18/11/2010

FLEUR DE MUSE A L'AIGRI VAIN

 

souffle de muse.jpg

    

 

 

 

  

 

 

Son corps est canon 

Pointé vers une ombre, 

Pont-le-vice à con- 

Teur de fables en nombre. 

 

Les yeux en lance-pierres

Précieuses, elle a tout

Pour conférer fière

Allure aux bouche-trous.

 

Son souffle m’invite

Au coquin régal

De lèvres où m’habite

En fleur son aval.

 

Sa nudité d’Eve

Ensoleille la mine,

Plume à l’encre-sève

Aux herbes aussi fines.

 

Ses flammes aux bras nus

Ondoient sur l’eau vive

De mon temps perdu

En ses cuisses-ogives.

 

Ses appels de phare

A paupières mi-closes

Me laissent tout hagard,

A quai où j’implose.

 

Et l’antre-gouttière

Estompe à son tour

Mon feu sans prières,

Sans clichés d’Amour !

 

edouard_divers22

 

 

 

13:20 Écrit par EDOUARD | Lien permanent | Commentaires (36) |  Facebook |

09/11/2010

CONTACT

 

Un film à mou rire debout et se faire chier dur, telle était ta vie, pauvre fleur aux corolles éclatées depuis vingt tiges de déconvenues affectives et laxatives.

A l’abandon de sang neuf en quelque terrain vague aux relents de kermesse funèbre, tu flétrissais loin des cueilleurs sans scrupules et des vilains crapauds, sombres crapules.

Il t’arrivait de fondre en larmes, qui se confondaient à la rosée d’un matin mi-flingue mi-raison.

Pour ne pas te souvenuire et gâcher ton climat de brume foraine, un faux soleil d’hier t’écrivait, comme en quête de repentir : « oublie-moi bientôt s’il te pluie, chasse-manège tous mes cristaux clinquants de poésie » . Mais tu restais de marbre, pauvre fleur épousant le Pierrot tombal de tes rêves lunaires sur le carreau .

Par un hasard-lève-toi-et-marche-à-l’aventure, je croisai ton immobile errance et vis mon spleen poétique à cata-strophes se cristalliser dans tes pétales un peu délavés.

Pétales qu’il suffirait d’arroser d’amour et d’odes fraîches pour en retrouver les chatoyances de jadis.

Tu me répondis du trac au trac en quatrains d’abord timides puis, effleurant la perfection divine, me permis à mon tour de m’épancher en jeux-thèmes à mûrir debout. Osmose. Emulation. Transe en danse du verbe et transfiguration.

Depuis lors, tu as plaqué d’or fin la vase évasive en pieds de valse à mille printemps, vase avec un L de papillon, fleur volante et musicolore.

  

edouard_divers22

 

 

15:23 Écrit par EDOUARD | Lien permanent | Commentaires (22) |  Facebook |