24/11/2009

POURQUOI LES POMPES FUNEBRES

 

chopin04azer

 

Dimanche 7 juin 1839.

Deux nobles rouges-gorges, qui sifflaient du nectar au bois joli, se virent contrariés par les martèlements métronomiques d’un pic-vert en sa routine industrieuse, dénaturant de remugles anachroniquement technos la fragrance harmonieuse des passereaux.

 

Deux séminaristes en goguette, venus s’ébrouer dans les taillis non loin de l’austère monastère, furent aussitôt pris du démon de la transe rose églantine, et s’enflammèrent la tonsure et le gland dans une techtonik endiablée d'époque.

 

C'est alors qu'un chasseur sachant chasser ses sachets de bromure judéo-chrétien de coups secs et fumeux, coupa court à cette méli-mélomanie.

 

Les deux oiseaux qui gisaient sur le sol exsangues furent recueillis par les moinillons circoncis dans leur danse prépuciale.  

 

Avec la délicatesse d’anges aux ailes diaphanes, ils déposèrent chaque oiseau dans une de leurs sandales, et se saisirent de la seconde pour frapper le flingueur dominical à mort.  

 

Un compositeur égaré par là, un pas très frais Derrick en musarde forestière, inspectant chopin-clopant  les environs pour son inspiration dans ce crépuscule tout en cendres et soupirs pulmonaires, tira profit de la scène à défaut de pouvoir encore tirer Sand et trouva, ô don du ciel,  l'intitulé de son dernier opus: « Pompes Funèbres », rebaptisé à titre postume "Marche Funèbre" pour ne pas faire de l'ombre aux "Gymnopédies" de Satie et à l'art pompier d'Offenbach.

 

Cette oeuvre allait faire un tabac dans les cathédrales comme dans les étables retapées en églises, dans les grandes et les petites pointures du culte. Avant comme après la campagne anti-

chopin04azerfumcigar
 

edouard_divers22

14:04 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

Commentaires

Bonjour Edouard,
Je glisse sur le marbre, m'esbaudis sur l'autel, m'étrangle dans mes écharpes.Pourrais-je m'enivrer dans les plis se satin vert de la robe de George et volter ensuite sur le clavier comme un lapin en rut , j'en perdrai mon jabot , mes dentelles et ma toux
Un avocat avait rencontré dans un jardin grillagé ,un gorille trop débordant d'émotion ;quelque Abelart mortifié pleure dans son alcove une Héloïse sacrifiée.
A Satieje lui préfère des fustanelles en folies sur jupes plissées courroucées, une belle Hélène militairement troussée...ah ah !!!que j'aime les !!!!!OOOOooooo
à l'autérité d'un Chopin compassé et trépassé ,décomposé aux ïles , vidé de son Sand.
Ah ,j'aime les vrilles de la vigne qui emprisonnent le chant du rossignol la nuit ,étouffent tous les bruits ,effacent toutes les traces et ne laissent que des raisins....secs.
Je vois que tu as retrouvé toute ta verve ,ta plume est grinçante à souhait ,je lui préfère cette belle ardeur ,inspirée , inspirante, délirante .
Comme toi je vais ...tu es passé un peu vite , reviens c'est la saison de la toux ...j'ai un remède,une panacée sur mon blog qui te fera sourire....
En t'embrassant ....

Écrit par : Françoise du 80 | 24/11/2009

Petit coucou de la semaine, texte "classique" marchant funèbrement, un pas très frais.... mmmmm excellent
bye bye

Écrit par : ~?~ | 25/11/2009

Ouh la la Ca me dépasse! Les références ça va, mais les imbrications, j'ai du mal. Comme quoi ta richesse fait notre différence et c'est tant mieux, sinon on serait sans arrêt à se brosser le blog le glob le gland. Presque content de ne pas toujours te rejoindre,mais en fait, j'en sais rien... Sun pathein sincère
Nico

Écrit par : Vieux marmot | 25/11/2009

bonjour je ne te vois plus passé sur mon blog ca va? bise xxx

Écrit par : véronique | 26/11/2009

J'ai parfois l'impression en te lisant que ça fume beaucoup dans ton cerveau.

Écrit par : Marc | 26/11/2009

Bonsoir Edouard,

La légère fleur peuchère
Ne vient pas de nonnettes
de cornettes en sabbat
Que pesonne
ne soupçonne
plus jamais
la petie
marguerite
ah ça mais ...
Inutile de te le présenter , j'ai entendu soudain sa voix ,et du livre sont tombées quelques pétales que je t'envoie dans la nuit si marine ,si protectrice ,si ,si, j'ai pas sommeil et je vois des étoiles .
Bises galactiques ...

Écrit par : Françoise du 80 | 27/11/2009

Salut Edouard, Magnifique texte que voilà ! Que dire de plus...

Écrit par : Rafaël | 02/12/2009

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