31/08/2009

CHOCOLAT

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Quand on me parle de chow-chow, je ne pense pas chien ni resto chinois, mais plutôt « chaud chaud chaud  cacao, cho-cho-cho-chocolat ».

Quel chantre des trépidations polysensuelles, quel parolier couillu d’or, taquineur de rimes à fins alimentaires ou autres, n’a  pas  claironné les vertus de cette pâte solidifiée par un amour culinaire empreint de pure philantropie, à faire pâlir feu l'abbé Pierre de jalousie ? Vertus stimulantes ou apaisantes, euphorisantes, cautérisantes, fertilisantes, laxatives non je plaisante !

« Le bonheur, ça se déguste par plaques », la seule gâterie qui me va, et qui rime avec moi, car je m’appelle Nicolas.

Inversion de première syllabe : changez le « cho » en « ni », le show du jongleur tous azimuts en nid douillet, et à votre tour vous fondrez sous mes onctuosités verbales et tactiles, en envoyant valser vos textiles .

 Alors je vous croquerai dans le disque doux de mon PC, initiales Petit Cœur, tel un esquisseur de voluptés oniriques, et c’est vous alors qui deviendrez chocolat aux deux perles d’amandes sucrées, loin des amendes fiscales salées de la pompeuse réalité.

Car dans notre saveur liquéfiée par l’osmose caniculaire, j’aurai tous les droits, de toutes les infractions : infractions de secondes fulgurantes, infractions de septième ou onzième siècle d’orgasmes suspendus au baldaquin de mes certitudes amoureuses épurées . A ne pas confondre avec le bal de Thomas d’Aquin et ses incertitudes en purée de poix, lequel ne croyait que ce qu’il voyait sous les stroboscopes mélodieux des trouvères et choeurs croisés de playtexte, nimbant leurs vers de fragrances orientales.

Descendant des trouvères de rage amoureuse moi-même, rejeton de la cité de Godefroid, je me dois de faire honneur à mes illustres ancêtres, ainsi qu’à mon patronyme, et l’affaire n’est pas gagnée. Pensez donc : Nicolas de Cues, cardinal théologien,Nicolas le tsar cocu, Nicolas Sark aussi (bientôt dans Voici), Nicolas Peyrac, idole de mes 10 ans… Et mon père en ce temps-là  n’avait rien d’un saint Nicolas, distribuant à tout va ses Hot Chocolates à la Brazilia Carnaval. Non, Il était parfois du genre père fouettard, et c’est peut-être aussi pour ça qu’on me prénomme Edouard.

 

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edouard_divers22

 

 

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29/08/2009

LUXE DE FORD ET FROID DE FJORD

 

     

      Bien malappris consensuels,

      Sans un zeste d'esprit rebelle...

 

      Sangsues engluées dès l'école,

      Qu'en putes on coca-coracole...

 

      Fils de pubs qui cliquent en pots d'colle,

      Tchattant l'amour perroqu'and roll,

 

      Qui, cernés par le virtuel,

      S'exitent autosatisfaits tels

 

      Des ermites hors du sel palpable

      Et la lettre à huit points du Scrabble...

 

      Filles fort matées qui se taillent basses

      Pour de "mâles"  boxers poids-limace,

 

      Toutous faisant le beau tant bien

      Que mal pour du Royal Câlin...

 

      Morbacs +4 au gré des cu-

      mulus, ventouses et m'as-tu-vu...

 

      Héritiers de la technocrasse,

      Fils à papa qui tracent aux as,

 

      Pleins d'avenir en leur besace

      Avec des proies griffées Versace...

 

      Sous les pavés la plage est déserte,

      On se les roule en fjord et pure perte.

 
 
edouard_divers22
 
 
aaazzzzzzzzzz

 

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28/08/2009

SOIF

 
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      IL pleut des cordes sensibles,

      Et j'en suis mouillé tout partout...

      Mélodies qui me passent au crible,

      En mitraillant mes garde-fou.

 

      Inaudibles pour toi qui,

      Le coeur ébène à trop fumer

      Du pipeau, t'assèches à l'abri

      De l'infusion de vérité.

 

      Peux-tu siffler sans préjugés

      Mon coulis démasterisé

      Par monts et pleines gorgées,

      Sans qu'on s'étanche à jamais?

 

      Pourrons-nous renaître au plus fin

      De la portée sans clé de-ci,

      Sans clé de-là pour clavecins

      Nourriciers de franche hérésie?

 

cielenfol
 

edouard_divers22

 

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27/08/2009

TRAHISON

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La trahison comme art majeur,

Nul n'a besoin de t'initier...

Moi j'ai trahi, souffle-douleurs,

Ma dignité pour ta pitié.

Avec des mots, fléché au coeur,

Je t'implore à demi prostré,

Les yeux clos pour voir en couleur

Ce qu'il me reste du passé.

Des mots jaillis d'un vieux mouchoir

Mouillé, tour de magie minable...

Et ces morpions de ma mémoire

Qui font peur au marchand de sable.

Des mots polissons, mots tabous...

En ton milieu d'autres se baignent;

Le coeur trop plein, la goutte au bout,

Seul dans le fond du trou j'obsaigne.

Des mots d'amour que je susurre

Au mur du songe et pour les sourds,

Démodés mais de fière allure

Comme olifant de chasse à court

De souffle je te contemple

Avec à l'oeil un judas vide,

En larmes à la porte d'un temple

Où billets doux jamais ne guident...

Ce temple est mon faible intérieur

Pour ta majesté diabolique;

J'y prie, j'y espère et j'y pleure

En sacrifiant tout sens critique

Sur un autel trente-six étoiles

De coups portant le poids des ans;

Mais je ne puis rendre le mal...

Encens versé d'une âme en sang.

edouard_divers22

 

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24/08/2009

AUTO-INVITATION

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      Le bonheur se faufile
      Entre quelques nappes
      Froissées d'un gris textile,
      De la soif c'est le clap !
      Je m'invite en dément
      Symbole, en éculé
      Roseau plié devant
      Mes blizzards vents d'été...
      Seul convive et sapé
      Comme un moral en vrille,
      Clapotant mon ciné-
      m'as-tu-vu, je postille
      Des aigreurs aux méduses
      En flashback sur mes plages
      Que je feuillète et j'use
      Un galet, ça soulage,
      D'écraser les maboules,
      Et les bouts laids d'espoir,
      Colombins qui roucoulent
      En blanc lessive, branqu'art...
      Les plats sont découverts
      Sur un compte à régler,
      Sur un plateau d'enfer
      Aux amuse-gueules hantés,
      Aux serpentins vert pomme
      D'un passé sinueux,
      L'estomaqué noueux
      Se dénoyaute en somme...
      En sommet d'implosives
      Et belles aphrodisies,
      L'alcool-bonheur arrive
      A point nommé, j'oublie
      La sève artificielle
      De paradis merdeux,
      Tombée d'un arbre-en-ciel
      Par un matin plus vieux
      Que la mort bleue sans chêne
      Où je vais m'évader
      Sans tonnerre et sans haine,
      Ciel ouvert démarbré.

edouard_divers22

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17/08/2009

ESCAPADE EN SOLO

 
 
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      Diablotin de praline
      Ballotté dans l'alcool,
      Entre la crème à spleen

      Et le chocolat drôle,
 
      Je poudre mon oedème, 
      Et mon passé sniffé,
      Me crack-boum ULM 
      Aux vents d'oubli léger.
 
      Je me requinque à vif,
      Décollagène et romps
      Mes tissus conjonctifs
      De coordination .
 
      Sexcapade à l'aveugle
      En micro-parenthèse,
      Loin d'un hier qui beugle
      Et m'écorne en page treize,
 
      Je me porte-bonheur,
      Enfer à cheval fou,
      Dans mes limbes en cette heure
      De purgation taboue.
 
      Puis je plane au mépris

      Des orages à venir,
      Sans rien planifier ni

      Jalouser l'oiseau-lyre.

      Je plane en livre ouvert,

      Tout s'effeuille un instant,
      Dans le fond du trouvère
      ça poiresse en verlan.
 
      Inversion des mots-clés
      Dans les serrures à trous
      De vers à recycler
      Pour un sang neuf en tout
 
      Et pour tout je dégomme
      Bien des chiffres maudits,
      Sur mon trente-et-un d'homme
      En smoke de poésie
 
      Immaculée session
      D'oubli sans baldaquin,
      Dans le flou d'horizon-
      tales en nuits blanc satin,
 
      Je me perds à quoi bon
      Garder les pieds sur terre,
      Quand ses roses bonbons
      De chimie déchimèrent...

 

edouard_divers22

 

 

 

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14/08/2009

A TOI, NON PAS TOI, OUI TOI C'EST CA

 

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Cogneur de vers à soie

Droits, métronomiques,

A soi-disant de toi,

A soie synthétique...

 

Collant remisé,

Bas de gamme et faux cils,

D'un idiome brouté

En méthode Assimil...

 

Prêcheur d'idées reçues

En troupeau docile,

Bourge aux pamphlets qui puent

La conscience tranquille...

 

Guettant d'un air caniche

Lauriers de Césure

Et statues d'Hémistiche

Aux concours d'enflures...

 

Enfileur de lombrics

Libres comme l'air

Aux ventres de tes pairs

Aérophagiques...

 

Ré-actionnaire fossile

Qu'on cote en bulle,

Zéro pointé d'un style

Merdeux que j'encule...

 

Pétroleur de mouettes,

Vieille planche à vapeurs,

Carotteur d'esthète

Voilé gras pilleur...

 

Ta création ne vient

Pas d'un divin souffle,

Mais d'un pet de lapin

Qui tringle en pantouffles !

 

edouard_divers22

 

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13/08/2009

A LA MUSE D'UNE EPOQUE

 

1999

 

Ras-le-cul de ta liberté conditionnelle,
Il t'a fallu fuir un bel âtre conjugal;
Non dévoyée par des impératifs charnels,
Comme on le dit, mais pour à toi-même être égale.
 
Car ta certitude est ce que d'autres redoutent,
Qui chevrotent et font tout un plat, tout un fromage...
Et si les banqueroutes moisies des couples leur goûtent,
Reste étanche, ô roucoulante, à ces commérages.
 
Merveille en ce bas-monde inclassable ou presque,
Dont la plus étoilée des célestes fresques
Ne pourrait sans trahison rendre l'image
En 3D, Déesse en Diable et c'est Dommage
 
Pour l'art,  Ô toi l'aspirine indispensable
A ma raison qu'aussi d'autres enflures accablent;
Diane à Sagittaire au cul rare et flèches d'enfer...
Tu m'as touché-coulé en bronze, en bonze qui erre.

 

edouard_divers22

 

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10/08/2009

JET SET BLUES

 

supertramp

 

Richesse ô ma richesse, lâche-moi la grappe et les tongs fluos, j'aspire à la nouvelle pauvreté!

J'en ai ma claque des macaques de la jet set, ras-la-tonsure des paparasites de Cote d'Azur.

Je veux me baigner dans les caniveaux, la tête haute en aristocrasseux, plutôt que faire la tournée des grands trous ducs, ramper dans les défouloirs Hermès et lécher l' hétéro-clit' chic de quelqu'Aphrodite à caprices et puis c'est fini!   

Je veux baiser les luxuriants appâts des rougeaudes bistrotières, illuminer de mon doigté fier les mistigris de gouttières; en saint-frusquain d'Emmaüs m'aveugler d'amour et lire en braille  les stars des pissotières.

Je veux vivre à l'air libre et m'enivrer des postillons d'autres clochardes hépatiques ou non, je veux mordre aux fruits défendus des immigrées SEF, Sans Eglise Fixe, puis prendre un bain de boue pour soigner mes rhumatismes et le polyarthritiquement correct, pick-pocketter les badauds embagués comme des pigeons de luxe.

Mais avant de virer ma cuti sociale, il me faut vider ma cave en la choyant comme un nabab , car plutôt crever la gueule ouverte à l'entonnoir que laisser mes 20.000  Mouton-Rotschild et Corton-Charlemagne à la  vieille rombière en puissance qui me sert d'épouse et repoussoir, ou à mes 23 relations extras con-jugulées,  incapables de distinguer la robe profonde d'un Château Cos d'Estournel aux reflets violacés d'une vulgaire piquette belge.

edouard_divers22

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08/08/2009

AUTOPSY II

 
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Je naquis d'un orgasme fulgurant,

L'esprit tordu cambré comme en réplique

Aux séismes de câpre et poivre blanc,

Sur un matelas crevé de poux cosmiques.

 

Mon cri losange mort par striangulation,

Cri primal étouffé par les lampions

D'esprits carrés fuyant les bas-côtés,

Annonçait déjà mes crashs embermudés.

 

Je n'acquis le don de déchochotter

Les moulins de mon coeur grand qu'à vingt ans,

Pour moucher la morgue aux pantins moulés

Dans le gaufrier de cons sans poivre blanc...

 

Confisqueurs d'âmes s'enfarinant les vices,

Pompiers pyros, pierrots de lune fielleux,

Confiseurs dealant bâtons de réglisse

Et barbes-à-papa qui ricanaient bleu.

 

Pris d'assaut par les hormones et bouillant

D'impatience à la vue de Blanches-Neiges

D'un blanc cassé par leurs nains de parents,

Je torchai l'anarchie pour d'autres arpèges.

 

Et j'égrenai mes notes en dissonnant

De gaucherie sur d'âpres droitures arctiques,

Me pris les doigts dans les portails clinquants,

Portes ouvertes aux claquettes en pompes à fric.

 

Triangle à cordes, harpe en fer déjà roux,

Coupures au coeur et fils qui se dénudent,

J'ai pété l'aplomb de machines à sous,

Payé crash un strip aux Folies Bermudes

 

edouard_divers22

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05/08/2009

AUTOPSY I

  

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J'avais l'air d'un triste apache

Au parcours mal fléché,

Fumant le calumet, hache

De guerre en mon plumier...

 

Cultivant des grains de verve,

Il m'arrivait parfois

De sortir de ma réserve,

D'épater le bourgeois...

 

Mais je fuyais de dégoût

Les rencontres frileuses

Où l'on couvre ses dessous,

Civilités oiseuses...

 

Mes seuls amis étaient ceux

Qu'on ne rencontre pas...

En mes songes vaniteux,

Ils disaient croire en moi.

 

Je glandais entre deux marges:

Révolte et léthargie...

Maintes fois je pris le large,

Radeau sur eau-de-vie...

 

Pour couler dans cet alcool

Des jours bien malheureux;

Ayant perdu femme idole,

J'invoquais parfois Dieu.

 

J'avais en tête un fouillis

De desseins esquissés

Qui décalquaient  dans l'oubli

Mes projets avortés.

 

Je rêvais d'une oeuvre immense:

Chita devint King-Kong

En mes infécondes transes,

Et l'attente était longue...

 

Mes soirs baîllaient de routine,

Aigreurs édulcorées

Par la croyance enfantine

Au bonheur spontané.

 

Ombre aveuglée de moi-même,

Zappant les vrais soleils,

J'apposais des chrysanthèmes

A mon passé vermeil...

 

Me saignant aux quatre veines

Poétiques, je ramais

Pour me saborder à peine

A coups de bouts-rimés...

 

Saborder en ma mémoire

Un merdier de galères;

Ecrire fut un exutoire

Et Valium son compère...

 

Infirmières en faux-semblant,

Epargnez je vous prie,

Vos talc-shows bêêê-atifiants,

Si jamais je m'oublie.

edouard_divers22

 

 

 

 

 

 

 

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03/08/2009

STOP

 
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Rien n'a trouvé grâce à tes yeux,

Ni mon humour cyclone anxieux,

Ni mes singuliers arcs-en-ciel...

 

Tout est perdu malgré mon feu

Qui fit parfois mouche entre deux

Epanchements bien torrentiels.

 

Ton buste allègre à sensations

Vrombit mon coeur comme un avion,

Ce coeur piraté si souvent...

 

Comme au Mardi gras d'autres froids

Grimés d'amour, la mascarade

A fait long feu, long faux-semblant.

 

Quand toi, l'être en gras caractère,

A la phrase crachée de lunaires

Encres de chienne, tu me pourfends...

 

En petits bouts d'ingrat sans dentelle

A la merci d'autres mammelles,

Qui pourraient bien me prendre au jeu

 

De mots, de mains graciles et telle

Une boule corbillard, ta cervelle

Refuse alors mes coups de queue.

 

edouard_divers22

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