31/12/2009

MIDNIGHT BLUES

 
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Mon aigreur se taille

La part du lion

Dans ma nègre faille,

Manège au fond

Du troupeau d’esclaves

De la passion;

Je tourne en rond, grave

Un gri-gri con.

 

Je macère en ma

Potion vaudoue

Des mots branle-bas

De compas fou

Quand tu déboussoles

Maints chercheurs d’Or

A l’écran frivole,

Tu perds le Nord

Et gigues hors d’haleine

Comme un santon

De pro vamp’ en pleine

Animation.

 

Je me sers un ou-

bli de secondes

En vers lunaires où

Je m’inféconde

La passion si vaine,

Prison de nous,

La pâte à madeleine

De proust, au cou

L’accord d’une écharpe

Au froid de tout,

L’écho d’une harpe

Autour du clou

Que j’enfonce au blues

Coup de minuit

Dans mes rolling shoes

A l’aphonie

Entre nudité

Belge au rasoir

Et ton sud ailé,

Et tes histoires.

 

edouard_divers22

 

 

 

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30/12/2009

RIEN NE CHANGE OU PRESQUE

 

 

ALPHA DU BETAIL 2005

 

 

 

 

 

PETIT RAFRAICHISSEMENT:

 

Année 2005 après J-C

Belle amnésie de l'éthique en vérité

Cirages de pompes au désespoir funèbre

Dictateurs aux disques rayés comme des zèbres

Electeurs qui remuent leurs cendres dans l'urne

Flamingants de box-office qui nous cassent les burnes

Guignols de l'infortune en vitrine

Habemus papam à la sweet Sixtine

Interdite aux gazelines en mini-

Jupe et suintant la mort, l'Opus Dei

Klukluxklan sauce vaticane

L'hymne à la joie que dalle, on la crève en Somalie

Mais la télé s'en pavane, même le Télé-Vie

Nanas de Zola, adieu l'Emile tous cocus

Ou presque, pour tel ou tel m'as-tu-vu

Pédophil Collins ou collin bagnard si ça tombe

Q papier de soie pour un Bushman chiant des bombes

Roseaux qui rompent et le chêne supplient

Sensuels aux sens défigurés par l'envie

Trésors naturels bientôt mirages

Ulysse a le réseau pour ses voyages

Virtuels et tire la chasse du

Wc de ses angoisses avec la came au cul

Xxl est la taille de ses joints pas de son coeur

Y aurait-il en ces fuites un aveu de frayeur

Zorro je suis pas, circulez, allez voir ailleurs

edouard_divers22

 

 

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24/12/2009

AGNEAU PASCAL A NOEL

 

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Agneau pascal,

J'aspire à te crécher vivant...comme à Noël,

En un éclair de génie, poussière d'étoile filante;

Filante comme aux bas résilles de provoc si frêles,

Si sensibles aux aspérités de ce monde en fiente.

 

Agneau pascal

Que les pharisiens flambant neufs immolent sur l'autel

Du polyarthritiquement correct,

Tu vas renaître tout nu dans la paille ou la dentelle,

Et dans la grâce épurée dont trop peu se délectent.

 

Agneau  pascal

Au berceau musical, tes vagissements

Seront le Jésus-cri primal en brouillon de tes chants rebelles,

Et pour les rois de l'image au subliminal et des vieux cocktails,

Tu seras le point de mire où brûle à grands flots l'encens.

 

Mais tu n'auras que faire en ton noble vignoble,

Agneau pascal,

Des simagrées des mantes à l'eau cul-bénite au cartel

De l'opium implicite et formaté d'Universal,

Visant ton recyclage en mouton-pâtre façon Bruel.

 

L'âne et le castré ne seront point tes gardes du corps,

Pas plus que Marie-Louche et l'aveugle tes parents modèles;

Franc-tireur, tu leur substitueras pour l'éternel

Printemps les muses éthérées de ton sublime effort.

 

Tes affres de création seront mille et un cadeaux de Noël

Pour tous les feux de joie, feux de païens, tous les artificiers

De la photogénie fantasque sans l'ombre d'un cliché,

Tous les athées sous acide aux yeux-vitraux qui jamais ne bêlent.

 

Et quand sonnera le carillon d'un traître Vendredi de Pâques,

Ton sang de grand cru-soé versé pour l'art sera champagne,

Et les bulles pontificales en auront plus que ma claque,

Et les moutons Rotschild indigents battront la campagne !

 

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edouard_divers22
 

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21/12/2009

VOYAGE IMMOBILE AU NICOLAS HUBLOT

 

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Grain de toi

Pour la bougie d'un soir

Pour la fleur à pochoirs

Qui pleura

 

Grain d'orgie

Pour un peu mes pétales

Ma tige à fond de cale

S'expotrient

 

Vers l'azur

Mon spleen à fleur de pot

Se splendide aussitôt

Ciné cure

 

Film ali-

mentaire un lotophage

M'auto-bouffe en mirage

Cuit je suis

 

Car mes pleurs

N'éteignent pas la nuit

Ni mes peurs d'un hori-

zon doreur

 

Paradoxes

Ambrûlants d'émotions

En sirènes et pardons

Drôle d'intox

 

Qui hais-tu

Pour m'aimer de la sorte

Quand ma chandelle est morte

En laitue

 

Quand ma fleur

Te hurle sa passion

Au hublot zébulon

D'un bunker

 

Où les mots-

valises en leurre voyagent

Par beau temps par orage

Par zéro

 

edouard_divers22

11:35 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

MYSTERE

 
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Soyons l'un pour l'autre mystères,
Surs ou sucrés dans l'incertain;
Entre deux eaux, la tête en l'air,
L'amour sera notre festin.
 
Cuisons nos rêves au bain-marie,
A l'abri du peuple bêlant...
Belle anguille reste, je t'en prie,
Sous ta roche encore un instant.
 
Profilons nos ombres amphibies
Sur un banc d'algues en filigrane,
Et sans corriger les coquilles
De vers moulés d'ambre océane.
 
Masquons nos plongées dans les cryptes,
Nos courants d'art pur en cabbale;
Hiéroglyphons des nuits d'Egypte
En fruits de gloire pyramidale.
 
Glorifions nos échappées belles
Dans les criques où l'amour se croque
En à-peu-presqu'il ou presqu'elle...
Silhouettes esquisses équivoques.
 
edouard_divers22

 

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15/12/2009

A LA MUSE IRREELLE OU PRESQUE

 

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Si l'on battait de l'aile

Pour ailleurs s'envoler,

Sûr qu'en voix parallèles

On irait déchanter...

 

En ombres de nous deux

calci-nées sans soleil,

Couleur cendre de feu

Nos couplets nus vermeils...

 

Car tes chants seraient funèbres,

Ou bien trompe-remords,

Tape-à-l'ouïe pour des zèbres

Qui en perdraient le nord...

 

Zèbres cabrés, folles crinières

Aux vents de tes ardeurs

Factices, phares éphémères

Tôt rayés de ton coeur.

 

Et mes chants seraient d'automne,

Feuillets mots de chaleur

Perdue, fruits de Babylone

A suspendre les pleurs...

 

Et les sangsues au cou

De mon anatomique

Explosion de rires flous

Pour qu'elles se décollent, chic!

 

C'est alors qu'en nouveau pré-

Lude, on s'enverrait des fleurs,

Battant retraite au plancher

Des "va chercher ailleurs

 

Plus beau que l'entrelacs de nos coeurs,

Tu meurs!"

 

edouard_divers22

 

 

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11/12/2009

JOUIR

 

 

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Sucer la vie comme un bonbon de clown acidulé, la sucer pour m'en imprégner les papilles gugusstatives , puis  à pleines dents la croquer. La siffler comme une liqueur de mirabelle,  adieu triste menhir et bonjour lolly dolmen , aux esprits fades ne plus dire amen. Plus jamais. Humer la vie délicate comme une edelweiss; au mépris des saisons mortes, l’arroser d'une rosée printanière de joies simples et regards vierges. La palper de désirs éminemment tactiles, effleurer les corolles de bonheur qui s'ouvrent à mes yeux rieurs comme des mouettes; adieu le saule pleureur et la madeleine, adieu l'amour-propre à perdre haleine, donner tout de ma quintessence aux 4 éléments: mettre mon coeur à nu dans la lumière, la chaleur et les clapotis d'un temps flexible et non linéaire, le temps courbe, le temps de traverse, le temps du rêve; me ressourcer dans les eaux coraliennes en mâle naïade et m' éclater comme une bulle de limonade, en avant, à l'envers, allant vers les panades et les cuillerées de grimaces enfantines; lancer des oeillades à la nuit cyclope et son oeil lunaire, avec les étoiles pour paillettes et les cieux de mascara. Aux tout petits riens du quotidien donner mes zygos, au risque de passer pour un  béat catho, un bouddhiste de comptoir, un fou sans son garde-foulard. M'étaler dans les  langueurs océanes, plonger dans les airs pour y brasser quelques longueurs au large, expirer le feu de Dieu et tout ses Saints-Machins, transpirer les plaisirs diablotins sans tamiser les tabous, souffler dans les roseaux de la vie qui plie bagages. Me déchaîner de toute entrave au libre choix, me frotter corps et âme aux chênes, et transvaser mon insouciance évasive à leur écorce, pour qu'ils tremblent à fleur de sève, puis en rameaux de rires m'épancher sans la peur de rompre.
 On pourrait me taxer d’auto-voileur de face. La vérité est ailleurs, bien sûr, et mon tailleur n'est pas riche et tout le monde un peu triche. Alors j'embrasse  de mes lèvres charnues l'imaginaire comme un péché délicieux et fruité. Puis je croque d'autres pommes, celles de discorde en ce bas-monde, et les pom pom po pom pom po pom po pom po pom des marches funèbrement grégaires, sans desseins musicolores. Je les croque en vers et contre tous fuseaux horaires...Off the clocks !

edouard_divers22

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ZEN RENAISSANCE

 

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Lâcher prise de tête au substan-ciel d'un cocktail

Sans épithètes à claques intellectuelles

 

Laisser justaucoeur et ceinture au vestiaire

Etaler ses fleurs détaler dans l'éther

 

Longer le mur froid de viande à laine écrue

Zapper tout au light-show des anges, sexe inclus

 

S'éblouir gorge nue sans soutien vocal

Se bleuir coeur aux nues, sang d'amour astral

 

Baptiser sa reine aisance aux gouttes laitières

D'un nimbus, liquescence qui roule au super

 

S'échouer comme on divague au brise-vague-à-l'âme

De sables hors-sablier où le temps se pâme

 

 

edouard_divers22

14:06 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |