25/01/2009

FOUETTAGE DE GUEULE

 

Catho branché cu-pide,

A l'humour gras du bide;

Dindon concupiscent,

Hautain même en pissant...

 

Ton urine a la saveur

Des "bons mots" que tu sers

En hors-d'oeuvre et par coeur

Aux fast-foudres adultères...

 

Rougeaud chasseur au G

PS en tape-à-l'oeil,

Tu ne veux bien tirer

Ton coup que par orgueil...

 

Et tu bafoues Dyonisos

En fiestas de Mascarade,

Rituel entre deux négoces

Où tes effets sont aussi fades:

 

Complet gris sous chic imper,

Ethique à liasses de pick-

Pocket, en sous-Dagobert

Quand le bon ton l'indique,

 

Tu retournes froc et veste

Avant le lèche-orteil

Des maîtres qui te détestent

Pas tous fringués pareil..

 

Affichant dans tout lieu saint

Un souci des traditions

Que tu fais passer, crétin,

Pour modèle dévotion...

 

Frissonnant au son du glas

Quand le Soudan te laisse de glace,

Iceberg à l'abri des frimas,

Tu frimes un max pour sauver la face...

 

En vérité je te le dis: c'est seulement quand

un coeur cesse de battre, que le tien bat

enfin pour lui.

 

edouard_divers22

 

11:46 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook |

20/01/2009

HIPPOESIE

 
chevazlvoleat

 

Quand je m'étire en langueur

Au pays du mutin calme,

Quand mouchoir essuie mes fleurs

Vénénazes au vin-napalm,

 

Quand l'égo défunt pavane,

Prend son panard enchaîné

De lierres et de mains diaphanes,

Pour aujourd'huîtres pêcher...

 

J'entends l'amor me perler

En dialextase andalouse,

Mots qui rament avec beauté

Sur des boléros d'eau douce.

 

J'y retrouve alors celle qui

Déleste un peu ma nacelle

De ballon poulichinelle...

C'est l'envol d'hippoésie

 

Où s'exhalent de mes naseaux

Fumerolles hispano-rock,

Et se mélangent les pinceaux

De pâture à crins loufoques.

 

edouard_divers22

 

 

 

14:26 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

16/01/2009

MOI....................IOT

éolienneEOLE2gold2

 

Comme un carillon dans la brume,

Une eurythmie de mots-lumières,

Tu me démarres tôt hors l’enclume

De ma spleenbox, me dépoussières.

 

Comme un séisme de première

Classe, épaulettes en luxation,

Tu me désapprends les altières

Attitudes en précieux plongeon

 

Dans une onde aux bulles sifflantes,

Gazouillis d’amour-limonade,

Où le passé s’éjecte en fiente,

En éclats bullshit à l’air fade.

 

Je me réinvente à ta source

D’inspiration, me cornemuse

En cadences éoliennes, la bourse

Pleine aux astres qui vers toi fusent.

 

Je m’écosse au vent de nos larges

Espoirs et ma purée de poix

Se musicolore en fleurs barges

Entre deux mailodies sans voix.

edouard_divers22


13:03 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (14) |  Facebook |

15/01/2009

VA-ET-VIENT

 
clown25

 

J'étais le clou des soirées qui s'étalent,

M'extirpant sec pour ajourer vos nuits

De mise en bière et vous crever la dalle,

Dispenser la faim, la rage et l'envie.

 

Mais vos jours morts-nés des mots m'ont vidé,

Vermifugé comme un faux moribond

Au masque clinique en pitié mâchée

D'un César affranchi du rubicond.

 

Le pourpre de mes joues s'en est allé

Dans les vapeurs de gloriole éphémère;

Et je me vis statufié, compressé

Tel un césar donneur de sang polaire.

 

Pressé certes non, mais un zeste comme

"Bonjour", la lune, un manche, une baleine...

Un fier à bras raccourcis, rien qu'un homme

Au sang coulé dans le bonze en déveine.

 

Et tous ces longs vers dont je me déleste

Pour me délecter nu sans camisole,

Et ces barreaux bien frappés de dix pieds

Dans l'univers anesthésié m'isolent.

 

Pardon les amis, je hurle pardon;

Et Danaïde en vos déserts sans fonds

Je remets pour griser vos oraisons

Un pif rouge, des gants de contrefaçon.

 

edouard_divers22

 

 

 

 

10:41 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

13/01/2009

RIRES D'UN QUASI-MODESTE

 

Je me fends la gueule en raisonneur de cloches,

Quasi démodé pour les pigeons d'autres drames;

Les éclaboussant de mon bonheur sans cinoche,

Il est possible que dans leurs foyers ça crame...

 

Je me gausse en maître-queux des pâtées de choix,

Sans  m'ouvrir aux suppositoires de Satan;

J'ai des gousses d'ail et tant pis ça fait mal parfois

Dans le fondement sans vaseline du parler franc...

 

Je m'esclaffe en maître au plus profond de moi,

Sans trop m'ouv-rire aux angelots de consolation,

Jeunes esclaves en leur taverne d'amis babas;

Mon pognon c'est libre amour, pas leurs oignons...

 

Je me dilate en rature à dessein quand

J'entends parler de profil exigé par

Les négriers de tout poil qui n'ont que les dents

Blanches et c'est pourquoi de front je glande à part...

 

Et me déride à l'extra-ball de mon flipper,

"Shoot again boy", me dit l'éternel printemps;

Mais tirons le rideau sur le côté coureur,

Jardinons aux chandelles un cinquième élément.

edouard_divers22

 

 

13:30 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

04/01/2009

ELLE REVE

 
hhhhssstttttt

Elle rêve

 

D'un paradis déréglé, Sodome et Gomorrhe...

Aussi de nuit d'enfer où le tapage est d'or.

 

Nuit rafraîchie par une ondée qui réverbère

Le spectre de saints congédiés par Dieu le Père...

 

Car ils détrournèrent en dérision sa gloire,

Etérnelle est l'errance et clos le purgatoire.

 

Car au ciel montèrent bouquets de testostéroses,

Pour jouer la Cène en metteurs-magiciens d' "OSE",

 

Servir en calice un sang de vierge flétrie,

Et laper le nectar moins ultra jusqu'à la lie.

 

edouard_divers22

 

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ESPRIT DE FAMILLE

 

L'ongle Sam eut trois neveux:

Plume et Poil et puis Cheveu...

 

Plume avait l'art de monter

Sur ses grands chevaux sans selle,

Cheveu la peur de tomber

Dans la soupe aux vermicelles...

 

Quand Poil était bien peinard

Dans la main d'un chef de gare.

 

Plume un jour dit à Cheveu:

"Redresse-toi nom de Dieu,

Moi j'aurais plus fière allure

Au cul d'une oiselle impure...

C'est la peur d'être coiffé,

Mais tu ne peux y couper...

D'autres avant toi sont tombés

Dans ce tombe-eau qu'est l'évier!

 

Cheveu répondit: "Ma foi,

Aux grands vents comme aux grands froids

j'ai résisté, vois ma neige,

Alors pourquoi m'en ferais-je?"

 

Plume alors se fit sévère,

Dans les cages on ne rit guère:

"Tu sais Tif, les pellicules

N'ont rien de cristaux de glace,

Chétif au quotient de bulle,

Il vaut mieux que tu te casses!".

edouard_divers22

 

16:29 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |