14/10/2010

PSYCHE

 

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Neutre miroir tel est mon prochain ;

Je m’y poudre en fumée la mèche

Et je n’allume ô n’allume rien,

Son cuir un peu poulpeux m’empêche.

 

Cuir écervelé, couenne à cratères,

Il guette en moi reflets de lune

Et lumière éteinte, il me faut taire

Un soleil pleuré sans rancune.

 

Ainsi dans l’obscurité si nue

Pour qui chérit les apparences,

Un doute en émoi-même insinue

Son philtre à frileuses espérances :

 

Poisson love à la station d’avril

Où mon train-train file et découvre

Un millier de clones au passage, il

Faut que j’allume un coin de Louvres

 

A moi, les autoportraits blafards,

Je les fixe en croix dans l’espace

Etriqué de ma piaule et le noir

Se casse en blanc d’aveugle classe !

 

Je voudrais te fracasser ma gueule,

Miroir informel et sans teint,

Mais tu me suis, blême ombre linceul,

Vers le palais des glaces au loin.

 

edouard_divers22

 

16:42 Écrit par EDOUARD dans Amour, Général | Lien permanent | Commentaires (26) |  Facebook |