28/11/2009

OPIUM DU PEUPLE

 

lacène1

 

Croire en Dieu,

C'est croire au mieux

En un clair eau-delà

De la boue d'ici-bas,

C'est notre bouée...

C'est juste un peu

Les gris miroirs

Alouetter...

C'est dans les conflits

De cécité

Se poudrauzieuter...

Entre soeurs lointaines

Et deux sniffs,

Entre frères

Au dégoût festif,

-Esprit de camascaraderie

Et liens flous de parenthèse-

Pouvoir se rougepiffer

Jusqu'aux prochaines cérémonies

De dernière nécessité,

De dernière foutaise...

 

f261

 

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24/11/2009

POURQUOI LES POMPES FUNEBRES

 

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Dimanche 7 juin 1839.

Deux nobles rouges-gorges, qui sifflaient du nectar au bois joli, se virent contrariés par les martèlements métronomiques d’un pic-vert en sa routine industrieuse, dénaturant de remugles anachroniquement technos la fragrance harmonieuse des passereaux.

 

Deux séminaristes en goguette, venus s’ébrouer dans les taillis non loin de l’austère monastère, furent aussitôt pris du démon de la transe rose églantine, et s’enflammèrent la tonsure et le gland dans une techtonik endiablée d'époque.

 

C'est alors qu'un chasseur sachant chasser ses sachets de bromure judéo-chrétien de coups secs et fumeux, coupa court à cette méli-mélomanie.

 

Les deux oiseaux qui gisaient sur le sol exsangues furent recueillis par les moinillons circoncis dans leur danse prépuciale.  

 

Avec la délicatesse d’anges aux ailes diaphanes, ils déposèrent chaque oiseau dans une de leurs sandales, et se saisirent de la seconde pour frapper le flingueur dominical à mort.  

 

Un compositeur égaré par là, un pas très frais Derrick en musarde forestière, inspectant chopin-clopant  les environs pour son inspiration dans ce crépuscule tout en cendres et soupirs pulmonaires, tira profit de la scène à défaut de pouvoir encore tirer Sand et trouva, ô don du ciel,  l'intitulé de son dernier opus: « Pompes Funèbres », rebaptisé à titre postume "Marche Funèbre" pour ne pas faire de l'ombre aux "Gymnopédies" de Satie et à l'art pompier d'Offenbach.

 

Cette oeuvre allait faire un tabac dans les cathédrales comme dans les étables retapées en églises, dans les grandes et les petites pointures du culte. Avant comme après la campagne anti-

chopin04azerfumcigar
 

edouard_divers22

14:04 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

20/11/2009

PRIERE

ac4dsupertamp

 

     Que le ciel me pardonne

      Si j'ai les yeux baissés,

      Quand un astre rayonne

      Au point de m'aveugler...

 

      Quand le miel se bourdonne

      A mes lobes en secrets,

      Quand l'abeille en automne

      Se meurt d'avoir été.

 

      Que la mort se résonne

      En musette étoilée,

      Quand l'homme amer moutonne

      Sous des cieux sans berger.

 

      Qu'une aurore étalant

      Ses promesses empourprées,

      M'effleure ivre en levant

      Vers pieds nus de rosée...

 

      Que la timide approche

      D'un jour mentholescent,

      M'enlève en bleue valoche

      Vers l'oubli clairvolant.

 

edouard_divers22

 

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12/11/2009

SILENCE !

 

 

silence

  

  

J’entends Novembre et ses vœux d’ambre solaire,

Ombres en contralto de glace à fendre pierre…

 

J’entends l’hiver au seuil de la demeurée

Foi soprane en un cristallin yesterday…

 

J’entends la voix brisée de mezzo bleu ciel

Se grisant des cumuli qui s’amoncellent…

 

J’entends le timbre alto perdre son latin

Quand s’oblitère un antique espoir de mains…

 

J’entends le ténor tendre lingots d’organe

Aux pavillons sourds, matamores en pavane…

 

J’entends la vox populi du baryton

Qui se cherche et se perd en tombe à neutrons…

 

J’entends la basse aux catacombes imploser

Silence en homélie testosterronée…

 

J’entends mais ne vois rien alors j’écrirai

Pour ne pas crier l’âme au fond d’un encrier.

  

  

edouard_divers22

 

  

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11/11/2009

JUSTE UN MOT

 

goldengate

 

M'écrire un petit mot,

Ca ne t'engage à rien…

Pas du Victor Hugo,

Un mot c'est déjà bien.

 

Pour savoir si j'existe

En ton coeur par éclairs,

Ton coeur ce trapéziste

Ebloui par les airs

 

De fanfarons sans gloire,

De tombeurs, âme hirsute

Ta joie fait peigne à voir,

Plus dure sera la chute.

 

D'un jet plein d'élégance

Ou plic-ploc en brouillon,

Envoie-moi tes urgences,

Tes points de suspension...

 

Tes espoirs tes chimères

Et les réminiscences

Au goût de citron vert,

Pardonnons nos offenses.

 

Des mots nous en avions,

Plus souvent bombardiers

Qu'avions de papier, cons

Nous étions d'oublier

 

Qu'un jour ça finirait

Par tout gommer d'un trait...

D'union ne plus parler,

Juste un mot d'amitié.

 

edouard_divers22

 

 

 

 

 

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07/11/2009

ABANDON

 

Maratassass 

 

Y a des charmants

Passés pour propres-à-rien,

Princes de coeur et d'esprit...

 

Y a mes piments

Pour tes couacs féminins

Quand d'autres ont du candy...

 

Y a ces "comment?"

Dont on se passerait bien

Si l'on cueillait la vie...

 

Y a des mourants

Qui oublient le sapin

Quand mon chêne au vent plie...

 

Y a tes serments

D'ivrogne en bon chemin

Qui tombent à l'eau de pluie...

 

Y a le roman

Bavuré par un chien

D'aveugle sans merci...

 

Y a mon ciment

Roucoulé pour un coin

De soleil à minuit...

 

Y a des moments

Qui ne ressemblent à rien,

Pas même à ton oubli.

 

edouard_divers22

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05/11/2009

EST-CE

 

 
supershieldss
 

 

Est-ce aimer,

Qu’essaimer

Ses soupçons

De frissons

Par-delà

L’écran plat

De clichés

Dénichés

Chez les chiens

Léchant bien

Dans le sens

Complaisance,

Le sens du

Poil de cul ?

 

Est-ce assez,

Ressasser

Ses soucis

Sans souci

Du bien naître

Ou renaître

Aux fenêtres

En cœur d’or,

Aux bouches en

transparents

Appétits

D'être amis,

Et le nord

Perdre alors

Aux petits

Gazouillis

D’ouverture

Sur l’azur

Comme un bé-

Bé bouche bée ?

 

 

Est-ce un crime

Qui ne rime

A rien ni

Pas grand-chose,

Qu’un ainsi

Soit-il et

Faire une pause

En café

Sans cas faire

Des affaires

De la veille,

Pause-oubli

Du noirci

Coeur vermeil

Qu'on délaye

Au lait puis

Se sucrer

Le passé

Pour passer

La cuiller

Aux poissons

D’avril fier,

Aux passions

Loin d’hier

Et sa prose

En nécrose,

Aux frissons

D’autre chose ?

 

 

edouard_divers22

 
 
 

 

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04/11/2009

EXIT

 
 
bachfugue

 

Fuite au prochain numero

Du clown désa-busé

Qui jongle avec les zéros

Dans mon crâne embullé.

 

 

Fuite au loin de mes prochains

Que j'aimais comme oies-mêmes,

Gavées d'un pseudo-latin

Culinaire à la crème.

 

 

Au-delà de la douleur,

Fuite au lavabo blanc

Par le temps-tuyau qui pleure

Sous l'émail éclatant.

 

 

Fuite en castor plat-queuté,

Rongeant boisé levain,

Sur ses nerfs anesthésiés

De Prométhée indien.

 

 

Printemps zik mû, tantôt fuite

En pluvieuse hirondelle,

En fugueur de bakélite

Aux espoirs d'orgue-en-ciel.

 

edouard_divers22

 

 

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02/11/2009

D'UN DROLE DE ZEBRE

 

 

azazertyu

 

Tournicoter au vieux manège

Et cravacher les chevaux;

Malaxer des boulets de neige,

Entarter papa gâteau...

 

Jouer du trombone à coulisses

A poil et sans partition

Pour mettre grand-mère au supplice

En singeant pépé luron...

 

Frimer comme une locomotive

Avec bon Dieu qui déraille,

Et, dans le tambour à lessive,

Planquer sa doctrine en braille...

 

Balancer dans le vide-ordures

Les messages sans reliefs

De mes compagnes d'aventures

Au pays du plaisir bref...

 

Souffler un chapelet de bulles

En effloraison FUNèbre;

Rayer mes amours funambules

Et galoper comme un zèbre...

 

Prendre un bain d'espiègle jouvence,

Etre à nouveau la cigale

Aux lendemains sans importance,

Et plutôt crever la dalle

 

Que m'asseoir à la triste table

D'insensibles fourmis de fable;

Laisser mon coeur au bac à sable

Et ma raison dans un cartable.

 

edouard_divers22

 

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