisillons,
Qui te promettent, en cadors,
La fraîche à ébullition.

Tout s'éteint dans mes langueurs,
Tout se tient comme un suaire,
Mort sûre à canicule heure,
Qui plombe à sang mon nid vert.

 

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20:37 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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