30/07/2009

AU SALON DE THE

 

 

aaaaaaaaaaaaa-1o

 

Régal d'aisance que ce tea-time, régal des sens aussi. En matière de volupté Darjeeling , on roule au super, et ta subtile essence féminine réveille en moi des saveurs de musc épicé avec arrière-goût sucré. Car ce plaisir n'a rien de primaire, et ses nuances, ignorées sans doute par les clients attablés non loin de nous, sont le fruit d'un savant mélange d'intuition, de poésie instinctuelle et d'un goût certain pour le Happening.  Le goût du risque aussi. Mes caresses qui s'égarent entre tes cuisses, guettant les moiteurs les plus onctueuses à ma fringale de toi, ont le don d'éveiller des frissons de chair dont le duvet se dresse à deux doigts des lèvres goulues. Mais tu sais te tenir, et goûtes la religieuse comme si de rien n'était. Tout en écartant légèrement les cuisses, tu gardes l'oeil rivé aux petits anges en vitrine. Des anges comme le temps qui se suspend sensuel, un peu comme ce mouchoir qui s'en va sans remous choir et se pose entre mes Weston en un tour de passe-passe-passe bien à toi : passe le minois sous la table, passe les doigts sur le zip,  et passe la langue à mon cornet de classe inversé. Et gâte les orphelines à la framboise au passage..

J'affiche un faciès impassible, on me croirait marbré dans quelque songe ou fixation.  La serveuse, qui  nous sert deux autres Darjeeling, se penche et laisse entrevoir des globes prometteurs, dont mes doigts de navigacteur-metteur en chienne feraient bien le tour.  Mais ta langue n'est pas de bois, et pendant qu'elle s'affaire en dessous de table , je mets au vert ma grisaille  et mon feu de sexgnalisation. Il est temps d'embrayer sans  réfréner nos appétits pâtissiers: je te fouette aux lèvres d'un blanc de crème à t'en pourlécher les commissures, et je sussure un merci de saccharine à la serveuse, comme pour déjouer son attention. Un ange passe, et d'archange fier et droit, mon membre se chérubine. Modestie post-éjac'.

 

Allons femme, redresse-toi.  Trop de génuflexion, sans  moi derrière, nuit au plaisir. En regagnant la chaise avec dans l’œil mille décadences felliniennes, tu me dévoiles à dessein ton absence de dessous chocs, et ton  pare-chochottes m’inspire d’autres plaisirs coupables à croquer, viril tel un Adam qui crache au ciel sa feuille de vigne mâchée.

Bientôt, mon encensoir sacrificiel  en puissance ne tient déjà plus en place : en clair, ça gigote à nouveau dans le boxer. Ne nous traînons plus en langueurs qui nous font baver comme des cadors en chaleur.. Allons viens, direction le Sacré-Chœur où je flatterai ton cul non moins sacré. Et je sais y faire, un don divin m’ont dit quelques chrétiennes adultères. Moi je les crois sur parole, et je giclerai sur l’autel  de tous les délices et  dans ton fruit fendu  l’offrande immaculée, au septième arc-en-ciel de tes cambrures et  poses écartelées...

 

edouard_divers22

 

 

 

 

 

 

 

 

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28/07/2009

TOUT EN FINESSE

 

Je vous salue massive

Pleine de grâce...

Quand vous êtes lascive

Et de guerre lasse...

 

Quand vous donnez votre corps

A la science consommée

De celui qu'hier encore

Vous jugiez si gonflé...

 

Votre pieu maudit ces kilos

Qui vous pèsent sur le moral...

Le mien, hardi comme un drapeau

Lunaire, est chambré cinq étoiles...

 

Je compatis à votre détresse

Onctueusement féminine...

Et sachez que vos caresses

Pour moi sont les plus fines!

 

edouard_divers22

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25/07/2009

ODE A UNE TRAPPISTE

 
 
imagesbière

 

Petite Orval de l'abbaye

Où l'on boit plus que l'on ne prie,

Par toi je m'allonge au divin,

Par toi me torche et brûle afin

 

Que le buveur de camomille,

Cet imbuvable moi si sain,

Ce moi d'hiver nu se rhabille,

Berlingoté de ton or fin.

 

Quand le moine en a soupé

Des psaumes à dormir debout,

Rien de tel pour le secouer,

Rien d'autre qui vaille le coup !

 

Pour sonner des cloches à bonheur

Et décloîtrer les refoulés,

Petite orval, quoi de meilleur

Que ton extase en trois gorgées !

 

Cette ivresse a bien des vertus

Que la camomille ignore,

Et quand le moine aux anges dit "tu",

Le dormeur les vouvoie encore !

 

imagesorval
 
 
edouard_divers22

 

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15/07/2009

PAUSE COOLINAIRE

alicerertreu

 

Ratatouilles du bonheur,

Tourtes au champ' et fines fleurs,

Pommes d'amour au cumin,

Blond péché vénitien...

 

Veau d'or en mignonnette

Pour Eve à taille de guêpe,

Feuille de vigne farcie

Au four d'espiègleries...

 

Eventail de lardons

Quand moral en purée

De pois, piquants poisons

D'or sans filtre fumés...

 

Lâcher de citronnelles

Pour décoincer papilles,

Flambée au Jack Daniel's

De banane en folie...

 

Cochonnailles qui font mal

Aux filiformules 1,

Abonnés d'la fringale,

Faites un break, faites le plein.

 

edouard_divers22

 

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13/07/2009

AVEC MA MUSE

 

 

Ensemble nous couchons

Sur papier crème,

Des mots d'esprit cochons,

Et des "je t'aime".

 

D'un jet sec nous pissons

Au cul du monde,

Et jamais ne baissons

Les yeux de honte.

 

Plume en branle bandons

Un arc-à-rimes,

Et les cons pourfendons...

Où est le crime?

 

Dards aux aguets volons

A tire-d'ailes,

Dans les cruches à frelons

Pour faire du fiel.

 

Au plus profond creusons,

L'âme a ses mines,

Et du charbon broyons

En pauvres rimes.

 

Espoir, nous crèverons

L'abcès du mal

De vivre sans raison...

Et point final

 

edouard_divers22

 

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08/07/2009

RAOUL ET GINETTE

 
 
beauf2009

 

 

Ginette aime son beauf Raoul.

Il a tout du gros dégueulasse de Reizer, en moins couillu, mais elle l'aime.

Quand, tous les deux ans, il l'emmène au Salon de l'Auto, elle astique sa carrosserie et la rend plus pimpante que jamais, pour qu'il voit 36 étoiles marines dans son ciel plombé, son ciel de dés pipés, son ciel socialiste à la sauce carolo.

En chemin, ils se gargarisent du blues  de William Dunker, le John Lee Hooker de la bouse bleu-blanc-belge.

Bavant tel un basset qui canicule sa Miama Bitch, Raoul lui conte, en bulles d'émotion baskettiste , ses exploits d'autrefois chez les Spirous Juniors.

Tout émoustillée par sa verve qui gonfle, gonfle et n'en démord jamais, Ginette lui implore une halte pour se comic-stripper sur quelque parking désert.

D'habitude, c'est tintin pour la nique. Excepté le samedi soir après la tournée des gargottes et grandes gueules trous duc, où il a droit à ses coups de théâtre, ses trois coups de boutoir.

Mais quand le Salon de l'Auto se profile à l'horizon, Ginette vacille à lisière de la pâmoison, à faire craquer les planches pourries des théâtres les plus miteux, et ouvre à Raoul ses rideaux de chair bassement lippue aux exhalaisons de Mer Morte.

 Rabattant les sièges éventrés, il lui fait son numéro très bref de souffleur d'haleine fétide et de déhanchés grotesques.

Après un "alors heureuse" auréolé de fumigènes et gouttelettes d'âcre sueur, Ginette et Raoul reprennent la route en rut à l'idée de se pavaner devant les modèles aux rutilances qu'ils ne pourront  s'offrir qu'en rêve. Entre deux gaz d'échappement plus sphincter-à-terre !

edouard_divers22

17:51 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

05/07/2009

V COMME VICTOIRE

 
 
persan

Tout se danse et tout s'écrit,

Le nonsens et l'unique aussi;

Les faux soleils qui partent en vrille,

Les déités nues de l'ennui...

 

Tout se pense et tout se dit

Face aux yeux du miroir gris,

Les seuls qu'adultes osent affronter

Sans s'être un peu mascaradés...

 

Tout s'épanche et tout se vit,

Suffit de baisser ponts-levis;

Regagner les sables à modeler,

Et pierres à château croulent en V !

 

Tout se transe et tout se crie,

Couleurs et sons, leçons de vie;

Renaître aux  pelles et rateaux d'enfance,

Et sabler châteaux d'émouvance...

 

Tout s'offense et puis s'oublie,

Château Margot qu'on déshabille,

Qu'on dégraffe en diable des globes,

En rustre corsaire à mazout...

Humons, frôlons tantôt sa robe,

En chaton persan de chaloupe.

 

edouard_divers22

 
 
ildesmorts

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03/07/2009

LUEURS PROMISES

 

llllpooooplayb

J'ai tant rêvé de soleils

En nombre pair déclinés,

J'ai guetté tant de soleils,

Mon ombre en est calcinée...

 

Car tendre mais sans l'ombrelle d'un doute,

J'expose un blanc crème aux ultra-violents

Rayons de ma raison qui s'égoutte

Au pas clair de l'une ou l'autre en sang...

 

En semblant d'étoile vierge et Mère

De la passion du Christal si pur

Mais fragile en mes secrets calvaires

De cal-vicieux Christ aux yeux cuits durs,

Jésus de série rose un rien stigmature...

 

Et quand le cristal se brise en désastre,

Il me reste un cratère de sélection

Où ma verve en éruption me décastre

Et fait feu vert à l'école en buisson...

 

Je m'incarne alors en Edouard-Moïse,

En chasseur ardent de lueurs promises,

Et fais feu des biches aux abois si chattes,

Feu de mon bois, leurs pupilles se dilatent...

 

Je dégrave enfin mes tables de lois cycliques

En un vol de colombe aux loopings amnésiques.

edouard_divers22

 

 

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