28/04/2009

CRESCENDO D'E.N.

 
imagescresd

 

Dans les bennes...on ne met pas que les ordures...

Avant-cène...des Judas s'attablent en nos murs...

Coeurs de faine...à quoi bon leur presser le fruit sec...

Ces sans-gène...y a plus d'plaisir à leur clouer l'bec...

C'est des hyènes...les charognards ont le coeur blindé...

Pas en laine...crapulls à chenilles qu'on voit bêler...

Très amènes...qui nous rêvent à quatre pattes en laisse...

Comme leurs naines...ces bien tendres moitiés qu'ils rabaissent...

Des Le Pen!...prenons les stylos-plumes, volons pour elles

Des étrennes...en baisers cadeaux, ponts de Noël

Sur la Seine...pour qu'elles se mirent à nos beaux vers

De verveine...et ne saignent plus, des vers d'éther...

Yes but when?...quand bas de soie filent à l'anglaise,

Les Tranxène...Lupin feront des machos leur affaire...

Fleurs "payennes"...sachons les débrider sans le pèze...

Enfin zen...fleurs qui volent, papilles d'adultère.

 

edouard_divers22

 

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26/04/2009

CONVERGENCES

mghermes1HERMesd

 

Quand on ondule au gré de la brise,
Quand malgré les brisures on puise

Des perles fines à l'ondée salu-

taire, et la terre est sèche au cul;

Quand dans le cercle des frigidaires

Amis du glas, songeurs on erre

En courant d'Hermes polyphonique,

Psychédélices à foulards chics;
Quand dans nos mails on déploie parfois

Nos ailes en vers qui vont de soie,

Tussor moiré pourpre étouffant dans

L'air vicié d'étoffes au semblant

Satin, l'hypocrisie sans teint

De miroirs aux alouettes et plein

Des sens on s'abstrait dans l'essentiel

Epluchage on se déplurielle,
On mène éphémères une vie pohème,
On s'ourse-peluche, étoiles en liesse,
Fleurs du Miel initiales FM,
Et nos longueurs d'onde font des tresses.

 

edouard_divers22

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22/04/2009

LE SAUMON ROCK'N'ROLL

 
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Une truite vagabondait d'algue en algue, s'offrant au passage une mini-thalasso, ainsi qu'un bain de jouvence dans le vert j'espère de la chlorophylle.

Téléscopant une anguille géante en exil de Tchernobyl, elle reçut une décharge électrique telle, que de truite de Schubert, elle se mua en saumon rock'n'roll, battant la campagne en quatrième vitesse pour ne pas finir en boîte où l'on ne joue que des vieilles scies de conserve ou des entubages technoïdes à la presse hydraulique.

 Le temps n'était plus aux folâtreries de petit poisson d'eau douce, et le saumon, boosté par les applaudissements de quelques merles moqueurs, gagna la mer où il comptait bien en faire voir de toutes les couleurs aux baleines grises et leur proverbiale connerie.

Ignorant les bancs publics de thons qui se bécottent en amoureux bigleux , notre ex-truite, guettée par les requins du show-biz galéronautique, s'approcha de la première baleine venue à nageoires feutrées pour lui vendre ses produits binaires hérités du blues: "Hello Miss Baleine, vous me semblez bien molle aujourd'hui, et ratatinée comme un paraluie sans armature; je vous échange 3 impros de rock authentique contre votre protection pour les 3 semaines à venir". La baleine, médusée par cette étrange proposition, lui répondit: "C'est quoi, le rock, et qui êtes-vous?". Le saumon: "C'est du solide, du speed, des vitamines, c'est du Schubert sous amphétamines". La baleine: "Je ne vois pas de quoi vous parlez, vous me prenez pour une conne?" Le saumon: "Une baleine conne, mais c'est un pléonasme !" La baleine: "Fichez-moi la paix...oh et puis, si ça peut vous aider à déguerpir, et comme je me sens un peu patraque en ce moment,  je vous l'achète votre pléonasme".

Le saumon, qui commençait à crever la dalle, prodigua quelques conseils à la baleine afin qu'elle recouvre un peu la pêche: "Gagnez la surface, oxygénez-vous bien le cerveau, et dorez-vous la pilule". Et une pilule de baleine, croyez-moi, ça vaut tout un labo de synthèse. De quoi faire un bon gueuleton pour le saumon, une bombance à la Woodstock en se dilatant tous les sens, pour ensuite carburer vers l'océan Pacifique and Love dans une euphorie que même les mouettes rieuses lui envient.

edouard_divers22

 

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20/04/2009

VOUS POUVEZ M'APPELER:

 

 

Charles-Edouard l'ermite, loustic en orbite

...Rien à foutre!

 

Clown aigri par d'ex-carences en coïts

...Je m'en branle!

 

Aux écrits perlés de sueurs perverses

...Je m'en tamponne!

 

Où l'on huile des morues à deux sesterces

...Je m'en fish

 

Artiste sans cachet dont le souffle s'estompe

...Je m'en retamponne!

 

Rimailleur funèbre à côté de ses pompes

...Rien à cirer!

 

Mélalcoolique en autopsy, zombie au rire jaune

...Rien à saké!

 

Masochiste à l'affût d'infâmes amazones

...Je m'en tape!

 

Et guetté par la psychose, cause toujours

...Je m'en fous!

 

Votre équilibre au formol, vos poids lourds

...Je m'en balance!

 

aaaaaaaaaaaaaaaaa

 

edouard_divers22

 

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FAUTE DE GRIVE...

 

DR FUCK & JENNY SUCK

 

Dr Fuck:

Regarde autour de toi:

Le plaisir ça vient ça va;

Ca vient deux coups sur trois, 

Ca va puis...patatras!

 

Vois ma tour à moi,

D'épices and love extra- 

ordinaire n'est-elle pas?

 

C'est mon plus fier appât, 

Qui jamais ne déçoit

Mes pulsions de crachat

Dans ta gorge ou ton chat.

 

Un jour tu te lasseras

De ses prouest-ce bien elle 

Dont tu te souviendras

Sur la terre comme au ciel?

 

Jenny Suck:

Ta queue met de l'huile 

A nulle autre pareille,

Et j'en suçai onze mille 

De mes goulues vermeil. 

 

A la voir se tendre,

La rude et noble masse,

Je ne puis que m'étendre,

Lui ouvrir mon impasse.

 

Dr Fuck:

Suintent les muqueuses, 

Gicle le sperme! 

Je vais te rendre heureuse, 

Mais alors tu la fermes!

 

Les mots ne peuvent

Traduire sa puissance...

Faudrait une langue neuve,

Plus à ma convenance!

 

Jenny Suck:

Tu as raison,

Trêve de verbiage; 

A l'essentiel passons,

Déjà je suis en nage!

 

Dr Fuck:

En âge de comprendre

Que les formes arrondies 

De ton pétard en branle 

M'inspirent la sodomie.. 

 

Allons tourne-toi vite,

Qu'enfin je sévisse

A grands coups de (BIP)..

Tu verras, c'est un délice!

 

Jenny Suck:

A cette besogne impure

Ma cavité ne consent. 

Jamais je te le jure,

Elle ne sera récipient

Du jus de tes ardeurs, 

Va t'faire voir ailleurs! 

 

Ma dignité a des principes

Que ton instinct ignore;

Sache que nom d'un PIPE, 

Tu es un sacré porc!

 

Dr Fuck:

Alors taille-m'en une,

Insondable perle; 

Je suis sans rancune, 

Je mange du merle!

 

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edouard_divers22
 
 
 

              

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18/04/2009

COTE JARDIN

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Mon jardin d’enfance, inodore aux copains à la fibre merdeuse, savait le parfum secret des fleurs d’amour qu’on dévisage à la légère, qu’on envisage au sabre clair. La pelouse étouffait sa toison verdâtre sous la grisaille de leurs projections pesticides, et des cigales de rêve en contralto s’époumonaient dans les dissonances de mes neiges éternelles.

Solitude en poudre que j’éternue aujourd’hui, tel un Atchoum sans sa clique de nains, sur le mouchoir cliquetant du clavier noir. J’y aligne mille et un vergers de fruits défendus, mûrs avatars de ceux cueillis jadis, quand j’avalais des couleuvres, et me lolitaffais des elfes en catimini-jupe, aux strips venimeux. J’y aligne des perce-neige qui, jusqu’au rubis-pistil, s’exfolient le blanc spectral de mes grains de verve abrasive.

 

Mes proches, qui n’avaient de grand que l’estime d’eux-mêmes, veillaient à l’éveil du rationnel en moi, et louaient ma sage introversion, mes pudeurs mal placées comme des feuilles de vigne au cœur, fils barbelés en somme, où s’écorchaient parfois mes butineuses de mystère en une ec-statique électricité des sens.

 

Ils espéraient me voir au chaud dans un moule, mais j’étais croissant de lune, alvéolé olé au fond de moi. Un jour soupe au lait caillé de stress , l'autre souple au lait d'ânesse. Aussi complexe qu’un lacis désolant creusé par des taupes ouvrières myopes mi-folles, aussi complexé qu’un bourgeois dans les formes, et n’osant montrer mon cul aux esprits faisandés du lisier post-pubère, moi qui damoiselais fébrile et chaste à la lisière. 

 

J’entendais parfois dans mon jardin  résonner l’autre chanson de Brel, avec ses vieux potes âgés qui ne sortent plus, au train-train de chiens de garde ou chats loupés, au dadouronron pendulaire, turlutinage à l'occase,  métrognome à venir de crépuscules enchantés où la raison vacille, de vasistas en ouvertures éclair…avant le dernier soupirail.

 

J’étais fille et garçon à la fois, étamine et pistil,  jeune et vieillard, mais jamais je ne serais adulte.

 

Mes échappées belles en arc-en-ciel se plombaient souvent de fiel, car voltefessées par les enseignants, les docteurs de la foi bilieuse, les aide-saignants rectifieurs de tirs , et dont la face de rat dégoûtant me faisait gerber du pissenlit nauséabond, sous formes de pensées caca-boudin. Faux anges gardiens de l’âme qui perturbaient mes fréquences radioactives, mes solitaires bombances aux noyaux de prunes littéraires, ma révolte embryonnaire. 

 

Ces esprits pré-ridés, tantôt frappeurs de dogmes à clous, tantôt martelant les trois coups d'un grand-guignolisme sans impros, je les fuis toujours dans mes aristocratères à fumerolles poétiques, ou  les charge en éruptif Don Quichotte,  pogne-mots directs et gifles-virgules, quitte à me faire mouliner la gueule et la canne à pécher le bon…pour de bon.

 

edouard_divers22

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UN PLAGIAIRE A SUCCES

              

Muse ô ma poule aux oeufs d'or,

Pourquoi picorer toujours

Quand je cherche des accords

Dans une autre basse-cour?

 

Mes vingt refrains coquins n'ont rien

De neuf, mes psaumes ampoulés:

Des caquetteries..mais en un clin

D'oeil mes fans seront plumés.

 

Je rappe en gospel, jazz afro...

Mage à cloche-pied je danse,

Et frappe avec un look inso-

lite et masque de transe.

 

Mes shows sont autant de grands-messes

Où j'hypnotise avec adresse

Un troupeau très fluorescent

De pantins fêlés du tympan.

 

On se bouscule au portillon

Du maestro de l'illusion;

On crie au génie, on révère

Pour un air pas piqué des vers...

Mais à des Noirs, blueseux croque-notes,

Fils d'esclaves aux nerfs en cracotte.

 

51147~John-Lee-HookerVVVVVV

edouard_divers22

  

 

 

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13/04/2009

ICI L'OMBRE, MES VERS VOUS PARLENT

 

Silence on tourne...en rond,

Bagnards au style banniéré,

Steve McCouenne, faux Papillons,

Haut hissant des fleurs lardées

De coupe en coupe à champagne

Cérébral, on décochonne

Un foutoir de vie sans pagne,

De pudeur ciné qua non...

Clampins vides on porte beau

Quand l'inspiration défaille;

Outre-Muse, outre-Rimbaud,

 Riviersifiant la frimaille

Et charriant clichés vaseux

 D'hymnes aux sédiments rebelles,

Aux saints cons pas textuels

 A lire en braille, langue doigts queue…

 On se colliérise en perles

De sueur, on s'abandonne,

 Coulants comme un neuneu merle

Qui siffle quand mort claironne,

 En rimes de lèse-majesté,

 Croisées sans autre comptoir

 Qu'un écran pour s'achever,

 On ne tourne pas dans un bar

Mais sous les barreaux d'edouard,

Sur l'air barré du lascar.

 

    th_85EFBF209edouardfredouard_divers22

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08/04/2009

INTERACTION 2006

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Je surfe sur les terrains vagues,

Sans être repu d'herbes folles;

La vie pour moi n'étant que blague

Et dérision dans le formol...

 

Tu as dans le coeur un poussin

De Pâques à peine éclos de l'oeuf,

Sur lequel j'égoutte en coquin

Potions d'avril, buphallo-bluffs...

 

J'ai dans la verve un citron

Pour tel ou tel poisson Saint-Pierre

Farci de basilic au nom

Du fisc, du simple esprit, du prospère...

 

Dans tes mots transparaît le laurier

Pour qu'un peu je repose au chaud

Comme un fin César mollardé

Dans l' égo par Brutus & Co...

 

Dans mes gestes un faisceau de parfums

Qui fouettent un instant les flashbacks

En un tour d'esprit, tour de main,

Te décompostent ô coquille Saint-jacques...

 

Toi...Tu as dans la tête un passereau

Qui me siffle ses évangiles,

Et quand je me lamente à l'eau

Trouble, c'est mon alcool volatile...

 

Car tu as la subtilité

De ces anges dont les fines ailes

Aux soleils cruels ont brûlé,

Mes élytres se signent et prient ton ciel...

 

Ciel astrakan, chaleur émise

En pluie des nues...vigne de pudeur

Effeuillée dans la boisson qui grise

En fables de la loi d'apesanteur

...L'ineffable Terre Promise.

 

edouard_divers22

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06/04/2009

IL ETAIT UNE FOI

 
 
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Nous voguions râpés sous cloche,

Un collier de merles au cul,

A défaut de grives en broche

A reluire un poil de jus.

 

Sans pulpe et cons comme un poulpe,

Nous encroûtant dans le vide,

Nous ne battions notre coulpe

Jamais sans bible pour guide.

 

Glabres aux bréviaires de comptoir,

Nous nous poilions en béats

Gobe-mouches à merdouille, histoire

D’en chier des tonnes aux combats…

 

Combats des chefs de la foi,

Et nous couvre-chefs à plat-

Ventre sur les crânes en joie

De nos protégés prélats.

 

En vivants paratonnerres,

Nous nous dressions les sens, fou-

droyés par les faux éclairs

D’un ciel ivre de gourous.

 

Et la peur aux ventricules,

Ignorions le Père absent,

Ce Père  ab100% nul,

Mystère et bible-gomme, vent…

 

Heureux les pieuvres d’esprit,

Les geôliers tentaculaires,

Le néant ne s’en méfie

Pas, et vogue le gruyère !

 

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edouard_divers22

 

"Phare dans la tempête": peinture de Claude-Joseph Vernet

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01/04/2009

PRINTEMPS DESORIENTE

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Bouddha de comptine en chambre froide, au credo limonade ...

 

L’homme étincelait de rire, au plus profond des fleurs diaphanes à veines éclatées.

 

Songe ouvert, tel un tombeau de marbre zébré d’yeux clignotant leur bride abattue. 

 

Le soleil soulignait les chants de sève et d’opium, où se faufilaient blancheurs angéliques et beautés létales au petit matin sperme.

 

Un goût de prière à poison candi se traînait dans la rosée de toiles et cantiques, au clair de l’une et l’autre luciole étrange en décalage horaire.

 

Un hiver à la cloche de bois partait, cerf-volant sans motifs et certitudes.

 

Encre de printemps, vert émeraude en l’écrin d’un papier si fin qu’il est filigrane, l’homme en paix s’éteint les cheveux jadis brûlants de colère.

 

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edouard_divers22

 

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POISON D'AVRIL

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Homme oublié de Dieu,

Garde la tête haute,

Et grimace en tout lieu

De ton dégoût, la faute...

 

Tâche de te montrer

Fidèle à Lucifer,

L'aïeul des voluptés

Chères aux coeurs de pierre..

 

Honore ton épouse,

Conception maculée

D'ignobles bagouzes

Et de crème à fouetter...

 

Tiens-toi comme un menhir

Ecrasant la vermine,

Sans trop te repentir

Des pulsions assassines...

 

Dépouille le nanti

Des diamants et rubis;

Avec de simples pierres,

Lapide la misère...

 

Prends garde à la pitié

Que pourraient t'inspirer

Culs chastes et curés

Aux suppliques mal-biaisées:

 

Crapauds de bénitier...

Bien tristes créatures,

En humour ordurier

Traduis leurs écritures...

 

Envoie quelques copies

A nos amis guignols,

Que ces poisons farcis

Fassent en avril école!

Famillezebuth2
 
edouard_divers22

 

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