30/05/2009

SANS POESIE...

 
 
lune

Amis non  jurés de la lune, ennemis

Du tout tracé d'avance et du temps

Linéaire, esprits frappeurs et frappés,

 

Que seraient nos quartiers lunaires,

Si l'on en liftait les cratères?

Que seraient donc nos poésies,

Ces quartiers nobles, sans folie?

 

On irait mendier les croissants

D'un Pierrot doré funambule,

On irait par monts et par vents

Sans voir la moindre libellule.

 

On irait par mots et par vin

Mauvais piqueter nos trains-trains

D'immoral et de vicinal

En copié-collé serré...bral!

 

On nierait bien sûr l'impossible,

Passant les fantasques lunes au crible,

En baudruches aéropha-chics

Aux bas quartiers de prose en tics

 

Taquiner les coucous c'est moi-

Tié reprendre la libre plume!

Et du prêt-à-pioncer les lois

Brouiller! Baisons marteaux l'enclume!

 

edouard_divers22

 

sword

 

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28/05/2009

ICONOCLASTATION POLAIRE

 

Sans titreaer

 

Je veux être écrivain manchot primé cent fois,

Avec un nègre baîllonné pour bras droit.

 

Je veux être roi pour fracasser ma couronne

En public et cacaphonier la Brabançonne.

 

Je veux être idole aux marches du Panthéon,

Sur le point de crever renier mes chansons.

 

Je veux être pape et souiller ma robe blanche,

Vomir le sang du Christ au Tiercé du dimanche.

 

Je veux renaître en boycotteur de Trinité,

Clebs de compagnie parti loin se coyoter.

 

CAR

 

Je ne veux pas bronzer idiot sous leurs lanternes,

Borgnes seigneurs au pays des aveugles ternes.

 

edouard_divers22

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26/05/2009

PROJET D'EDOUARD

 

 

 

M'ouvrir à l'abscons quand mes gerbes iront,
Patience en couronne, chrono dans le fion.
 
Prendre le maquis des glaces insolites,
Ne rien maquiller, prendre un bain d'Inuit.
 
M'offrir à l'écrit comme un cri primal,
Coucher les folies du crâne à spirales.
 
Cornaquer mes fumées dans un noir d'encre,
Y mettre un nez rougeaud d'auguste cancre,
 
Un lustre en poudre à l'oeil cliché qui cerne,
Rubis sur l'ongle incarné des pieds ternes.
 
Snober du rase-motte les moqueurs Merlins,
Poncifs épilatoires, lance-pierres d'alun.
 
En petits souliers de vers décapodes,
M'enchanter d'un rien, Cendrilhomme commode.
 
Sans guetter baisers de pinces à tétards,
Princesses à crapouilles, cracher des mots l'art.

 

edouard_divers22

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25/05/2009

RETROVISIONS II

 

hytf21

 

Epouvantail pilier de gare

J'appelle en vain les oiseaux rares

Qui n'ont rien d'anges migrateurs

Pour une aumône aux petites heures

 

Je vois des néons racoleurs

Promettre aux vautours noctambules

Un inoubliable quart d'heure

De rodéo sur une mule

 

Mulâtre imbécile et si belle

Qu'on ferme un oeil sur ses silences

Sur sa torpeur malgré laquelle

On espère un soupçon de transe

 

Je l'ai fort bien connue jadis

A la merci de l'artifice

La came était notre compagne

Parfois nus battions la campagne

 

Et dans l'aurore humide et froide

Je me réchauffe en souvenir

De quelque lascive escapade

Sous le ciel en train de rougir

 

Je revis cet instant sacré

Comme une vache de Bombay

Déraison, flashback dissolvant

Je voudrais m'y perdre souvent

 

Que le présent n'existe plus

Ni ces gens sourds bien entendu

Ceux qui réservent leur amour

Aux coeurs vautrés dans le velours

 

Quand moi je squatte la poubelle

D'un monde où la fantaisie dort

Clochard habité par la belle

Rose éclose au vent de l'aurore

 

Après une étrange parade

A la manière afro-cubaine

Qui rend la raison marmelade

Et la libido souveraine

 

Point d'orgue d'un amour défunt

J'étais alors sapé milord

Dans l'air flottaient son clair parfum

Sa robe en soie bleue lamée d'or

 

Et moi défiant la gravité

Qui pourtant m'était coutumière

Avec un humour si léger

Que je me sentais mongol fier

 

D'être éclairé par le génie

J'avais le sens de l'ironie

Mais pluie de mort fine a chassé

D'un amour les ronds de fumée

 

edouard_divers22

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18/05/2009

RETROVISIONS I

 

 

Fil barbelé vivant,

On m'en donne à retordre…

Et j'ai pris les devants

Pour moins de poussière mordre.

 

Je me souviens quand j'é-

tais rideau de silence,

Quand pour le temps tuer,

Je m'inventais potence.

 

Me souviens les grillages

Des interdits pas clairs,

Grillant là clopes à l'âge

Où l'éclopé cœur serre.

 

Me souviens les cascades

Vénitiennes, croupes d'airain,

Se gondolant du fade

Petit glaçon sans teint.

 

Me souviens les inter-

stices des vitrines à voiles,

Et mes vapeurs au clair

De lunes épiées, vénales.

 

Me souviens les reptiles,

Chômeurs de labyrinthe,

Qui s'entrebouffaient pile-

Poil aux lueurs de pointe.

 

Me souviens fille Ariane,

Soprane aux cimes, fondue

Pour délester l'iguane

Voix basse et sans issue.

 

Me souviens le sang-froid

Que je voulus garder

Sur le soleil au plat

D'un jour neuf annoncé.

 

Qu'en reste-t-il, filet

De saurien, peau d'chagrin,

A la crête inversée,

Barbelant l'ombre en rien.

edouard_divers22

 

 

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16/05/2009

BOUGLIONNE PERSO

 

jackson5

 

A

Brader (pour m'acheter une raison):

 

Chameaux gyrofardés d'un cirque ambulant,

Dromadaires à la bosse des maths, cerfs volants,

Eléphante qui se détrompe au strip poker,

Felliniens saigneurs, félins péto-manants,

Gazelles enfilant des strings aux lions pépères,

Hérons, petits hérons s'auto-tamponnant,

Impalas qu'on ne trouve pas ici non plus,

Jaguars qui friment et carburent au superflu,

Ko-Allahs traîtres mâchouilleurs de coca,

Lézard lève-toi, Redbull t'aidera,

Mastodontes aux moeurs légères et libertines,

Nounours éventrés par des poules à canines,

Otariens, mais vraiment plus rien pour cent balles,

Phoques hétéros qui pour des pin-gouines s'emballent,

Quarante pies voleuses, de Dali babas,

Rats d'égoût pique-assiettes et qui font du plat,

Sagouins fous s'éclatant la rate à plat ventre,

Tigresses SM tatouées de salamandres,

Ultra-paresseux fumeurs qui se les roulent,

Vaches à laids boutons, noirs poulpes d'encre,

Walla-bis à voiles et à vapeurs qui soûlent,

X (combien au juste?)

Yétis me prenant pour un abominable

Zébre au disque rayé de vers minables.

 

edouard_divers22

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14/05/2009

UN JOUR

 

u15937295étoiles

 

Loin des vouvoiements de pommade entre les Mal-
colm X et les blancs clowns Jean-Marie Lepénal,
Je ne jonglerai plus avec les mots-valises
Pour mes voyages immobiles à matière grise ;
En ayant ras le nez rouge de mon Bouglione
Perso, des prières à Pas-d'Bol et la Maldonne,
Je décollerai de ma piste aux étoiles éteintes
Pour souffler aux anges des rires et baisers d'absinthe ;
L'ivresse aura raison de toutes mes attaches,
L'âcre orationnel se diluera dans les taches
Musicolores des chants de peintres aériens,
Oiseaux-lyres en feutre et damoiselles au carmin 
Plumage à dépoussiérer les feux de la rampe,
Spotlights aux palliatifs postiches et poudre à vamp',
La pseudo-foudre aux yeux miroirs de pacotille...
Un jour je tutoierai les anges à la folie.

 

edouard_divers22

 

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11/05/2009

HASARDS D'UN DESERT

 

 

Papiers en bataille
Sable d'emporte-plume

Rateaux de taille

Crayons coups d’pleurs
Si délicats

Si vains si lune
Aux présents
Pressés d'en finir
Mes grimaces

Elégamment

Sévères à liqueur

Pudique au feutre clair
Couvrent de muscles
En rappel hélas 
Une offrande à cordelettes 
Spatiales et tendues
Aux Vénus à l'as
De pique Apollo nul
C’est le zéro

Pointé des fleurs cosmiques

C'est l'amour
Qui fuse en bulle
Et qui blanc vole
Albatros à ma façon
Mais noir quelque part
Je me grise aux billets doux
Pare-fumée d'âcres nébuleuses
En ma désesphère
Et m'entre-love aux brèches et branches
A prières
A voeux rose amour
Et la lumière de l'oubli
Se distille en mots rameaux
Qui s'épanchent à l'envi
Vers le suaire accablant
D'un Merlin seul
Au printemps
Sifflant pur et nu
Comme un vers sans chaussons
Les canicules à venir
Les petits pieds qui s'embraisent
Et ne riment à rien
Les moiteurs désenchantées
Les vents cools d'outre-trombe

Scies sanguines et
Slows-blues mêlés
D'un esprit mollet
Ridé de frustrations
D'un esprit follet
Débridé Follon
D'un paradoxe agile
Et son talon

 

edouard_divers22

 

 

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10/05/2009

A L'ENCRE SYMPATHIQUE

 

vide

 

Je marchais libre de moi,
Sans une ombre et sans écho;

Le vide étincelait, roi
De trèfle à quatre in-folios.
 
Quatre feuilles et quatre points
Cardinaux qui se replient
Sur l'inconnu sybillin
De tables rases, ambroisie!
 
Nectar de l'oubli somnam-
bule et cocon solitaire,
Oubli de litres de sang-
sibilité délétère:
 
Mon sang d'encre versé pour
Quatre ex en quatrains-suppliques...
Béni soit le blanc des jours
Où l'encre fuit sympathique.
 
Perdant le nord, délesté
Des rideaux rouillés de fer
A repasser le passé,
J'exsude, à l'ouest, un  sang clair.

 

edouard_divers22

 

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09/05/2009

DEGLINGUE

 
Marinetttrooop

 

Marinette a

Son lustre passé

Dans le détroit

Des Noeuds Coulés...

 

Son homme éti-

rant la nuit d'un an,

En lustres d'ennui...

P'tit fourreur sans

 

Levain qui se lève

Avec les moules

A gaufres, et crève

La mie de boules

 

En vers d'un bleu

Trop marginal,

Juste milieu...

Ou l'ami râle.

 

C'est plein de toiles

Chez Marinette,

D'escarres navales,

C'est jour-défaite,

 

De chiffons pour mieux

Moucher les cierges

Nus qu'elle asperge...

Crachin blueseux.

 

Son ciel étoilé,

Même en gamberge,

N'est pas tissé...

Fil de la vierge.

 

Dans le plafond,

Une araignée...

Trois mouches au menton

Mal dessinées...

 

Ainsi fait fait

La fêlée mygale,

Trois p'tits fours et

Les mouches avale.

 

Quand rien ne va,

Faut s'esquisser

Des ailes qui dansent,

 

Ou pointiller

Comme en taffetas,

Son noir silence...

 

Quand talent plat,

Se faire croquer

-C'est pas de chance-

 

La mouche à leurre

(De l'escrimeur)

Par une épeire

Folle ou ses pairs,

 

Qui se pavanent

Mygalomanes.

edouard_divers22

 

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08/05/2009

LOUP A LA DERIVE

 

 

Rouge à lèvres sanglant pour les succions goulues

Ton coeur est innocent mais ta splendeur me tue

 

Avant d'ouvrir la bouche en un cercle vicieux

Tu dessines une mouche à ta joue c'est vieux jeu

 

Mais ça m'excite et je me sens pousser des ailes

Blanches comme neige tombée d'un autre ciel

 

Le ciel des jouisseurs, septième à ce qu'on dit

Sans prendre l'ascenseur... enfer ou paradis

 

Le rimmel à tes yeux donne un troublant pouvoir

Tes yeux couleur nuit bleue d'un classieux lupanar

 

Baisoir où l'on succombe à la grâce insolite

D'une nymphe dans l'ombre chinoise aphrodite

 

Crayon ultra-violet pour l'aura des paupières

Ton fard au vent follet m'égare ô ma sorcière

 

Le vent de tes soupirs en vain gonfle mes voiles

Et plutôt m'engloutir que faire une autre escale 

 

Alors je sombre et dans le fond de teint ne vois

Plus ton masque de putain pour loup aux abois

 

Je te vois pure et nue sans strass et sans paillettes

Et pourtant tu me tues, l'amour ça rend trop bête

 

Peinture de William Bourguereau
edouard_divers22
 
 
 
 
 

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06/05/2009

UN HOMME AU COUTEAU

 

Armé d'un long couteau, un homme semblait traquer une proie imaginaire.

Il avait les yeux luisants comme des feux follets et la bouche tremblotante d'un parkinsonien précoce.

A 44 ans mal sonnés, Georges, en rade de la société depuis des lustres, naviguait de nuit comme de jour en eau saumâtre, et certains indices laissaient présager un naufrage inévitable.

Il allait tôt ou tard toucher le fond.

Mais à qui en voulait-il, avec cette arme brandie comme un drapeau couleur pape au négatif, couleur black African blues et charbon de triste mine? Aux dignitaires scatophiles de ce monde septique? A la fosse très commune de sa famille de cathos pochtrons? A l'auteur du Kama-Soutra et cette position du strapontin ougandais qui n'y figure pas? A son marabout, son astrologue et ses deux psys?

Non.
 

Il cherchait à tuer le temps, le crever tel un bulbe de fleur terne, et pouvoir humer des fragrances alors inconnues de lui.

Car il tenait le temps pour ultime responsable de la grisaille inodore ambiante: ne dit-on pas que "le temps c'est de l'argent" et que "l'argent n'a pas d'odeur"?

Quelques miettes de logique lui permettaient d'en déduire que le temps, par conséquent, n'a pas d'odeur, et qu'il convient de le tuer pour se dilater à nouveau les narines en toute plénitude.
 
Illusioniste ponctuel et cynique, le temps s'est alors mis en suspension, puis, couché sur son curriculum vitae, a mimé trois pierres anguleuses en courbe socio-professionnelle ascendante.

Dans sa course folle, l'homme au couteau a trébuché.

De son sang jaillit une fleur.

La Xème en ma serre musicolore, mon cérébranle-bas de combat poétique.

Pour le meilleur et pour le pître.

 

 

edouard_divers22

20:54 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

UN AUTRE HOMME AU COUTEAU

 

 

L’homme s’entaille un doigt pour vérifier le tranchant de l’arme. Puis, léchant sa plaie couleur amour et couleur colère, descend l’escalier sur la pointe des pieds tel une ballerine aux timides entrechats.

 

Sa clandestine amie, alanguie dans les bras de Morphée, gît sur le dos, nue et lèvres écartées,  mais  sans ronron d’apnée jouissive.

L’homme se glisse par la porte entrebaîllée,  main sur la bouche pour étouffer sa respiration qui siffle des couleuvres mal avalées.

 

Il se dirige à pas feutrés de loup-garou dans la remise baignée de rayons lunaires, puis, arrivé à hauteur d'un lit muet, brandit l’arme blanche et luisante au clair de l’astre.

 

En l’éclair d’une semi-seconde, il crève la coupable de ses déboires conjugaux : Sandra la Plastic Doll se dégonfle, et l’homme reprend son courage à deux mains pour l’emballer d’aluminium fidèle et l’apporter, esprit brouillé mais plus zen, à sa tendre épouse et leur camisole de bonheur.

 

edouard_divers22

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04/05/2009

2 AUTRES PENSEES PERSOS

 

 

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02/05/2009

REGARD

imagesaaaa
 

Ton regard m'envoie dans la lune

Où l'absence est appelée Mer,

Où la Terre est un bleu de prune,

Reflet de tes perles à mystères...

 

Ton regard sans fard me chavire

Dans la Mer de Tranquillité,

Moi qui n'avais pour tout dire

D'un seul porte-voix pas assez...

 

Ton regard vrai me porte à faux,

Je m'inscris nu dans le non-dit;

Ton regard neuf touche au cerveau

Comme un silencieux dernier cri...

 

Ton regard marin n'indiffère

Que les aveugles d'Epinal,

Et loin des lieux communs s'affaire

A brouiller les pistes du mâle...

 

Ton regard marrant quand tout pleure

Autour de nous mais quelle aubaine!

Ton regard mouillé quand les fleurs

Vont se flétrir alors me peine...

 

Ton regard en coin me décentre,

Et je perds les bourgeois repères;

Ton regard chaud c'est de la cendre

Qu'on foule aux pieds de quelques vers

 

edouard_divers22

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