12/06/2013

SEMAINE A CHIER DU DR FUCK

 

 

Lundi:

Je me lève et me bombe les côtelettes. J'astique mon lance-croquettes pour jolis minous, puis, devant la glace, me tire des langues de chat en guise de grimaces. D'un geste gluant, je saisis le peigne pour me brosser les dents choconicotinées. Je teste ma truffe, en me humant les aisselles et leur délicat fumet: tant pis si ça les agace, moi ça me plaît.

Mardi:

Je me lève en tenue d'Adam. Avec un zeste de porc, je mâchouille et ravale ma peur de la chtouille, tout en achevant la cuisson au bain-marie d'une truie bien rose et verginale, croisée la veille dans un bouge -4 étoiles. Je la poudre de fond de thym, de persil, et la saupoudre aux quatre épices and love.

Mercredi:

Je me lève avec la truffe chaude: les carottes semblent déjà cuites. Ca sent le vinaigre entre elle et mes filets de bave. Elle s'égoutte parler, je l'envisage en diablesse et lui envoie des gousses d'ail dans le fondement sans vaseline du parler franc.

Jeudi:

Je me lève et, comme d'habitude, je me bous les testicules aux poëles Tefal de son QI frisant le ridicule. "T'es phallo, un facré phallo, mais ve t'aime", me dit-t-elle, cheveu gras sur la langue. Avec un peu de cognac pour la niaque, je lui poivre le muselard, et la saoûle en vain. Sa lucidité au citron me rend d'autant plus acide.

Vendredi:

Je me soulève à grand-peine, et sors avec la gueule de bois, le dos voûté comme par une invisible croix. En quéquête d'une greluche de rechange qui sent le poisson: ça fait chrétien. Mais vu mon peu de succès, je me sens crétin, voire crétois..presqu'un enculé quoi!

Alors samedi, je me farcirai quelques champignons hallucinogènes à la grecque et me tournerai vers La Mecque en bêlant: "qui m'aime me précède comme un berger son mouton".

Sinon dimanche, je fais la manche; Et me taille en Angleterre, my tailor is rich. Il paraît que là-bas, dans les maisons de passe-passe où le pognon part en fumée comme par enchantement, on a droit à la carte de fidélité: La onzième fleur de Mac Adam est gratuite, mais à prendre, hélas, avec un Rosbif de passage, en sandwich.

Et dans mon blues en folie post-coïtale, je lancerai à la cantonnade:

 

Tu débites un flot de mensonges

Qui commence à me les gonfler;

ça me gonfle comme une éponge,

Et pas question de la passer.

 

Va te faire voir avec ton ex,

Travaille un peu tes attitudes,

Avant que ce maquereau ne vexe

Un coeur si pute aux airs si prudes.

 

J'irai chasser l'amour ailleurs,

Dans le métro les bals forains;

Sans pour autant faire un malheur,

J'aurai des tickets c'est certain.

 

J'y chasserai la cannibale

Du sexe aux semblants de catin;

Chat baveux pour mon os à moëlle,

Coups de griffes moins chiens que les tiens.

 

Coups de griffes en signe d'extase,

Et pas derrière mon dos meurtri

Par toi, mégère qui apprivoise

Avec le fiel mes ennemis.

 

Pourquoi ce fiel à mon égard?

Si je m'en viens sur ton trottoir,

Gare à ta fiole, gare à ton fard...

Je vois déjà le gyrophare !

 

Puis, ma folie allant crescendo comme un orgasme de truie psychédélique, je soli-loque-rai mes déboires:

 

Ah crever la gueule ouverte, en gobant des mouches à la crème intestinale, façon caméléon se payant l'ultime gueuleton! Me fondre et me décomposer dans le décor, avec les vers qui chatouillent! Asticots blancs répugnants qui m'astiquent en vain le limaçon. Voir fondre sur moi les vautours de feues mes amours, les veaux d'or idolâtrés de mon passé bling bling. Sous la lune comme un ventre plein de salope spatiale, prête à mettre bas ses trompe-l'oeil romantiques, mettre en branle-bas d'escrime en rimes les poètes branleurs, émettre sur mes abats une lueur d'horreur. Sentir mon âme lourdingue décoller dans un vrombissment sourd de bi-moteur en déglingue, en route et biroute vers l'enfer hermaphrodite, où l'homme et la femme se confondent en un gros trou du cul sanguinolent, sucer les hémorroïdes expiatoires des anges déchus, puis m'éclater la panse cosmique en une myriade d'étoiles de merde. Mais il me faut vivre, hélas, encore et encore, et torcher les fions de mes chefs harengs saurs, car j'ai de la marmaille à nourrir, à voir grandir et vomir sur moi, père indigne qui les élève en pieds de vigne aux échardes et croûtes indélébiles !

 

edouard_divers22

15:53 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Toujours aussi chiadé. Tu ne fais pas dans la dentelle, mais c'est du bien ciselé

Écrit par : Marc | 30/08/2013

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