26/01/2013

DEUX SOLITUDES

 

Ma vie se déroulait comme un parchemin

De traverse, aux mots cahoteux d'usure;

Ta vie se roulait dans le petit train-train

Du confort mol à feu follette allure.

 

Mes passions sifflaient des couleuvres criardes,

En assoiffé de foire aux fanfarons;

Tes passions n'allumaient rien sans prendre garde,

Et nos yeux se cerclaient de cieux charbon.

 

Mes amours se cueillaient dans les chants solaires

En inextinguibles serments de vignes;

Tes amours s'effeuillaient dans le gris binaire

Et les squares à grilles aux trop droites lignes.

 

Ma folie twistâtait le plancher des vaches

En s'écla-bousant seule au blues parfois;

Tes folies de flegme au foyer qui feu crache

Au ciel, pouvaient se compter sur les doigts.

 

Puis l'amitié s’en vint sonner l'angélus,

La  mise à l'index de nos solitudes,

Comme un doigt ne peut seul attraper les puces,

En prière asexuée d'interlude.

 

Puis du puits sans teint de nos sollicitudes

Appuyées par un commun désarroi,

S'éleva pur un fluo de soul quiétude

Où l'aveugle est guide et le muet, voix.

edouard_divers22

 

 

18:58 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |