13/10/2008

SOMMEIL REVANCHARD D'UN COCU

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Quand je me hors-la-l'ouate
En moutarde amorale,
Quand mon ampoule 20 watts
Devient feu de bengale,
 
Qu'en mes steppes à loupures
Un loup se dém(e)utisme...
Cantates au vide-ordures,
En ogre à barbarismes...
 
J'allume sous leurs faux airs
Candides un bal de nymphes,
Je bitume en faussaire
Un Renoir de fleurs goinfres...
 
Me be-bop-a-lu-lâche
La bride en étalong
Candélabre à la page
X des "onze mille croupions"*
 
Que je plume en peloton
D'exécution coquine...
Au plumard cornichon,
Je les guillotétine
 
Pour des chapeaux-mamelons
Sur les sans circonflexe
"I" du zIzI tout con,

Quand sonne l'heure des cornflakes

 

cornesdecocu

 

 

edouard_divers22

 

* oeuvre inédite personnelle, en clin d'oeil aux "11000

   Verges" d'Apollinaire

 

17:26 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

02/10/2008

ARROSEUSES ARROSEES

  

En ce temps-là, Goldom le chat naïf déambulait pattes nues, sauf quand on le prenait en flagrant délit de vol de croquettes: il était alors dans ses petits souliers.

Les souris malicieuses qui dansaient la sarabande même et surtout en sa présence, le taquinaient de leurs yeux de Minnie petite Soeur Sourire, et lui chantaient: "Dominique nique nique" en mimant des grenouilles de couvent.

Le chat, timoré comme un incontinent Persan sans son Pampers, n'avait nulle envie de se les farcir: les croquettes avaient ses faveurs gloutonnes; il en était même accro.

Un jour, les souris se liguèrent pour lui jouer un tour de cochonnes: elles planquèrent les croquettes dans la mare aux canards du jardin.

 Le chat, qui avait horreur des bains de pattes, déroba les bottes du cadet de la demeure, et, déjà en manque et renifleur hors-pair,se dirigea vers la mare afin d'en sauver la précieuse drogue douce.

C'est alors que les souris, fans de Renaud, lui chantèrent en choeur: "T'as des bottes mon pote elles me bottent".

Auparavant peu sûr de lui, Goldom gagna en assurance sous ces louanges dont l'ironie lui échappait, puis alla se mirer le minois dans la mare à la faveur d'une lune pleine et généreuse.

Les souris chantaient toujours, adaptant d'anciens succès en "tu es la lune de ma vie", "il y a le ciel, la lune et Goldom", "Au clair de Goldom",etc.

Tel un capiteux millésime passé au vitriol, ce pseudo-succès monta à la tête du minou devenu matou. A tel point qu'il en oublia les croquettes, et se lança hardi sur les petites souris pour les croquer avant qu'elles ne fassent tout un fromage, ou plutôt tout un gruyère de cette histoire abracadabrante.

 

edouard_divers22

 

 

 

  

 

20:41 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (20) |  Facebook |