24/11/2014

CHANSON DE L'HOMME-CHAT

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Un de ces quatre vents,

J'irai flotter léger

Comme un moineau couvant

Le froufrou du péché:

 

Au sirocco grenat,

Pour soigner le matou

Sommeillant pâle en moi

Sous les coups de grisou...

 

A l'autan blanc d'oubli,

Pour me griser le temps

D'un inconnu coulis

De nue au paravent...

 

Au zéphyr, à l'abri

Des cons voyeurs chagrins,

Souffler chauds gazouillis

Dans un cou clandestin...

 

Au simoun, aux confins

De moiteurs oasis,

Aussi loin du train-train

Qu'un raï au ras des cuisses.

 

Puis reprendre un destin

De chat grinçant les dents

Quand la faim lui revient

D'un moineau plumes au vent.

 

edouard_divers22

 

15:17 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

LE MATOU FAIT FARINE DE TOUT VENT



Un de ces quatre vents,
J’irai me frotter, doux
Comme un matou roux
Cherchant un être aimant

Au sirocco rococo,
Pour soigner mon coryza
D’hiver rude aux cocos
En mal d’Ibiza

A l’autan en emporte le vent
Je songerai à La Nouvelle Orléans
Et à ses minettes en goguette,
Qui, noires, se font coquettes.

Au simoun, en bord d’oasis,
Après mon Whiskas,
Je pèterai à la face d’Isis
En une bienfaisante catharsis.

Au zéphyr, je serai
Le beau Toutencatmon ;
Et, à poils, vénérerai
L’infernal Mamon.


Michel Bailleux, atelier d’Eddy, 9/12/2014

Écrit par : Bailleux | 12/12/2014

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