24/11/2014

A TOI BEL ANGE

 

Quand mon soleil émoticon

Te tague un smiley qui rougit, 

Quand il textote en doux rayons

Sur ta vie mate une embellie,

 

Tu t'allonges en lisant des rêves

À venir sur le sable fin

De mes p(l)ages aux marées sans trêve,

Marées d'amour, noyé chagrin.

 

Et en un éclair qui lézarde

Ton mur du songe où pleure un ange,

Tu graves à l'or sans une écharde

Un tatouage en bel échange.

 

En brise-larmes un coquillage

Bat des L à ma gourde oreille,

Love Love à l'ancre folle, en nage

Pour gagner ton havre vermeil. 

 

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16:20 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Amour, Général, Musique | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

NIGHTS IN BLACK SATIN

 

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Mes nuits...

 

Au rideau de rose à tringler,

Au bandonéon solitaire...

Au pinceau d'étoiles, au plafond d'acier,

Au pain qui s'étiole en plats d'air...

Aux elfes ondulant

Mes hémisphères gauches,

Nuits aux fers luisant

De sobre débauche,

Ou de came isolant

Mes sangles d'espoir

Qui fait vivre les vers

En m'en vidant,

En les couchant,

En m'y noyant...

Nuits de satin blafard,

De Black Spirit, et blanc c'est noir,

Atrosphère atrosphère...

Nuits de cinoche,

Suie de si moche,

Et nuits d'aigreurs à trop s'en faire,

De timbale en veilleuse,

Et l'espoir se décroche

Des blondes à goudron

En volutes amoureuses,

Bulles à partitions

-Si sol si las si faux-

Crevées de croches, crevant mes poches,

Et qui éclatent en  petits zéros

Quand le jour approche...

Nuits de secondes en gros

Qui s'accrochent aux hublots

Avec vue sur l'absence

Pour les siècles des cercles

A venir...

Nuits aux cercles bleutés,

-Fumigènes de l'oubli-

Sans gène et sans plaisir,

Nuits d'instantanés

Sitôt clichés jaunis...

Nuits de points sur les

"a","o", "e", "u", "é",

Mais pas sur les "i".

 

edouard_divers22

 

peinture ci-dessus: Kandisky Wassily "Les Cercles"

16:02 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

PRET-A-PENSER

 

 

Les pensées de tel ou tel

 

Prétendu phare spirituel,

 

Qui se colportent à la pelle,

 

Sont d'une platitude telle

 

Que les mollusques fidèles

 

Peuvent y déposer sans mal

 

Leur grosse bulle cérébrale...

 

Elle ne bougera pas d'un poil !

 

 

edouard_divers22

 

 

15:48 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

DE PANURGES OU D'AILLEURS

 

 

Quelle que soit la mouvance

 

De leurs bergers

 

Traditionnels ou de circonstance,

 

Les moutons seront toujours

 

Des moutons ;

 

Et l'herbe toujours de l'herbe,

 

Plus ou moins verte selon

 

Qu'ils soient daltoniens ou non !

 

edouard_divers22

 

15:46 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

UN ACCORDEON

 

Un homme avait le cœur accordéon. Sa femme en jouait comme une virtuose. Elle l’étirait, le resserrait à sa guise, tout en lui titillant les pointillés du spleen, et l’homme en était fort aise.

Les sons qu’il produisait faisaient danser les couples en goguette, et les cocus rougeauds de piquette.

Au son de l’accordéon, bien d'autres cœurs chaviraient pour engloutir tel ou tel chagrin, puis se redresser à la vague en crête de bonnes vibrations.

La femme à l’accordéon parfois se laissait distraire par un bellâtre coq filou, et c’est l’accordéon qui perdait le fil. Le fil de la partition. Et de couac en couac, au diapason des ivrognes titubant leur vie mono très bas de gamme, l’instrument se noyait dans les brouhahas des railleurs en brouet, s’écorchant dans les aigus tranchants, comme un trombone à coulisse de théâtre en triste accordéon déguisé.

Alors la femme se mit en colère, et l'instrument, abandonné sur un trottoir par un soir de lune houblonde, perdit ce qui lui restait d'assurance. Il se sentit tout petit, et se recroquevilla à tel point, qu'il en devint bandonéon.

Une dinde en jarretelles et talons aiguille, qui se dandinait par là, lui dit : « tu montes ?» 

Il répondit « oui, mais pas dans les aigus, car j’ai le vertige. Le vertige de l’amour qui rend bête et qui tue. Comme un saut à l’hélas-tique au cœur, en veux-tu ? »

 

edouard_divers22

 

15:44 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Général, Loisirs, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

EROMYSTIQUE

J'aimerais de ma langue experte

 L'hagiographie réviser

De ton buste aux deux roses offertes

En boutons par les monts sacrés...

 

Puis me perdre dans le buisson

De Vénus en un sacrement

D'extrême et profuse onction,

Gâter sa perle en la goûtant...

  

Pénétrer mon sceptre en béton

Dans la voie de tous les mystères,

Bâton de pèlerin qui fond

En sanglots crème sous ses prières...

  

Enfin me retirer modeste

En une païenne génuflexion;

L'implorer par tous les démons

Pour forcer la serrure en reste!

 

 

edouard_divers22

 

 

 

15:29 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

A MA FLAMME

 

 

Je suis l'homme d'une seule flamme

 

Qui rougeoie de simple joie,

 

Qui ondoie du bout des doigts,

 

Qui ondule entre mes riens,

 

Qui me va, me vacille bien !

 

 

 

 

 

15:28 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

CHANSON DE L'HOMME-CHAT

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Un de ces quatre vents,

J'irai flotter léger

Comme un moineau couvant

Le froufrou du péché:

 

Au sirocco grenat,

Pour soigner le matou

Sommeillant pâle en moi

Sous les coups de grisou...

 

A l'autan blanc d'oubli,

Pour me griser le temps

D'un inconnu coulis

De nue au paravent...

 

Au zéphyr, à l'abri

Des cons voyeurs chagrins,

Souffler chauds gazouillis

Dans un cou clandestin...

 

Au simoun, aux confins

De moiteurs oasis,

Aussi loin du train-train

Qu'un raï au ras des cuisses.

 

Puis reprendre un destin

De chat grinçant les dents

Quand la faim lui revient

D'un moineau plumes au vent.

 

edouard_divers22

 

15:17 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

FREEDOM

 

 

 

 

Freedom : la liberté

 

 

 

Est fruit d'homme à croquer

 

 

 

Quand on file à l'anglaise

 

 

 

Loin des trop droits sentiers

 

 

 

Sans fins cristaux ni braises,

 

 

 

Quand on s'envole en pieds

 

 

 

De poésie incarnée,

 

 

 

En défiant les falaises !

 

 

 

edouard_divers22

 

15:06 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Général, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

EJAC VERBALE

 

Des mots qui haranguent, des mots qui big banguent
Des mots qui s'inventent, qui nous merlenchantent
Ou bien qui s'plantent
Des mots qui tournesolent et qui décamisolent
Des mots vaches des mots trash des mots clash des mots flash
Des modestes accoutrés de panache
Des mots dingues à l'ouest à l'ouest
Qu'on déplume avec pudeur
Ou pour foutre à poil son coeur
Des mots marteaux pour ceux qu'on enclume à sec
Des manteaux de mots pour sortir son nec
Plus ultra des mots qui rappent des mots qui frappent
Des mots qu'on attrape
Comme un virus de communion
Des mots d'amour des mots tout cons
Des mots qui s'déplanquent et qui pillent les banques
Des mots qu'on flanque aux crachoirs des tanks
Des mots fléchés pour toucher une absence
Ou qu'on croise en signe d'impatience
Des mots jaillis d'un dictionnaire de frime
Diables à ressorts dieux de l'escrime
Des mots bien trempés dans l'acier
Des mosaïques en vers fleur-bleutés
Des mots giflant le désespoir
Ou sifflant des litres de cafard
Des mots boulimiques à vous mettre à bout
Qui vous bousculent en vos tabous
Des mots pour y croire, des mots crus
Des mots lestés de superflu
Des mots corsés pour faire un tabac
Des mots volutes qui tombent à plat
Des mots qu'on éjacule sans point ni virgule
A l'oie blanche enneigée qui fond fond fond
Aux marionnettes de luxe aux étoiles des bas-fonds
Des mots coups d'poing de suspension
Des mots qu'on goûte et qui dégouttent
De sueur et swinguent en balles-musette
Des uppercuts pour les jours-défaite
Aux briscards poufs et à toutes les putes
Aux ras-d'la-touffe aux fiers-à-bras des pâquerettes
Des mots crachés des mots baisers
Des mots soleils à la nuit tombée
Des mots velours des mots d'acide
Des mots d'humour des anti-suicide
Pour mollusques d'hiver et requins de printemps
Et inversément
Des mots qu'on dit nobles des mots cloportes

Piquette ou grand vignoble peu nous importe
...Mais des mots tout simplement !

edouard_divers22

 

14:59 Écrit par EDOUARD dans Général, Loisirs, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |