29/10/2009

ERSATZ

 

pyramidetre
 

Je me taille en saillies, je m'étale en rivière,

En diamants d'encre d'un Nil éternel et fier...

A l'état brut en sous-roche aux ressources alanguies,

Puis Kéops inversé d'hiéroglyphes en toupie

Je pivote, humour en pointe, sans prendre mon pied

Qui se perd dans les flaques siphonées quand je sonde

A la torche du logique en brûlots ma blonde...

Je me noie dans les fautes d'accord, les rejets,

Notes implaquables après que j'ai glissé l'archet

Sur le violon désaccordé de ma petite

En feu-follet pour un tamiseur à pépites

Irisées, son amant d'hier et à jamais...

L'hymne étranglé d'un blues en bagues et froid couplet,

Refrain dans le vent qui s'entête et s'encapuche

En secret de polichinelle, secret d'autruche

Un temps les piles à l'air et la face enterrée

Pour que je la tire, mais en ersatz du passé,

Monet de rechange en flash, peintre impressionnant

Qui voit sur toile un peu trop déteindre l'amant

D'avril, un Douanier "Trousseau" de sa naïve

Entrée dans les arcanes où le nacre et l'olive

De fil en aiguille s'étaient découverts, vampés

L'un par l'autre, arabesques de chairs esquissées

Dans le vif éclair à la baguette imagique,

Pain d'épice éperdu, blanc d'éclat symphonique

En carré de mire quand moi, poids-plume à la gomme

Des souffleurs de vers bubblegum, ça m'assomme.

Alors je bats la démesure en flop modèle

Et je greffe aux chancres de l'ange un semblant d'ailes

Trop dépareillées, j'ai l'art aussi de brusquer

Par mes "pourquoi lui?" qui la dégomment et j'en souffre,

Allumette à poésie qu'elle allume en son gouffre

Pour de ses vingt ans goûter un peu la fresque...

Je suis machine à remonter le romanesque

Du temps, tremplin pour sa mille et deuxième nuit

En rétrovision folle au volant d'un tapis

Que je déroule, tapis rubis tapis de sang,

Boîtant comme un canard ouateux, travelling avant,

Fondu enchaîné sur le bleu zen d'une épure...

Mais ça cloche en ses thrillers internes, sa cuisine

Au formol qui me stigmatise, piètre doublure

En plain-chant périlleux sur l'amie trampoline

Qui m'a croqué la vie à dents rouillées de scie

Sauteuse d'humour; et "porc salut!" de l'amour-plongeoir

Je glisse, je retourne en claque aux torpeurs amphibies

Après le savon passé...je planche sur le noir.

 

edouard_divers22

11:31 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

Un p'tit mot... pour toi cher Edouard
Pardon pour ce copié collé entier je souffre trop il paraît que je fais de la périarthrite sur la Fibromialgie des examens sont en cours je ne suis pas plus à plaindre qu’une autre chacun a son lot.
Comme je ne peux m’empêcher de rendre visite à mes amis le copié collé me permet de passer quand même en souffrant moins
Pardonnez moi
Bon week-end de Toussaint et agréable semaine dans le douceur du temps
Bisous chaleureux
COCO !
http://cedricangel.skynetblogs.be

Écrit par : COCO! | 30/10/2009

un autre café si je suis sincere ce matin j'arrive pas a suivre tes rimes et vers...ca m'apprendra a me coucher tard! grrrr merci pour tes commentaires si pertinents et agréables tu es libre comme etre et j'adore ca

bisou du vendredi....t'a remarqué ceux du vendredi sont plus joyeux!

xxxxxxxxxxx

Écrit par : véronique | 30/10/2009

ça n'a pas du être facile a vivre, avec tes mots je m'y retrouve oui ce n'est pas facile d'oublier, le sang tjs le sang, qui boue de pourquoi qui provoque la fièvre du comment es ce possible a moi, non pas a moi, et ce sang du pourquoi qui revient comme un fleuve, moi le port, rempli d'écume de sang, sans pourquoi, sans rien
tes mots m'inspires, merci bye bye

Écrit par : ~?~ | 31/10/2009

"Fondu enchaîné sur le bleu zen d'une épure..."
il y a des phrases qui veulent dire beaucoup...et quand tu exprimes par tes mots ces émotions qui urgent, tu les brandis comme l'épée sacrée de chevalier...merci cher Edouard pour ce partage,bisous,Marisol

Écrit par : petite marie | 25/02/2012

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