09/11/2010

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Un film à mou rire debout et se faire chier dur, telle était ta vie, pauvre fleur aux corolles éclatées depuis vingt tiges de déconvenues affectives et laxatives.

A l’abandon de sang neuf en quelque terrain vague aux relents de kermesse funèbre, tu flétrissais loin des cueilleurs sans scrupules et des vilains crapauds, sombres crapules.

Il t’arrivait de fondre en larmes, qui se confondaient à la rosée d’un matin mi-flingue mi-raison.

Pour ne pas te souvenuire et gâcher ton climat de brume foraine, un faux soleil d’hier t’écrivait, comme en quête de repentir : « oublie-moi bientôt s’il te pluie, chasse-manège tous mes cristaux clinquants de poésie » . Mais tu restais de marbre, pauvre fleur épousant le Pierrot tombal de tes rêves lunaires sur le carreau .

Par un hasard-lève-toi-et-marche-à-l’aventure, je croisai ton immobile errance et vis mon spleen poétique à cata-strophes se cristalliser dans tes pétales un peu délavés.

Pétales qu’il suffirait d’arroser d’amour et d’odes fraîches pour en retrouver les chatoyances de jadis.

Tu me répondis du trac au trac en quatrains d’abord timides puis, effleurant la perfection divine, me permis à mon tour de m’épancher en jeux-thèmes à mûrir debout. Osmose. Emulation. Transe en danse du verbe et transfiguration.

Depuis lors, tu as plaqué d’or fin la vase évasive en pieds de valse à mille printemps, vase avec un L de papillon, fleur volante et musicolore.

  

edouard_divers22

 

 

15:23 Écrit par EDOUARD | Lien permanent | Commentaires (22) |  Facebook |

Commentaires

Comme un retour de flamme, les pieds dans la valse et la tête dans les nuages. T'es déchainé l'artiste, tu vas briser ton cocon nostalgique et t'envoler en transes dans une ruée vers L'or

Écrit par : Vieux marmot | 09/11/2010

Génial!
Un festival de citations dévergondées, du maire de Champignac (pour l'emphase ) à Baudelaire le tout à la sauce San A.

Une mornifle d'allitérations, une mandale de culture.

Waf Waf comme rirait Libellelule!

J'ai eu bon, merci

Écrit par : marc charlier | 09/11/2010

J'oubliais Bazin , la Bible et les autres!

Écrit par : marc charlier | 09/11/2010

Whaaa !
Ça valait le coup d'attendre...

Écrit par : Rafaël | 10/11/2010

A mourrir de rire et encore;-) merci EDOUARD pour ton si gentil comm sur l'un de mes textes, en ai été émue aux larmes........

Écrit par : michaeline | 10/11/2010

bonjour Edouard
tout d'abord merci pour ton com chez pol il m'a touché tu sais
bon je sais pas sympa mon com mais j'ai pas trop pigé
suis je blonde à ce point?
vraiment beaucoup de mal pour l'analyser
mais je repasserai pour essayer de découvrir ce qui se cache entre tes mots mit mot à mot
gros bisous édouard passe une bonne fin d'après midi

Écrit par : Anne Bilou | 10/11/2010

BONSOIR EDOUARD
je dois avouer que le jour ou j'écrirai comme ça je serai très heureuse car ce n'est pas du DANY il faut reprendre phrase après phrase pour bien comprendre le sens de ton texte bravo je te tire mon chapeau bien bas Monsieur EDOUARD
BONNE SOIREE
BISES
DANY DU SUD D'EN BAS

ADRESSE DE MON AUTRE BLOG / plenitude.eklablog.com merci bisous

Écrit par : FRUITS CONFITS | 11/11/2010

Bonjour Edouard ,
j'étais déjà venue une fois pour te lire et j'en avais pris plein les yeux et les oreilles et oui je te lis comme les acteurs à voix haute d'ailleurs je ne vois pas comment on peut faire autrement sinon on saute au-dessus des mots comme Panurge et j'ai pas envie de foncer dans le fossé en ratant un piège que tu as tendu .J'aime cette métaporphose du gris sur ta vision , du translucide qui déforme hier avec le passage de lumière sans modération et sans économie sur la céramique chimérique ,qui rendra toute la fraicheur à ce pavot tout chiffonné d'avoir attendu tant de versions et d'attentions dans la déclinaison d'une déclaration à faire rougir tes contours et semer l'or en paillettes dans ton regard , parfum , attraction ,tu perturbes le vol des papillons ,phéromones tu m'étonnes .

J'aime quand tu arroses tes fleurs musicolores comme ça , quel tonus .
Je t'embrasse .

Écrit par : françoisedu80 | 12/11/2010

Un petit passage
J'espère que tu vas bien quand à moi trop de douleurs de fibromialgie se réveillent je ne peux plus écrire je ne sais pas si je vais continuer car les copiés ne sont sûrement pas agréables mais je ne peux faire autrement
Néanmoins bon week-end et douce semaine sous cette pluie qui n'en finit pas
Big Bisous de MamieCoco

Écrit par : MamieCoco | 12/11/2010

Une belle rencontre!
S'il te pluie, écris encore et encore :-)
Marcelle

Écrit par : Pâques | 12/11/2010

Une belle rencontre!
S'il te pluie, écris encore et encore :-)
Marcelle

Écrit par : Pâques | 12/11/2010

Chatoyances de jadis ? Il ne faut pas bien des années, voire pour certaines quelques mois d'union commune pour les perdre à tout jamais et nul besoin de leur rappeler, leur charme est définitivement rompu. Tu t'laisses aller, tu t'laisses aller chantait à raison Aznavour.
Ton texte marque à profusion l'esprit mâle par le vécu au quotidien. Très réaliste.
Je te remercie pour ton commentaire que j'ai beaucoup apprécié.
Amitiés l'artiste à la plume fine.
Jean-Pierre

Écrit par : L'Esthète | 12/11/2010

Je reste ton obligée... pour toujours !
Belle route Edouard.

Écrit par : L. | 13/11/2010

Beau dimanche!

Écrit par : michaeline | 14/11/2010

Quelle belle histoire d'amour !
Tachez de ne pas vous embourber dans la vase qui déborde cependant !
Bonne semaine Edouard !

Écrit par : Saravati | 15/11/2010

Le matin surgit
pour fuir la nuit
la nuit a à peine fuit
que la lune déjà reluit…
Je me demande toujours ce qui t'inspire,
il me semble décelé souvent des bribes de vie
rien de bien terrible, mais assaisonné comme tu sais
le faire, voilà un bon film... Même si au départ
il n'est pas terrible...
Bisous un peu plus secs, il n'est pas trop tard!
Heureusement vous n'êtes au'à la source...
De la Semois... LOL

Écrit par : soledad | 15/11/2010

retour en force =))))

moi j'ai finis mon déménagement et j'aurai bientot le net chez moi donc ici c'est un coucou rapide

au plaisir amiral et fini de voguer sur la galère d'une recherche d'appart ou d'ile déserte... seul et toujours l'amour n'est qu'une vaste étendue d'eau.... rien à l'horizon que moi et mon salon....

à la prochaine bye
seb

Écrit par : ~?~ | 15/11/2010

texte excellent;-)))

Écrit par : michaeline | 15/11/2010

Je ne me lasse pas de vous lire!

Amitiés,
Marc

Écrit par : Marc Charlier | 16/11/2010

Je ne me lasse pas de vous lire!

Amitiés,
Marc

Écrit par : Marc Charlier | 16/11/2010

Un texte où la déformation des mots crée une poésie neuve, comme chez Queneau! Merci aussi Edouard pour le com assez personnel que tu as laissé chez moi. J'ai été touchée. ET si les mots apportaient un début de guérison malgré la douleur que, parfois, ils provoquent?
biiizzz
Geraldine

Écrit par : MULLER Geraldine | 19/11/2010

me croyais-tu partie pour de vrai ? c'était pour du faux, et à la bise venue, viens danser sur ta poésie-nouvelle où en rimes et pieds sous-bois tu transportes aussi mi-faune, mi-espiègle, très zesté de mélancolie. reviendrai car à ton bal j'aime toujours carrouseler.

Écrit par : emmanuelle grangé | 22/11/2010

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