27/06/2008

OISEAU PRECOCE

 

birdya

 

Les oiseaux qui parlottent

A tue-tête

Dans la corniche et bougeottent

Sous ma fenêtre

En ont des choses

A se raconter

Sans syntaxe et sans prose

Et sans souci de liberté

Y a rien à comprendre

Quoi de plus beau

Rien à croire rien à vendre

Au bazar des oiseaux

Comme un brou-haha dans les aigus

Qui me fait rire aux nues

De mon lit sans ciel

Et sans les anges à ficelles

Qui vont des kilomètres en saccharine

A la ronde ailée des comptines

Qu'on m'a gagazouillées

L'espoir en musette

Quand je n'étais

Qu'un bébé buse en fait *

 

edouard_divers22

  

 *  une buse en Belgique, c'est aussi un zéro

 

12:40 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook |

13/06/2008

A ZOUNAIRA

zounaïra

 

Zounaïra, redresse-toi, ne porte pas ton sentiment d'impuissance comme un fardeau, ne marche pas voûtée dans ta bourka, ne porte pas d'invisible croissant de croix.

Soigne tes rêves comme un espoir en fleur, arrose-le de ta subtile essence féminine, pour qu'en reflet jaillissent au désert des roses empourprées de vie.

Un jour peut-être, le Diable viendra les cueillir, et dans l'ivresse de leur parfum capiteux, s'écorchera la malice aux épines, et de ces écorchures coulera, sur ses membres inférieurs, le fiel comme de l'acide.

Alors ce nouveau cul-de-jatte se traînera par terre comme les serpents impuissants devant l'aigle royal, et toi, tu tailleras une jolie flûte dans la poésie des aquilons qui soufflent loin de la langue de bois, et tu lui diras, avant de jouer un air libre de tout: "Tu m'as mordue, tu m'as infusé ton venin..en vain, tu m'as lapidée, tu as voulu dilapider mon for intérieur en aveugles soumissions, tu m'as menée au bâton comme un stupide mouton, et bien danse maintenant, jusqu'à épuisement."

Et quand, couvert de sueur, il implorera ta clémence, tu ôteras ta bourka, et tu lui diras: "tiens, éponge-toi.".

edouard_divers22

 

 

 

11:57 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook |

01/06/2008

TEL UN ANGE

 

Tel un ange

Déchu du huitième ciel,

Un mélange

De pimensonges et miel,

 

Tu vendanges

L'usufruit de ma passion,

Puis tu manges

Les pépins, recraches un "non !"...

 

Je vidange

Mon effroi dans le nonsens...

Fleur d'orange,

Parfum de glace en puissance.

 

Pas étrange,

Le coeur a bien ses raisons,

Que je change

De fleur au gré des saisons.

 

Je m'épanche

Alors en serments de vigne,

Qui déclenchent

Un "faut rire !" entre les lignes.

 

Proses en lange

Délicates aux nouveaux nez,

Mes louanges

Ont le don d'être torchées.

 

SHITPOster1

 

edouard_divers22

 

 

 
  

11:50 Écrit par EDOUARD dans Général | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook |