29/09/2009

QUATRE SOLITUDES

                       

                                          I

Bouchon de circulation, orange sanguine, petit bouchon de Liège au ring, embouteillage en cul de sacre bleu... je contemple un interdit. Sa robe est légère et sa cuisse fine; un horizon capiteux se dessine en gerbes de sensualité multicolore. Loin de la grisaille, je m'en irai griser les entrailles et l'esprit de lucioles gouleyantes, puis je tutoierai les anges déchus pour mieux leur sonner les cloches à l'heure dite. Au huitième ciel m'envolerai, avec leurs ailes dérobées, mais sans pudeur de vigne mal placée. Mon sexe ira swinguer dans les airs au gré de mes loopings et trempera dans les calices flottant de plénitude et de bonheur divin. Ragaillardi par cette ivresse, il me plaira de croire alors en moi, et moi seul ! Mais pour l'instant, je reste abstinent: point de vin pour un musulman .

                          II

Il pleut des rayons de soleils bidons, mais ça cogne vert dans ma poitrine. Vert j'espère des parfums de gloriole quand mes narines fument à l'herbe fine. Petit cheval de manège désenchanté, j'aspire à défier les montagnes russes en me débridant le moral abattu. Mais je reste étendu, sur la paille à baîller, en haillons de courage et queue basse à brosser. Je tends la main vers une ombre qui n'attend rien, je prie les volutes, et en guise d'auréole, me traîne en-dessous. Mon sourire béat, mes faux airs de sainteté n'attirent pas les regards vrais ni les peintres faussaires, et la solitude en voie de garage aura le dernier mot, quand pour un joint de faux-culasse, je leur jouerai du pipeau.

                          III

Confiné dans ma bulle pour certains, con fini sans noble particule pour d'autres, je ne vois plus rien du monde, sinon des abstractions pures et d'invariables géométries qui me lassent. J'attends le jour où je pourrai m'extraire de tous les angles et crever l'abcisse, loin de mon absconse fatuité de snobinartiste. Prisonnier de moi-même, MC Zébulon le Contemporain, et de mes étranges canons de beauté nulle, je me traîne en boulet d'autocomplaisance ou me repais de flatulences en ma snobulle.  Cordon, cordon, fil ombilical d'Ariane, qui traîne dans la boue des champs concrets de blés fauchés, veux-tu cesser de te distendre, veux-tu bien te ressaisir pour un jour me ramener pieds et poings déliés vers la Terre Mère? En attendant, je me bichonne la vanité, me gargarise les affres et apthes de création, puis m'auto-congratule en vers de Cabbale. Vertical et altier. Me courber? Jamais...Car le commun des mortels m'est source de lumbago. Mettre à plat mes pensées sur un mouchoir et tout effacer d'une larme, OK. Pour la beauté du geste et les louanges formatées de la postérité.

                          IV

Et voilà tout ce que je sais faire: une hirondelle au printemps qui ne fait jamais l'hiver en blanc, qui dès les premiers coups de grisou se casse en blanc cassé vers les atolls hypothétiques et l'oiseau-lyre de polychromie pour debridé chevalet. Porté par un courant d'art mineur, comme une toile de valet, non de maître, je pêche un poisson d'avril en passant, avec un fil dénudé pour les farces polissonnes. Puis je "pégase" en cheval de trait d'union entre classique et popu. De cris d'amour en silence tout court, je gagne un lacis de corails dorés pour un couplet de fleurs à chanter, à effeuiller vicieux dans les tons graves...

edouard_divers22

 

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27/09/2009

VERS SOMBRES V

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Je peins le silence

A mes heures perdues...

La toile est garance,

Nos lèvres cousues

 

De fil à couper

Le souffle à maints ven-

triloques avinés

Cousus de fil blanc.

 

Car leurs marionnettes

Ont bien moins d'attraits:

Serpents à clochettes

Qu'un bémol effraie...

 

Ils parlent du bide,

Au fond c'en est un...

Parlent dans le vide,

Et je reste à jeûn,

 

Le pinceau trempé

Pour mieux te croquer,

Dans le rouge amer

D'un silence de guerre.

 

edouard_divers22

 

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VERS SOMBRES IV

 

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Un esprit frappeur m'a traqué sans répit,
Je suis au pied du mur de la déraison;
C'est l'ombre de ma braque et triste égérie,
Ne suis plus qu'une larve en mal de cocon.

J'ai cru bâtir avec elle un fief d'avenir,
Je m'enfièvre au présent tout décomposé,
Posant con l'hymne au repos, l'hymne au martyr,
D'une voix rayée de sa conscience à jamais.

Je suis au pied du mur sans lamentions,
Sans y voir vraiment clair et plein d'illusions...
Sauter par-dessus, l'abattre pas question:
J'ai peur bien trop peur des nouveau
x horizons.

 

edouard_divers22

 

 

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VERS SOMBRES III

 
Ma vie est jonchée d'amours mortes
...Et l'automne me va bien;
En belle saison tel un cloporte,
Je me cache et ne pense à rien.
 
Je fuis robes et filles légères
Comme fétus de paille,
Oiseaux-lyres qui m'allumèrent,
Feu l'épouvantail...
Tombe ma nuit, viennent ces corps beaux
Partouzer sur les cendres
Du "fumiste" en lambeaux,
Hier sapé d'illusions tendres.
 
Dans ma solitude imposée
Je m'exerce à l'indolence;
Libre à vous, harpies zélées,
De n'y voir que pénitence.
 
edouard_divers22

 

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VERS SOMBRES II

 
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Ses blâmes font l'effet de morsures

Et mes refrains câlins ne sont rien

Qu'inepties jaillies d'une fêlure

A l'âme ébranlée par le chagrin.

 

Sans filet je harangue le sort:

Quel vent de folie arrache donc

A ce coeur le chantre de son corps

Et l'amène à préférer quiconque?

 

Peut-être la folie de mes vers,

Déjections d'un souffle décapant;

Peut-être la folie de ses pairs

Qui me jugent blizzard et pourtant

 

Je ne veux en aucune façon,

Pour plaire, me résoudre au néant

Poétique où s'exaltent ces pions,

Ces pigeons soi-disant dans le vent...

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26/09/2009

VERS SOMBRES I

 
 
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Que reste-t-il des clairs de lune

Où tu m'allumais davantage,

Et ne comptaient pas pour des prunes

Mes vers chargés comme un branchage?

 

Chargés de senteurs estivales,

D'espoir mûri sous les soleils

Vitrés de ton visage ovale,

Oeillades à nulle autre pareilles...

 

Chargés d'allégories banales,

Jeux de mots, de mauvais jongleur;

Souviens-toi j'étais en cavale,

Et pour prison voulus ton coeur.

 

A la dérobée je glissais

Sur toi des yeux qui déshabillent;

Tout effeuillée tu m'écoutais,

ça te faisait craquer, brindille...

 

Me faisait rougir pour de vrai,

Quand déjà tu brûlais d'envie...

Mes vers désormais font l'effet

D'un feu-follet...plus d'incendies!

edouard_divers22

 

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22/09/2009

BULLE MUSICOLORE

 
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Soupirons d'aise à la nuit comblée

Par des lubies musicolores;

Un do ré dièse en contre-alltier,

Pour d'humbles quatrains-météores.

 

Glissons-nous relax dans l'auto-bulle,

Et sans rouler des mécaniques,

Sans airs conditionnés, bidule-

machin-chouettons libres en musique.

 

Laissons les zouavenues, boulevards

De la frime aux rolls-rocks flashos;

Dénazillons nos idées noires

En auto-dérision deux ch'vaux.

 

Décapotons nos tacots blueseux

Sous les réverbères en psyché-

délictueuse conduite aux yeux

Du sang bleu trop coagulé...

 

Décapitons nos veaux d'or bouseux

Comme un jaguar avachi se meut;

Flattons le dieu Pan qui flûte aux cieux,

Champagne des sourds aux jacuzzeux.

 

Laissons jaillir les épis de notes

Aiguës pour l'ennui pailleter;

Laissons fouler les basses en bottes

Feutrées, le chagrin des chaussées.

edouard_divers22

 

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20/09/2009

AUTOMNE PRINTANIER

                                                                                A TOI ET A ELLE

  

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Mes feuillets d'Eros tombent

En ballet posthume

Vers les catacombes

De ton coeur-enclume...

 

  

Feuillets merle ou blanc colombe,

Tu balaies leurs promesses

Et fins remords en trombe-

L'oeil où tes larmes paressent...

 

  

Car en vrai tu n'as cure,

Enflure aux tranchants blâmes,

Des entailles aux nervures

Après tes vagues à lame.

 

 

  

Mais des feuillets repoussent,

Printemps d'un autre amour,

Les limites en eau douce

D'un art au libre cours...

 

  

Mon frêne est frénétique,

Car on y grave en pieds

Le choeur pur et sismique

D'une ange, vive écorcée...

 

 

Maître-atoll de chorale,

Elle envoie ses oiseaux

D'encre musicale

Allumer mes rameaux.

  

 

 

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photos source inconnue
 

 

edouard_divers22

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18/09/2009

L'ARBRE ET LE FOU

 

- Dis-moi, être solitaire, vibres-tu quand le vent te caresse les cheveux ?

- Je ne vibre plus depuis longtemps, mon bonhomme. Fini le temps des cheveux au vent. Je suis un arbre à présent, un hêtre au seuil de l'hiver. Un être avec un H. Mais je n’aspire plus à rien, sinon le repos de l’âme et de la sève.

-  N’as-tu jamais envie de courir les sentiers pour connaître la frictions des écorces ?

- Je risquerais de me planter. Et de toutes façons, planté je le suis déjà. Dans l’immobile solitude, et parfois je m’y sens bien. Bien de ne plus rien connaître. Dressé vers le ciel sans lui poser de questions, et sans en attendre rien.

- Tu dis ça d’un ton impassible... A ta place, je m’ennuierais ferme. J’aurais au moins un mot gentil pour l’arbre voisin. Un peu de civilité, un peu de solidarité que diable !

-  Mais tu n’es pas à ma place ! Tes projections ne servent à rien. Tu es un homme venu d’ailleurs et moi, j’appartiens au monde végétal. Toute comparaison d’ordre moral ou philosophique me semble superflue. Et puis, qu’es-tu venu faire en ce bas-monde, ce monde plus bas que tout parfois?

-  J’ai fui ma planète lointaine, où les chênes faisaient la loi, où la liberté n’existait pas. Les chênes là-haut ont le pouvoir de prendre leurs racines à leur cou, et nous courir après si on tente ne fût-ce qu’une esquisse de parole un peu libre et folle. Alors, avant d’être enchêné, muselé, camisolé comme un traître de la raison, j’ai pris le premier frêne venu, appelé Schizo, et j’ai décollé en feu d’artifice pour m’épanouir parmi vous.

-  Je comprends mieux maintenant. Je suis l’arbre qui parle en toi. Cette force et cette stabilité d’esprit qui te font défaut. Je suis métaphore vivante et parenthèse de lucidité poétique.  Tu aimerais que je te suive pour que cessent les délires qui te déracinent et la médication qui finira par t’abattre dans un état de larvitude, où tu végéteras plus que moi. Car moi, c’est ma condition d’arbre, et on me prend tel quel, sans me juger.

 

edouard_divers22

 

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17/09/2009

PASSION LETALE ET PARADOXES

 
hagen2001

Dans le cristal flou d'une idylle,

En boréale aurore et style, 

 

Une exquise hallucination,

Fille de mescaline et bourbon.

 

Ca peut faire mal un tel mélange,

Pâleur spectrale et coeur qui flanche...

 

Mais si je palpe un seul instant

Mon idéal, je meurs content.

 

Paradoxale est ma doctrine,

Comme toi, Vestale et Messaline...

 

Fleur de napalm au sex appeal,

Vierge vénale aux airs futiles.

 

Vrai, à l'analyse on se perd

Entre la salope et l'austère.

 

Mettre les voiles et pour de bon?

Autant inhaler un poison !

 

Que dans l'astrale élévation,

Je me régale en illusions !

hagen550

 

edouard_divers22

 

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14/09/2009

UN SOIR D'HIVER

 

  

 

J’avais des poches sous les yeux, des valises pour le No Man’s Land. La nuit, je promenais mon blues décalé dans les rues d’un décembre qui pouvait durer onze mois.

  

Mes insomnies avaient raison de ma raison parfois, et je perdais l’équilibre en incohérences casse-pipe, comme un funambule sur le fil du rasoir.

  

J’avais une Porsche au garage des amours en panne de clim’. Ca rutilait flambant neuf de Pâques en flahbacks multicolores, mais ça caillait des billes de sainte Agathe au présent.

  

Emmitouflé dans mon humour gras pour seul dérivatif, mes feintes cholestérock’n’roll à boucher les artères du centre-ville, je n’allais pas longtemps donner le change.

  

J’avais un porche sous les yeux ce soir de 18 décembre, avec une crèche en carton-pâte dont les figurines mal fagotées avaient bien triste mine. L’âne et le castré semblaient même difficiles à distinguer.

  

Dans ce décor miteux de banlieue sans autre zonard que bibi, je me sentis pourtant bien, comme bercé par les roulis d’une mer accueillante, d'une mer sans requins, mer à la blanche écume en offrande, et sur laquelle des petits bateaux s’envoyaient mille gazouillis en morse, en mouette rieuse et en albatrose amour.

 

Une sirène m’appelait d’une voix onctueuse, bienveillante comme il en existe peu dans les légendes. La lettre B, soufflée comme des bulles  Baby Dop en sa baie d’opale, me berçait comme un chapelet de baisers.  Et moi, je me débattais, je bavais tel un tétard de bénitier pour balbutier la lettre M.

 

Non pas le M de Marie la Vierge bien biaisée, pas non plus le M de l’adulte caca  –ma prose en lange au fumet délicat parfois-  mais le M de Ma , l’article possessif, la lettre de l’amour si l’on n’abuse pas d’un pouvoir exclusif. C’était le  M de  Maman, m’ayant donné le sein neuf mois, et qui fait qu’aujourd’hui je me délecte à l’évocation du mot  « auréoles », mais sans la lettre U !  

 

edouard_divers22

 

 

 

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VIERGE DU 3EME DECAN

 
 
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C'est une fille de septembre,
Volets mi-clos de chambre,
Qu'on serre en viole, sans cris...
Cordes pincées d'oubli.
 
Pour en tirer les sons,
Les plus exquis frissons
D'automne aux tons pastel
En ultime aquarelle...

Et ses fleurs en rayons
D'été viennent et vont,
Ses tulipes à Fanfan
De lady, cloche au vent...

Qu'on déflore en Esope
D'ineffable éroscope,
Puis qui glisse en Balance,
En cygne gris silence...

Sur le la si fa lac
D'un chant lascif en couac,
Où nos accords majeurs
Se minent et noient les fleurs.

 

edouard_divers22

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12/09/2009

A UN TRISTAN

 

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Blancheur gazoilée d'une infirme colombe...

Et que lit-on sur son front sinon "pigeon"?

Il est Tristan, transi dans sa cata-combe,

Où saigne en couloir un espoir moribond.

 

Quel regard profond pourrait lui décerner

L'oscar du tendre, dé-cerner ses yeux crevés

D'un trop-plein de rien, quelle Yseut pour demain?

 

Il dit c'est la quadrature d'un cercle fermé

A sa vie assaisonnée d'automne chagrin,

De complimensonges et poivre trop fin.

 

Qui va les emperler d'une oeillade animale,

Ses yeux lunaires affamés de quilles cinq étoiles,

Et qui visent un strike en révisant leurs cratères?

Dilemme à perdre la boule: plaire ou se complaire...

 

Tristan dans sa bulle, éclatant d'auto-sculpture

Dérivative, l'adrénaline de l'oubli...

Au corps noueux trahi par un velours pas mûr,

Coeur peau de pêche, noyau dans l'eau de nuit.

 

edouard_divers22

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11/09/2009

MEDITHATION

 

 

Ma neige à moi c'est toi, blanc reflet qui médith,

Avec tes cristaux montés comme un Alexandre

Du matin calme en pieds plus hauts que le zénith,

Pieds de doux zen, à rien comprendre, à se suspendre...

Aux étoiles de fond du grand marionnettiste

Qui nous joue sa rangaine ainsi font font font...

Mais les trois petits tours de ma neige aux puristes

Ne sied, car ce ne sont que tours de chansons...

Tours de force ou d'art mineur allez savoir,

Et qu'importe le flocon pourvu qu'on ait la poudre riche;

Boules de neige ou de geisha c'est tout comme à mon regard

De chérubin thermâle qui piaffe à l'argot des pouliches...

A la gouaille enfiévrée de Milord l'Arsouille,

Emporté par la boule dans les gorges profondes...

Et je ne regrette rien sinon la beauté des gargouilles

Que j'eusse aimé croquer comme un Vinci la Joconde.

edouard_divers22

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09/09/2009

SOUS LA PLUIE

 edetjeff

 

 

On s'envoie de bibines,

Et c'est gai le déluge...

On déploie les bobines,

Poésie vermifuge.

 

On n'est pas des clochards

Qui mettent en bière leur loupiote;

On n'est pas pleurnichards,

On s'éclate en croque-notes.

 

De harpe il pleut des cordes;

L'euphonie de nos voix

Déliées qui roulent en Ford

Y répond sans faux  la

 

Si do notre unisson

Dans cet envers doré

M'initie au tout bon

Et t'initie au gué

 

Au gué de nos rivières

Aux diamants du plongeon,

Sans cafard à paupières

Et sans toucher le fond.

 

Du beau refrain ploufoque

On ouvre alors l'écrin,

Sans bouée ni toc toc,

Au havre des clampins.

 

edouard_divers22

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