31/03/2009

FLASH

 

Ton saint-frusquain de bazar,

Que j'auréole en diablotant

Par giclées de verge-encensoir,

A la beauté du faux-semblant.

 

Ton négligé flash donne un style

A cette échevelée candeur,

Quand des truies de salon s'épilent

Pour un soupçon de poil au coeur.

 

Ton frock'n'roll évasé

Comme un dandy sous Warhol,

T'affiche un air moins blasé

Que Bowie singeant les folles.

 

Ton fuseau d'encre aussi souligne

Un profil d'Ariane androgyne;

Mais il faut lire entre les vignes:

Eve humide et sobre féline.

 

Sous ton fichu, cache-coeur

Aux fuschias bien motivés,

Vient d'éclore une fleur

Loin des vals siliconés...

 

Fleur de magma qu'on effeuille

A la folie, prends-en soin;

Lèvre pour lèvre, oeil pour oeil

En ce volcan de quatrains

 

Qui mes amours mortes soudain

Barbouille en pittoresques ruines;

Mille et un soir de blancs satins

Nous fait miroiter, lutine!

 

edouard_divers22

 

miyako ito2

 

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30/03/2009

LIBRE

 

Dans le vent sans para, sa chevelure...

Esquisse en parfums de libre danse;

Le chignon défait, défi d'azur

Aux nues abjectes d'un sans-conscience...

 

Car c'est là qu'il l'avait dé-portée,

Trophée de chasse à court aux pigeonnes,

Pour son chignon, sa gorge serrés

Comme un cul non profané de nonne...

 

Elle a pris le chemin de traverse,

Direction la première averse

Pour s'y voir claire, et plus la dernière

Pluie qui fait naître avec des oeillères...

 

Sa mise à feu? L'objection de méfiance

Ressassée d'un quadrilleur para-

"Comment donc as-tu cette insolence,

Ne pas marcher au pas dans mes pas!"...

 

Ses "je veux" dégradés, mèches rebelles

Aux yeux du goupilleur de grenade,

Ce para-"chut la ferme et sois belle

Ou je fais rafaler ta façade"

 

Lui valurent un passage à tabac

D'amour propre au génie plantigrade,

Avant l'envol à la cloche de bois...

Dolly s'enfruit vers d'autres grenades

 

A la chair d'encre où nul besoin n'est

De prêcher la paix qui va de soi,

Un pays vermeil et sans collets,

Sans paravent pour idole en croix...

 

De Cocagne c'est sa poésie

Qu'elle envoie, son zeppelin délié

Pour l'amour vrai d'un Winnie en pluie

Tout crevé dans les cieux d'enfance remués...

Sa peluche un peu retrouvée, qui sait,

Au vent neuf d'un matin d'éternité.

 

edouard_divers22

 

amisNuit_122

 

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27/03/2009

SOLEIL AU MENU 1997

 
oeufauplattre

               I

Place au sel je suis

Presque neuf, hop-là!

Me faire aujourd'hui

Bouffer,  je veux pas...

 

Nul besoin demain

Pour joindre les bouts,

Du plein quotidien

D'argent qu'ont les fous...

 

Fous de la besogne,

Bourreaux sans griefs,

Cerveaux qui s'éborgnent

Aux compas des chefs...

 

Ils sont tous perdants,

Le coeur qui se vide,

Et, l'amorce aux dents,

Acceptent la bride...

 

Ils n'iront pas loin:

L'argent, c'est l'amorce;

Perdront en chemin

Ce qui fait la force

 

Du grand voyageur

Fou, sans maître à bord,

A qui ne font peur

L'amour et la mort...

 

Ils n'iront pas loin...

Sous un noir clocher,

Sangleront la main

De leur mal-aimée...

 

Sous-fifre à son tour

A tant dire "Amen"

Au lit comme au four,

A son faux mécène

 

Qui compense à plat

Les humiliations

Des boss au sang froid,

Par l'amour-frictions.

 

         

           II

 

Passez-moi plutôt

Le sel pour aller

Piquer à vau-l'eau,

Pique-niquer ma fée...

 

Fée de logiciel

Sachant se mouiller,

Qui déloge au ciel

Des ourses bien léchées...

 

Hors-catégorie

Au sans maître nage,

Libraire engloutie

En mes tristes pages...

 

Clitariste aussi

D'un rock incisif,

En flux d'énergie

Brisant les récifs...

 

Danseuse air canaille,

Samba Calypso;

Tremblent mes entrailles,

Tintent ses grelots...

 

Pêcheuse de perles

En apnée béate;

Sifflée par les merles,

Grivoise écarlate...

 

Timide à ses heures

En skaï et jarretelles;

Miss Terre à toute heure

Pour moi, gueux partiel...

 

Nous irons très loin,

Sans rapport de forces;

Loin devant les goin-

fres gobeurs d'amorce.

 

edouard_divers22

 

 

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25/03/2009

A EDDY

ed52
 

Toi l'homme aux airs lunaires,

Aux hiers d'improbables cratères,

Toi le scruteur de zéniths insondables,

Aux esprits Sahara, marchand de fables,

Souffleur de vers salutaires à ses heures,

Toi le précheur de bazar, on s'en bat l'beurre;

Toi le diablotin qui s'écorne pour un rien,

Incendiant Mers Mortes au gré des parchemins,

Taillant costards aux blaireaux de catalogue,

Toi le mélo-manne céleste en rêve, pas en vogue,

Qui tombe dans les "sans-coeur à l'ouvrage"

En pluie de fin mirage,

En pepsy mi-Cola mi-chologue,

Toi le Don Quichotte au cheval cabré

Qui bascule en arrière, en arriéré,

Au moindre couac, moindre bémol,

Toi Sagittaire aux flèches trempées dans le formol,

Dans le miel ou le fiel, c'est selon,

Toi l'ami des sirènes et des queues de poissons,

Dérapeur qui rappe son gruyère existentiel,

Toi qui fais tout un fromage, tout un bordel,

D'un after-chèvre cyclope unicorne,

Toi le raseur d'armures et de bornes,

Matamore éclopé dans le moral

A trop glisser sur des peaux d'banal...

Je te chiquitâte le sexe et le pouls:

Ils grimpent synchrones aux miens, quoi de plus fou,

Quoi de plus normal !

edouard_divers22

 

 

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18/03/2009

BOIRE LA VERITASSE

 
uzaertyu

 

Un tissu de vérités, ça ne s'invente pas...

Mais ça se paravente aux aquilons

D'âcres et vilains souffleurs d'effroi:

Crapauds-buses, aquilins Nérons...

C'est l'empire des baves et morves à galons.

 

Une massue de mensonges, ça ne s'évente pas...

Mais s'abat comme un bas morceau, con-fiente

Chiure de mouette rieuse à

Décrypter sans l'antenne qui glande

Sous l'emprise d'un viagra de contre-bande.

 

Une issue sans voix, ça ne se vante pas...

Mais ça se couvre en impair, manque et passe

Au tragic-strip d'un poker las

Du macadam aux caméliasses,

Conter salades à soi-même dans l'impasse.

 

Un cossu grand cru, ça ne s'éviante pas...

Sinon le palais va se délustrer;

Car l'eau dans le vin se fourvoie

Quand noblesse n'est pas mesurée

En édulcorps, mais pieds de vigne vraie.

 

edouard_divers22

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16/03/2009

A VULCANA

 
Sans titrecol

 

Strombolique et vésuvienne,

Méditarachnéenne,

Etnarc à flammèches et la

Coulée de bave en branle-bas-

Ventre insouciablement goinfre,

Clitoring my bell et couic,

Voici le camphre des nymphes

Qui s'épanche en italicks...

Puis ça clapote à l'anglaise,

Enfilade slow-rock où col

Déroulé je me balèze

En ton cul, m'extrapopole

Et tu files à toute allure

Un bon coton, tiges en bascule,

Et sans écran de sinécure,

Vers nuit d'enfer qui s'immacule

En pluie d'étoiles, tu maréchiales,

Fers en l'air, sans gêne et râles

En symbiose indégradable

Avec mes mots-valises, vocables

A poupées russes pour l'increvable

Jésus-fontaine, femme en croix,

Fervente au P'tit Sous-Bois

De Lit, coeur mirabelle

En diable tu te décibelles,

Sans queue ni tête aux baise-tout-droit,

Comme un néologisme à moi...

Faut l'câble !

 

Sans titreuuuuaaaa

 

 

 

edouard_divers22

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15/03/2009

AURORE

 
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Dans un nightclub aux sons fanés,

Bad girls et rock around the clock,

J'ai swingué pour tout balayer

De mes amours brisées, du toc...

 

Puis tangué sur une argentine

Invitation à la luxure,

La bière en émoussant mon spleen

Me disait: "barbe noire, assure!"...

 

Ecumant, j'avais l'oeil ancré

Au corsage en cuir échancré

Sanglant la gorge luxuriante

D'une Aurore, ombre rougissante...

 

Sa robe ondoyait lentement,

Et les bas résille, eux, filaient;

A l'annulaire un faux diamant

Au gré du laser scintillait...

 

A vrai dire elle avait l'air triste,

Egarée parmi de vieux paons;

Plus d'un s'ingéniaient sur la piste

A lui plaire et l'alcool aidant,

 

J'étais paré pour l'abordage

De la new-wave cuirassée

Contre les charmes d'un autre âge,

Aux pas de quatre chaloupés...

 

Bien sûr je n'étais qu'un ringard

Flibustier des coeurs au long cours,

Cherchant toujours la perle rare

Et sous ses fantasques atours,

 

J'ai découvert en cette fille

Un trésor de pudeur enfoui,

Vierge îlot sur le gouffre au clair

De ma lunaison solitaire.

 

Mon oeil glissait sur le platine

De ses longs cheveux satinés

Quand, l'esprit noir encre de Chine,

A ses mots bleus je fus glacé

 

Comme un papier de magazine

Où l'on s'aveugle des splendeurs

Qui nous feraient courber l'échine

A leurs caprices mais...pudeur!

 

Elle était froissée pour un rien,

Papier bible et peau de chagrin

Qu'en moi  j'ai vue se rétrécir

Au lent réveil de mon délire...

 

Car tout cela n'était qu'un rêve

Pieux de fleurette en fin d'automne;

Il est des soirs où les cieux lèvent

Un coin de voile et j'en frissonne...

 

Les soirs où je danse envoûté

Par Aurore, impalpable étoile,

Je remercie la muse en pieds

D'éclipser mes amours triviales...

 

Le temps d'une illusion trop sage

A mon goût mais quelle importance;

Elle agrémente mes naufrages

De vagues lueurs d'espérance...

 

Chiffonnée par mes idées noires,

Aurore imbibe son mouchoir

Quand, sur un amour qui s'échancre,

J'obsaigne et sue mon encre.

 

edouard_divers22

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09/03/2009

2 PENSEES PERSOS

 

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15:00 Écrit par EDOUARD dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |

05/03/2009

PANNE

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Sofia sans soucis,

Si souvent fati-

guée moi je pleurniche,

Et chienne elle s'en fiche...

Fichu coeur de chiffe

Molle à son corps dif-

férent des canons

De beauté, je fonds...

Je fonce à l'appel

Des bises à la pelle,

Pour m'oublier dans

Ses sables mouvants...

Vampire et meilleur

Qu'un diable j'aspire

Alors la candeur

Des joues cramoisies...

Zig-zag à deux doigts

Du noir isocèle,

Je caresse un bas-

ventre sous dentelles...

"T'es le roi" dit-elle

Entre deux frissons,

"J'ai froid limaçon,

Deviens ma chandelle!"...

Elle s'endort en pé-

tard mouillé sitôt

Fini mon ciné...

Bandomètre à zéro.

 
 

 

edouard_divers22

 

 

 

 

 

 

 

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