27/03/2014

JE ME COMPRENDS !

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Pauvre de moire et lustre blanc-drapés
Dans l'antichambre de mon vide arsouille
Adolescent laissé pour mort, laissé
Nu pour se mortifier honteux les couilles...
 
Pauvre de moignon sans bras long des mer-
cantiles en cercles chics, défonce-rondelles,
J'ai chlorophyllé cent balles à des verts
Galants, plomb chiqué dans le tas de miel...
 
Pauvre de moelle à l'ostensible molle
Epine à chambrer dans les instants creux,
Comme acculée, sans succions rocks en fiole,
Au pied d'un murmure au bel amour feu...
 
Pauvre de moine aux écrits tonsurés
Entre deux épis qui se plient en quatre,
Deux épigrammes de coke éjaculée
Dans le cuir soutané d'un "no" saumâtre...
 
Pauvre de moi si sûr en appâts rances,
Pitié ma bulle on se fiche on se paye
Tes rondeurs de gueule aux éclats d'outrance,
File à l'anglaise et dis "yes" au sommeil  !

 

 edouard_divers22

16:19 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

11/03/2014

JOUVENCE

 

Une gironde elle a bien fait mon printemps,

Je l'attendais tout rayé sans y croire ;

Elle est venue des nues, me gazouillant

Des airs poids plume, des bulles d'espoir.

 

Légère et pétillante au vent d'avril,

Elle a mis du vin dans mes eaux de mars

Et, se découvrant les ailes blanches au fil

De fins vers, éclipsa toute autre garce :

 

La pie terne et voleuse de fragrances,

La chouette hululant de lourds chants funèbres,

Et les fées d'hiver au quotidien rance...

Une hirondelle au cœur d'un drôle de zèbre !

 

edouard_divers22

 

23:10 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

ECRIRE

 

Guetter les embrasures,

 

S'ouvrir à l'inconnu,

 

Cerf-voler dans l'azur

 

ou le noir en tenue..

 

Ecrire comme on voyage,

 

A l'aventure au ciel

 

Ou six pieds sous la plage,

 

Butiner l'arc-en-miel..

 

Culbuter certitudes

 

Au risque de zoner

 

Quelque temps dans les rudes

 

Blancheurs de pages, au pied

 

Du mur se murmurer

 

Des ressources d'espoir,

 

Des filets d'encre osée ;

 

Lever l'ancre à l'oeil phare

 

De la nuit bien lunée,

 

Lui rimer des oeillades

 

En vers et pieds de nez

 

Aux terre-à-terre en rade,

 

Aux plantés sur le dock

 

Qui ne prendront jamais

 

La voile et pourtant moquent

 

Le frêle esquif ailé

 

edouard_divers22

 

23:04 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Amour, Général, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |