30/09/2011

TETE HAUTE

 

Je rêve, et quand même il ne pleut que du sang. Le sang des chiens qu’on oublie aux virtuels abattoirs, et pas par hasard. Chiens à forme humaine et inversement. Qui, à trop ramper sous les brimades insidieuses,  n’ont plus la bave de vivre, ont perdu patte blanche pour faire le beau.  

Je rêve d’un ailleurs de cathédrale aux vitraux d’espoir, aux porches illuminés comme le grand soir d’un Noël éternel.

Ici ou ailleurs, je continuerai de rêver, tant que mon esprit fera des bulles en slalom entre balles et postillons des maîtres-chiens de chasses aux abois pour des noix.

Je crèverai la gueule ouverte et la bulle éclatée, s’il le faut, mais jamais auparavant n’abdiquerai de mon petit nuage rose. Luxe de faux aveugle ébloui, qu’épousent les poésies des grimoires et du maquis, la poésie rouge-gorge et la poésie rouge rubis.

 

edouard_divers22

14:53 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

Commentaires

Le rêve, éveillé ou non, est un ultime et inexpugnable refuge pour la pensée et la liberté, parfois on arrive à le partager.

Amitiés,
Marc

Écrit par : charlier | 04/10/2011

T'es pas joyeux toi

Écrit par : Luc | 05/10/2011

je ne l'avais pas lu à l'époque, .je pense

il est dur mais beau ton texte
bisous

Écrit par : nays | 22/02/2012

Si on avait pas un petit coin de rêve dans notre tête .....le votre est fait de mots ..dire des choses tristes , dures mais avec de jolies phrases il semblerait que se soit naturel chez vous ....j'ai aimé

Écrit par : Françoise | 01/07/2012

Seul est digne de la vie celui qui chaque jour part pour elle au combat...

Écrit par : tête | 21/08/2014

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